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« Alors ça, c’est très, très joli » dixit ma voisine de lit. Je suis tombé sur ces illustrations de l’artiste Coréen Jungho Lee, et ma copine les a adorées. Jungho Lee intègre le livre dans l’univers du quotidien en dessinant d’abord les images à la main puis en leur appliquant un filtre rappelant la patte des artistes surréalistes les plus connus (son préféré, c’est Magritte). Il a même remporté le titre de Lauréat du concours World Illustration Award 2016. Plutôt prestigieux.

En passant, vous pouvez aller faire un tour sur la page des gagnants, ça a donné furieusement envie à ma copine d’attraper son crayon et de griffonner des petites choses !

Et ses jolies illustrations (celles-ci, pas les siennes), qu’elle trouve bourrées de poésie à n’en plus pouvoir et si douces à regarder, elle a envie de toutes les imprimer, de les encadrer et de les accrocher autour de notre lit. Elle pense que ça ferait de parfaits attrape-rêves… Je trouve ça… intéressant, mais je crois que je n’irais pas jusque-là ! Et vous, vous en pensez quoi ?

A demain,

Matteo

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Plus qu’un look, un art… Saviez-vous que la moustache et la barbe ont leurs concours ?

C’était la quatrième édition cette année, et elle prenait place à Nashville, Tennessee. Ils sont décidément imaginatifs et organisés ces Américains ! Le photographe Greg Anderson était sur place et son site regorge de photos très réussies de ce concours des plus fantastiques ‘staches et barbes. Certains y mettent clairement beaucoup de cœur.

On ne va pas revenir sur le phénomène de mode que représente les favoris, mais là, il faut reconnaître que l’art de cultiver son poil est porté à un tout autre niveau, limite accessoire de haute couture.

Culotté, unique, soigné à l’extrême. L’affaire devient un job à temps plein, voire un vice ! Et devrait inspirer des auteurs.

Tiens d’ailleurs, en parlant de poils, ma copine se demandait la dernière fois s’il était possible d’épiler la barbe masculine ? Et si oui, pourquoi ça ne se fait pas ? Alors qu’on doit – si on décide de le vouloir – jouer avec son rasoir tous les jours et que la plupart des hommes trouvent ça plutôt contraignant.

A votre avis, le fait qu’on ne s’épile pas, c’est pour un motif physique ou c’est plutôt social ?

A demain,

Matteo

Note 1 : Pas de malentendu, je ne me porte pas volontaire pour essayer l’épilation !

Note 2 : On avait publié une histoire de poils, sur Short. En voici le lien d’ailleurs : Un homme bien regardant de Paulbrandor.

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Les bibliothécaires aussi, ils ont des jeux qu’ils pensent olympiques ! Et c’est tout nouveau tout beau puisque la première édition de ces Olympiades spéciales a été organisée en juin 2016 dans l’Ohio. Ce sont deux étudiants de l’université de Dayton qui ont eu la bonne idée, et ils pensent qu’il est essentiel de faire perdurer, et de diffuser ces jeux parce qu’ils contribuent à améliorer le lien entre le public et la bibliothèque (et donc la culture !).

Au programme : empilage d’ouvrages académiques, lancer de revues, concours de vitesse de rangement, course en chariot, concours d’équilibre avec un gros tome perché sur la tête…

Du bon, du sérieux et du quand même rigolo.

Pas mal comme idée non ? Peut-être même plus divertissant que certaines disciplines des JO !

A demain,

Matteo

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Tiens, tiens, Emily Brontë aurait-elle encore des secrets ? Il paraît… Et c’est pas moi, c’est sa biographe, Claire Harman, qui le dit.

Selon elle, l’analyse des témoignages des membres de la famille d’Emily et l’analyse de son écriture mènent à une conclusion assez inattendue : l’auteur du classique des classiques, Les Hauts de Hurlevent, aurait été atteinte du syndrome d’Asperger…

Colères folles, incompréhension face au jeu social, refus de quitter la maison, malaise en public… « Contenir Emily, protéger Emily, ne pas inquiéter Emily faisaient partie des préoccupations de l’ensemble du foyer », déclare Harman. Ajoutant à ces éléments cet incroyable talent à créer des univers troublants, fascinants et très forts, la biographe estime qu’il y aurait de bonnes chances qu’Emily ait effectivement été atteinte de ce syndrome très impactant sur la vie sociale des gens. Une personnalité hors du commun, donc, dotée d’un génie créateur et, d’une certaine manière, d’une liberté créatrice totale…

A demain,

Matteo

Note : les 3 sœurs Brontë ont posé pour la photo… Pas un sex appeal phénoménal et d’ailleurs, à votre avis, qui est qui ?

