Bonjour à tous !

J’ai envie de vous parler de mes prochaines vacances, sujet très réconfortant en cette période de rentrée. Je vais aller en Bretagne ! Pour ses paysages magnifiques, le beurre salé, et l’espoir de trouver sur une plage une bouteille contenant un message.

C’est ce qui est arrivé, cet été, au photographe Olivier Tisserand sur une plage du Finistère. Profitant du très agréable climat breton, le photographe est tombé sur une bouteille renfermant un texte. Le plus improbable dans cette histoire, c’est l’identité de l’expéditeur ! (Non ce n’est pas un extraterrestre.) Il s’agit d’un pêcheur de crabes des neiges qui vit au Canada. Le Canada ! La bouteille a parcouru 4000 kilomètres avant de trouver un destinataire !

Vous vous demandez surement quel est ce message : un appel à l’aide, une déclaration d’amour, une pétition pour une plus grande reconnaissance du métier de pêcheur de crabes des neiges ? Eh bien, on ne sait pas. Olivier Tisserand n’a rien révélé à la presse. Ce que nous savons en revanche, c’est que le pêcheur en question est un habitué du lancé de bouteilles à la mer. Plusieurs auraient déjà été retrouvées sur des plages espagnoles, portugaises et même aux Bahamas.

Vous comprenez pourquoi je souhaite aller en Bretagne… Avec un peu de chance, je vais tomber sur une de ces bouteilles. Promis, je vous dirai ce que j’ai trouvé dedans !

Souhaitez-moi bonne chance !

À très bientôt,

Matteo


Bonjour à tous !

Je ne sais pas si je vous ai déjà dit, j’ai une passion pour l’époque médiévale. Les châteaux forts, les chevaliers, les Vikings, les DRAGONS, tout ça m’enflamme. Donc quand j’ai vu un article avec une vieille enluminure, j’ai cliqué sans réfléchir et je me retrouve à écrire un article qui parle d’érotisme au Moyen Âge…

Oui, vous avez bien lu : É.R.O.T.I.S.M.E. ! Des historiens ont retrouvé un poème érotique datant du XIIIe siècle (vos ardeurs ne devraient pas s’affoler) s’intitulant Le Monologue du vagin [lien]. En lisant ça, j’ai immédiatement pensé à la pièce de théâtre de Eve Ensler au nom similaire (même si quelques siècles séparent les deux œuvres).

Dans ce poème, une jeune vierge se dispute avec sa vulve. La vulve est certaine que les hommes ne sont intéressés que par elle, tandis que la vierge pense qu’ils ne recherchent que sa beauté à elle ! Le désaccord est tellement grand que les deux décident de se séparer pour enfin prouver à l’autre qu’elle avait tort. Une histoire de tous les jours quoi… classique !

En tout cas, c’est une découverte assez importante puisqu’elle vient un peu chambouler les idées qu’on avait sur la sexualité à cette époque.

Pour en savoir plus sur le sujet, et pour bien préparer votre prochain débat avec une vulve, vous pouvez aller écouter un podcast de France Culture sur la sexualité populaire au Moyen Âge !

A bientôt,

Matteo


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Bonjour à tous !

Si vous avez l’occasion de vous rendre en Slovénie, allez acheter du lait !

Je m’explique : l’auteur Bostjan Gorenc-Pizama, extrêmement connu en Slovénie, a décidé de publier ses histoires pour enfants, non pas dans des livres, mais sur des packs de lait. Sur chaque pack deux contes illustrés sont imprimés : Perles Perdues et Le hoquet de lapin. N’est-ce pas merveilleux ? Terminé les petits déjeuners ennuyeux devant vos céréales !

L’idée est de ramener la lecture dans le quotidien des Slovènes et notamment dans celui des enfants. La Slovénie aurait en effet un taux d’alphabétisation plus faible que la moyenne des autres pays européens, ces packs de lait ont donc pour but d’inciter notamment les parents à faire la lecture à leurs enfants au moment du coucher.

Moins d’écrans : de la lecture ! Et en plus, le distributeur Spar, qui vend ces packs, reversera une partie des recettes de la vente du lait aux bibliothèques scolaires pour leur permettre d’acheter de nouveaux livres. Une bonne raison pour aller acheter son lait en Slovénie, non ?

Si vous voulez en savoir plus, c’est par ici !

À très vite !

