Les œuvres lauréates du Palmarès Printemps 2017 viennent d’être désignées, par le vote des lecteurs et par l’équipe éditoriale de Short Edition – sur la base des avis du Comité éditorial !
Vous pourrez les savourer à nouveau dans SHORT 20, le recueil papier qui sortira dans quelques semaines…

Félicitations à tous !

Et à très vite…

Matteo

L’intelligence artificielle ne cesse de nous surprendre… Impossible de ne pas vous parler de ma dernière découverte dans ce domaine !

La petite vidéo juste en-dessous, c’est le nouveau hit de Flowmachines, le bébé de Sony. Eh oui, nous tenons là la première chanson de pop composée par une intelligence artificielle ! Incroyable, non ?

Daddy’s Car a été composée par le logiciel après une écoute attentive de 13 000 partitions de type différents (après s’être forgé une culture musicale, donc). Ensuite, le musicien Benoît Carré n’a eu qu’à établir un cahier des charges (durée du morceau, style de musique…) pour obtenir ce titre composé façon Beatles. Et Sony annonce que nous aurons droit à tout un album !

Pas mal, pour un robot ! De là à dire qu’il pourrait être disque d’or… il pourrait lui manquer un soupçon d’originalité créative.

Alors, prêts à écouter, tout préjugé mis de côté ? 🙂

A demain,

Mattéo

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Michelle Nkamankeng est la plus jeune écrivaine d’Afrique : du haut de ses sept ans, elle a carrément écrit un roman ! Waiting for the waves (pas encore en français mais dispo en anglais), parle d’affronter ses propres peurs et de se dépasser soi-même.

Le personnage, une petite fille joliment nommée Titi, a peur des vagues, et c’est grâce à ses proches et à une bonne dose de courage (et sans doute de maturité), qu’elle parviendra à surmonter ses craintes et à embrasser la beauté de la nature.

Un programme plutôt riche, surtout pour une auteure aussi jeune ! Comme c’est toute une tétralogie qui est prévue (publiée sur les quatre prochaines années), je me demande si ça pourra aussi aider à surmonter l’aquaphobie…

En tout cas, c’est plutôt fou cette maturité, non ?

(et si, comme ma copine, vous êtes très réseaux sociaux, vous pouvez faire le plein d’ondes positives sur sa page Facebook… – ça pourrait vous aider à me pardonner de vous avoir un peu abandonné… mais je me suis fait taper sur les doigts, ça ne recommencera pas !)

Waiting for the Waves, Michelle Nkamankeng, LANSM Publishing, 91 pages, $8,95.

A demain,

Mattéo

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Alors ça, c’est excellent ! Joseph Herscher est clairement l’incarnation vivante de Wallace, le Wallace de Gromit, pas le Wallace/Mel Gibson de Braveheart… Ce petit génie de la mécanique, d’origine néozélandaise, invente des machines à réactions en chaine complètement folles, loufoques, déjantées, et j’en passe des synonymes !
Vous vous souvenez de la machine de réveil de Wallace ? Eh bien, on n’en est pas loin. En fait, on en est même encore plus loin, puisque l’une de celles de Herscher sert à… casser les œufs de Pâques ! Et une autre à éplucher des oignons et à coller des timbres dans la foulée.

Bref, je ne vous en dis pas plus. Je vous encourage plutôt à vous régaler avec ses inventions tout à fait barrées, et même à garder un œil sur sa chaine Youtube pour plus de régalades.

Et pourquoi pas, en passant, vous ne réfléchiriez pas au type de machine folle que vous aimeriez avoir chez vous ? Moi, je ne serai pas contre un dispositif qui me sèche/me coiffe/me parfume en une minute en sortant du bain. Mais pas de machine à tourner les pages de son livre, je préfère continuer à m’en occuper !

A demain,

Matteo
 
Note spéciale en forme de mot d’absence : Désolé de ce long silence, j’étais parti en vacances avec les clés du blog…

The Page Turner by Joseph Herscher from Matt Owen on Vimeo.

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Veni, vidi, vici, encore, ça va… Tu quoque fili, passe encore… Mais n’ayant pas pris l’option latin au collège/lycée, j’avoue que pour le reste, je suis un peu largué. Et Astérix me va très bien pour les sessions de rattrapage.

J’ai en effet découvert avec plaisir – sous le sapin et dans ma chaussure – ce petit opus d’Astérix, qui n’en est pas vraiment un mais qui explique la signification et l’origine des locutions latines les plus connues.