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Les bénéfices thérapeutiques de la lecture ne sont plus à prouver : les grands lecteurs sont réputés être plus sensibles, plus empathiques, davantage capables d’analyser les sentiments des autres et de se mettre à leur place. Ils ne sont pas parfaits… mais ils devraient l’être !

Pas très étonnant alors, mais cependant très réjouissant, que les policiers de Londres aient choisi d’étendre le pouvoir des livres à leurs gardés à vue ! Je n’ai pas trouvé de date précise concernant le début de cette initiative. On sait en revanche que c’est un policier volontaire de Londres qui a introduit le projet dans les commissariats. En partenariat avec une association de bienfaisance, Give A Book, qui distribue des livres aux écoles et aux prisons, les policiers sont parvenus à offrir aux prisonniers un joli choix de lectures, et en plusieurs langues.

Pour l’info, la lecture en prison en Grande-Bretagne a été grandement freinée par une limitation légale, datant de 2013 et visant à réduire fortement l’entrée des livres en prison, par peur qu’elle ne s’accompagne de trafics de produits illicites. Cette mesure avait incité de très nombreux et fameux écrivains (Salman Rushdie, Ian McEwan, Philip Pullman, Irvin Welsh, etc.) à rédiger une belle lettre ouverte pour combattre cette interdiction. Dans cette lettre, cette citation : « les livres représentent une bouée de sauvetage derrière les barreaux, une manière de nourrir l’esprit et de remplir les nombreuses heures que les détenus passent enfermés dans leur cellule ».

La curatrice de l’association Give A Book a bien l’air de partager cet avis puisqu’elle affirme que « la lecture peut ouvrir une porte et aider à transformer la vie des gens ».

On a du mal à ne pas être d’accord avec elle, non ?  

A demain,

Matteo

Note : vous avez peut-être reconnu l’image extraite du film Les Evadés (Shawshank Redemption, pour ceux qui pratiquent la VO) !

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Derrière chaque cliché mythique, c’est-à-dire inscrit dans presque toutes nos rétines, il y a un contexte, un décor, un photographe. Et parfois des conséquences dramatiques, ou au contraire inespérées (mais c’est plus rare). Je suis tombé sur cette série d’articles très intéressants publiée par le Nouvel Obs, et j’ai eu très envie de vous la montrer. L’idée des rédacteurs a été de revenir sur des clichés mondialement connus, souvent rattachés à des événements historiques et d’en raconter les coulisses.

J’en connaissais déjà la plupart, très, très largement diffusés par la presse, les médias, et même parfois les manuels scolaires. Tiens, justement, la photo de la mère migrante de la Grande Dépression, je la connaissais car elle illustre mon édition du best-seller de Steinbeck, Les raisins de la colère, je connaissais son contexte, mais moins l’histoire personnelle de la dame en question…

Dans la plupart des cas, je confesse que j’ignorais le pourquoi du comment de la photo, l’histoire personnelle de ceux qui y figurent et ce qu’ils sont devenus.

Celle des athlètes des JO de 1968 et de leurs gants noirs, levés pour dénoncer l’oppression de la communauté afro-américaine des Etats-Unis, par exemple. Ou celle de Kathrine Switzer, première femme à participer officiellement à un marathon.

Je vous conseille donc de parcourir les articles de la série (tous disponibles en bas du lien), on y remet en perspective ce que l’on croyait voir. Et ça ne fait jamais de mal, même si ce n’est pas toujours littéraire !

A demain,

Matteo

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Salut à tous !

L’équipe de Short Edition, qui s’était réunie avant Noël pour fêter Noël et la fin de l’année, vous a souhaité un joyeux Noël sur notre page Facebook… et vous souhaite maintenant, ici, une bonne fin d’année !

J’ai donc aujourd’hui ce privilège incroyable d’être son porte-voix officiel pour vous présenter des vœux 2017 de shortitude heureuse. A tous nos lecteurs (les non abonnés et les abonnés), aux membres du Comité éditorial et à tous nos auteurs bien aimés…

Que 2017 soit un joli cru.

2016 nous a apporté la si agréable surprise que fut l’accueil de star accordé à notre Distributeur d’histoires courtes. Cet accueil inattendu nous permet ainsi de faire connaître et lire certaines des histoires courtes de nos auteurs, en France et même loin, très loin… Et de porter haut notre modèle d’éditeur communautaire.