Matteo


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Crédit : Xavier Marabout

Un des héros de mon enfance vient de refaire soudainement surface, là où je ne m’y attendais pas…

C’est Tintin, ce reporter émérite que j’ai suivi sur la Lune, au pays de l’or noir, chez les Soviets, et que je découvre aujourd’hui dans l’Amérique d’Edward Hopper ! Mais le plus incroyable ce ne sont pas tant les lieux mais les historiettes inédites que Xavier Marabout nous dévoile…

On retrouve dans ces scènes le regard voyeur de l’artiste américain puisqu’on peut voir Tintin aux côtés de pin-ups sulfureuses… Autant de tableaux que de clichés volés à la manière de paparazzi !

Le résultat est franchement réussi et nous montre une facette du journaliste restée jusque-là dans l’ombre ! On se plaît à imaginer sa vie au travers des petites scènes que nous livre le peintre français : un portrait intimiste et rempli de fantasmes que je vous encourage à découvrir vous aussi sur son site web en cliquant ici.

A très vite !

Matteo

Crédit : Xavier Marabout
Crédit : Xavier Marabout

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La semaine dernière, Penelope Bagieu a reçu un prix Eisner – un peu comme les Oscars de la BD ! – pour sa bande-dessinée Les Culottées. Enfin, pour être précis, pour l’édition américaine des Culottées !

Je suis très heureux, parce que c’est l’occasion pour moi de vous parler des deux tomes de cette superbe bande-dessinée.

A leur sortie, j’avais dévoré ces portraits de femmes aux destins hors du commun. Parmi ceux qui m’ont marqué, je pense à Nellie Bly, la pionnière du reportage qui a réalisé seule un tour du monde en 72 jours ; mais aussi à Hedy Lamarr, cette actrice hollywoodienne plus célèbre pour sa beauté que pour ses inventions, ou à l’impressionnante Phulan Devi, reine des bandits.

Et le prix Eisner pour récompenser le travail de Pénélope Bagieu, c’est la classe. Un vrai succès qui se manifeste par la traduction des deux albums en 17 langues.

Bref, vous l’aurez compris : si vous ne l’avez pas lu, lisez-le !

A bientôt,

Matteo

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Henry Wessel California, 1977 © Henry Wessel ; courtesy Pace/MacGill Gallery, New York.

Bonjour à tous !

Ce week-end j’étais à Paris et, pour essayer d’échapper à la chaleur des week-ends parisiens, j’ai fait comme beaucoup et me suis caché dans les musées… C’est ainsi que j’ai été saisi devant la brillante exposition A dark thread à la Maison européenne de la photographie.

Pour cette exposition, c’est le photographe Henry Wessel qui est à l’honneur. Sont exposées ses photos comme autant de pièces à conviction de polars – polars qui nourrissent sa sensibilité photographique. Ce que j’ai trouvé intéressant c’est tout l’imaginaire qui se déploie lorsque l’on regarde ses photos : scènes qui invitent le spectateur à imaginer ce qui a pu se produire ; à se faire enquêteur ou bien témoin voyeur de ce que l’on n’aurait jamais dû voir…

Henry Wessel avait même proposé à des écrivains d’écrire une nouvelle à partir de ses photos… Une belle idée de faire communiquer les deux médiums et de stimuler l’imagination…

L’exposition est jusqu’au 1er septembre et peut-être que certaines de ces photos feront couler de l’encre…

À très vite

Matteo

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Fresque de MC Baldassari

Salut à tous !

Vous avez peut-être déjà entendu parler de ce festival grenoblois qui a lieu tous les ans pendant le mois de juin : le Street Art Fest Grenoble-Alpes ! Et, en bon grenoblois qui se respecte, à la vue de la splendeur des quelques fresques qui décorent les rues et mon quotidien, je n’ai pas pu m’empêcher de vous en souffler quelques mots…

Cette année comme depuis quatre ans, c’est une trentaine d’artistes qui est venue égayer de grands pans de murs. Ces peintures sont non seulement très colorées mais en plus elles sont impressionnantes de par leur taille – assez colossales ! Je passe devant certaines tous les matins en me rendant au travail, et j’ai quelques fois une petite pensée pour mon vieil oncle qui reléguait dédaigneusement les graffitis à de vulgaires « gribouillis salissant les rues »… Ces fresques le démentent assez clairement je pense et méritent leur statut d’œuvres d’art !

Fresque de M4u

Ce que je trouve d’autant plus merveilleux c’est qu’il s’agit d’œuvres accessibles à tous (l’office de tourisme propose même des visites guidées : voici le lien des inscriptions, si cela vous tente lors d’un séjour grenoblois…), qui en plus nous suggèrent – plus que nous racontent – des histoires mystérieuses empreintes de magie. Et tout ça, au détour d’une rue…

À très vite !