Qui l’aurait crû ?

Alors, continuons à rêver grand… !

A l’année prochaine,

Matteo

 

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Le 7ème Championnat du monde de cache-cache a eu lieu en septembre dernier en Italie. Avec pour la première fois en 2016, une équipe non italienne – ce qui est tout de même important pour une compétition mondiale -, qui était française… Qui a triomphé des 63 autres équipes et de leurs 315 cachottiers !

Il s’est déroulé dans le village fantôme des Alpes italiennes, Consonno.

Pour l’histoire, Consonno avait été construit en 1968 et avait pour ambition de faire pâlir Las Vegas. Un promoteur à la fois imaginatif et ambitieux désirait en faire un haut lieu de la fête et du divertissement. Déserté depuis 1976, le lieu regorge de cachettes et possède un petit côté surnaturel qui ne déplaira pas aux amateurs de cache-cache…

Sur un terrain de jeu de 25 000 m², les organisateurs ont disposé des cachettes en tous genres et les participants devaient essayer d’atteindre un ballon central sans être vus… C’est finalement du cache-cache en mode 1-2-3 soleil ! Pour 25 € (par joueur) qui permettent de jouer et de dormir au camping du coin, on peut y participer en équipe de 5.

Plutôt rigolo, non ? Il y aurait peut-être même matière, vu le décor et le contexte, à en faire une bonne nouvelle… A moins qu’on leur conseille des lieux d’auteur comme la Barcelone de Zafon, le Poudlard de Rowling ou le fort Bastiani (du Désert des Tartares) de Buzzati !

A demain,

Matteo

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Pour fêter leurs 45 ans d’existence, les Monsieur et les Madame de Roger Hargreaves ont pris un coup de jeune (ou pas)… et surtout un coup de mode. Adam Hargreaves – qui est lui aussi le fils de Roger – a repris le flambeau au décès de son père et en a profité pour offrir aux personnages déjà existants une nouvelle identité…

Monsieur Chatouille est devenu Monsieur Hipster et Madame Farceuse une Madame Candidate de télé-réalité…

Je vous avoue que mon petit cœur d’enfant s’est un peu brisé.

C’était si charmant, cette simplicité un peu rétro…

D’autant plus qu’en dehors de la re-masterisation des personnages déjà existants, la galerie des nouveaux Monsieur/Madame laisse un peu à désirer… Monsieur Parfait, Monsieur Aventures, ça peut aller. Mais contre une Madame Fabuleuse (toujours bien habillée) et une Madame Paillettes (obsédée par tout ce qui brille), ça passe un peu moins bien.

Dommage, comme le soulignent certains fans sur les réseaux sociaux, qu’Adam Hargreaves n’en ait pas profité pour rendre ses Madame un peu moins superficielles. Et ses Monsieur un peu moins parfaits, en comparaison. Voilà qui aurait fait beaucoup plus moderne ! A proximité de Noël, on est prié de continuer à rêver.

A demain,

Matteo

PS : pour le post précédent, la réponse à la question posée est : la télé en non-stop jusqu’à la sortie…

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Grosse, grosse trouvaille : il existe un Monopoly sur les livres ! Il s’appelle le Bookopoly, les cases y sont des œuvres célèbres (les moins chères des livres « basiques », et le plus cher Gatsby le Magnifique), les maisons sont des librairies, les hôtels deviennent des bibliothèques, et le gagnant de la partie a le privilège d’être Directeur du Club du Livre. C’est pas énorme ?

Seul(s) bémol(s) et de taille : on ne peut l’acheter qu’à des revendeurs sur Amazon, moyennant au moins 230 euros, et il n’existe qu’en version anglaise… quand il n’est pas en rupture de stock !

Sachez cependant qu’avec un peu de patience et de talent pour les travaux manuels, il est parfaitement possible grâce à la magie d’internet et de Photoshop de se fabriquer soi-même n’importe quelle version du Monopoly… Je me suis déjà fait un Monopoly de la mythologie grecque. Idée à décliner si le budget est trop short ! Très emballée par l’idée de nous bricoler un Bookopoly et d’y mettre tous nos livres préférés, ma copine s’est déjà fait un devis mental en septembre… Et j’espère que je vais le trouver, dans le salon, emballé, à mon intention, dimanche matin !

Ah, et je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’on est contraint de passer par la case Prison… La réponse dans 48 h !

A après-demain donc,

Mattéo

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