Matteo

Fresque de Li-Hill

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Cette semaine, je passe ma plume à Juliette ! Nous l’accueillons pour une semaine, au bureau, et elle a eu envie de vous parler d’une pièce qu’elle est allée voir.
Et moi, je vous retrouve très bientôt !
Matteo

Théâtre du Ranelagh, mise en scène et adaptation de
Jean-Philippe Daguerre 

Je suis allée il y a peu de temps voir Dom Juan au théâtre du Ranelagh, à Paris, dans le cadre d’une sortie scolaire. Je le sais bien, une pièce de théâtre classique imposée par le lycée, ça ne sonne pas très vendeur. Cependant, j’ai été agréablement surprise par la mise en scène moderne et audacieuse de Jean-Philippe Daguerre, auteur de Adieu Monsieur Haffmann, pièce récompensée aux Molières l’année dernière.

L’action de la pièce évolue ici dans un univers circassien où se mélangent danse, musique et carnaval. Le metteur en scène a effectué plusieurs changements au niveau des personnages, supprimant les frères vengeurs de Elvire et transformant la figure paternelle de Dom Juan en une figure maternelle. Grâce à cette dernière modification, la scène finale où les trois femmes principales de la vie de Dom Juan (dont la mère) reviennent hanter ce dernier est phénoménale.

Le choix des costumes est intelligent et crée à la fin de la pièce un tableau éclatant de couleurs. La musique est placée judicieusement tout au long de la pièce afin de rythmer l’action sans pour autant la ralentir (on saluera au passage la performance des musiciens).

En résumé, cette mise en scène offre une nouvelle vision de la pièce, une vision un peu plus contemporaine et fraîche qui devient accessible à tous.

Pour ceux qui auraient envie d’aller voir la pièce, je vous laisse ici le lien du site : https://www.theatre-ranelagh.com/fr/saison-2018-2019/dom-juan

Juliette

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Bonjour à tous !

Hier soir, tandis que je parlais avec la petite sœur de ma copine des révisions du bac, j’ai réalisé que très peu d’autrices classiques étaient représentées dans les manuels scolaires. Certes, il y a bien Marguerite de Navarre, Madame de La Fayette ou encore Marguerite Duras… Mais finalement, plus on recule dans l’Histoire littéraire, moins elles sont nombreuses… Du moins, moins on en connaît…

Pourtant, en faisant quelques recherches (comme je sais si bien les faire), je suis tombé sur un article révélant que la plus ancienne voix de l’humanité serait en réalité une femme !

Alors j’ai effacé au Tipex L’épopée de Gilgamesh de mon cerveau, et j’y ai inscrit à la place le nom de Enheduanna, « princesse » de l’empire d’Akkad au 23ème siècle avant JC en Mésopotamie.

Son père, ayant renversé le roi en place, l’envoya dans la ville d’Ur afin d’y asseoir son pouvoir. Elle y devint la grande prêtresse de Nanna, divinité associée à la Lune. Cependant, elle est contrainte à l’exil lorsqu’elle est « détrônée » à son tour. C’est dans cet exil qu’elle écrivit des textes implorant la divinité, mais également le premier « Je » connu de l’Histoire de l’humanité ! La classe !

Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, voici le lien de l’article que j’ai lu (on y retrouve aussi les textes traduits en français). Sinon, vous pouvez aussi lire leur traduction officielle en anglais sur ce site.

À très vite !

Matteo

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Bonjour à tous !

Ce week-end, en me perdant dans les méandres du web (pour changer) je suis tombé sur un article présentant les habitudes de lectures à travers le monde. Et, curieux, je n’ai pu m’empêcher d’aller y jeter un coup d’œil…

Eh bien, j’ai été étonné d’apprendre qu’au sommet du palmarès se trouve l’Inde avec 10 h 42 min de lecture par habitant et par semaine ! La Thaïlande et la Chine suivent, tandis que la France ne se situe qu’à la 6ème place du classement avec une moyenne de 6 h 54 min par habitant et par semaine.

On apprend aussi dans cet article que le livre papier est encore très lu aux États-Unis ou encore que 7 des 8 livres de la série Harry Potter sont les livres les plus populaires en Australie !

Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, je vous invite à aller lire l’article en cliquant juste ici !

À très vite !

Matteo

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