Les bandes-dessinées d’Uderzo et Goscinny en regorgent, et je me souviens que, petit, je me renseignais souvent sur leur traduction et leur origine. Je crois que je préférais in vino veritas ! Comme on apprend toujours mieux en s’amusant, je propose de boire en apprenant…

Cogito, ergo sum, en somme. En tout cas, je compte sur les pouvoirs comiques de César pour faire rentrer quelques notions de latin dans ma cervelle de bloggeur !
Et ne m’en voulez donc pas si je ponctue, dans les prochaines semaines, mes billets de quelques citations un peu pompeuses…

A demain,

Matteo

> Astérix, Les citations latines expliquées de A à Z, Editions du Chêne, octobre 2016, 160 pages, 14,90 €

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Je suis d’humeur jeunesse ces temps-ci. Voilà une nouvelle trouvaille : un site qui vous propose de faire écrire vos enfants… ou vos petites soeurs. En utilisant le mécanisme de la correspondance. On part d’un cadre (un royaume, un personnage et quelques lettres qui appellent des réponses) et l’enfant donne ses instructions (puisqu’il est reine ou roi), explique peut-être aussi ses décisions… et en marchant doit construire une histoire avec les (1 à 12 réponses) qu’il recevra par courrier. Pas mal, comme idée. C’est pas donné (de 15 à 120 €), mais ça peut valoir le coup d’essayer : le risque de se prendre au jeu est réel.

Comme je n’ai pas essayé, qu’il est difficile d’évaluer le degré de personnalisation du gars de l’autre côté de la boîte aux lettres qui va répondre, je ne peux pas vous en dire +…

Vous avez un avis ?

A demain,

Matteo

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Des leçons danoises d'empathie

Les pays nordiques ont l’habitude de faire les choses différemment. Et sur certains points, eh bien je trouve qu’ils font mieux… et qu’ils ont raison d’essayer des trucs nouveaux ! Un peu comme à Baltimore, finalement… dont je vous ai parlé dans mon dernier post.

J’ai appris il y a peu de temps qu’à l’école au Danemark, les élèves de 6 à 16 ans suivent une heure obligatoire de cours par semaine à propos… de l’empathie !

Durant cette heure de cours, la classe doit coopérer pour résoudre des problèmes fictifs (parce que très réels pour énormément d’enfants) tels que la solitude, le harcèlement scolaire, la brutalité… Le groupe doit parvenir à se mettre du mieux possible à la place de l’autre afin de comprendre ses sentiments et à réagir dans son intérêt. Une idée qu’on devrait peut-être creuser en France lorsque l’on voit à quel point le harcèlement scolaire peut faire des ravages… Avec peut-être, un peu d’écriture !

Quoi qu’il en soit, les professeurs danois estiment que ces cours œuvrent dans l’intérêt de tous, puisqu’ils préparent aussi de futurs citoyens, qui seront confrontés aux émotions des autres tout au long de leur vie. Leur apprendre l’empathie, c’est leur apprendre à vivre ensemble…

Très complémentaire de la lecture, finalement !

A demain,

Matteo

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Bannir les heures de colle 2

Etonnant mais séduisant ! A l’école américaine W. Coleman, à Baltimore, les heures de colle ont disparu au profit de la méditation… Plutôt que de parquer les élèves difficiles dans une salle tristounette et de leur imposer des lignes, l’école a choisi de construire une « mindful moment room » une sorte d’endroit de repos pour l’esprit.

Ainsi, les jeunes élèves (puisque c’est une école primaire) auxquels on aurait en principe collé une colle ou une punition passent un moment dans cette salle et pratiquent la méditation, découvrent des exercices pour améliorer leur respiration et sont bien sûr encouragés à dialoguer avec le professeur à propos des problèmes qu’ils rencontrent.

La technique semble marcher puisque depuis deux ans qu’elle l’applique, l’école n’a eu à procéder à aucun renvoi d’élève (l’histoire ne dit pas à quel point ces renvois étaient fréquents avant).

Je veux bien croire qu’il s’agisse d’une méthode pédagogique bien plus efficace que la punition. De plus, même si j’avoue ne pas être très versé dans la méditation, je connais les bienfaits pour le dessin ou la chanson des exercices de respiration. Il me semble donc assez évident qu’ils doivent être utiles pour apprendre à contrôler sa colère et ses réactions. Et peut-être même pour se préparer à l’écriture !

On m’avait dit un jour qu’un excellent exercice consiste à s’efforcer de détendre chaque partie de son corps avant de s’endormir. J’ai tenté le coup plusieurs fois. C’est très très difficile mais très agréable aussi ! Vous avez déjà essayé ce genre de choses ? Avant de dormir…  de lire ou d’écrire ?

A demain,

Matteo

Bannir les heures de colle 3

Bannir les heures de colle 4

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271 - un pigeon lettré UNE

Quand j’entends les pigeons voler au-dessus de ma tête ou quand je me pose sur une terrasse ombragée, je me voûte, je rentre les épaules et je croise les doigts. Souvenir, peut-être d’un jour de lycée où un pigeon s’était montré très précis me contraignant à passer la journée avec de la fiente dans les cheveux.

Mais ils pourraient bien remonter dans mon estime, ces petits bestiaux. Grâce à une équipe de chercheurs américains qui se sont penchés sur leurs cerveaux pas trop mal fichus et qui ont fait une découverte assez ahurissante : les pigeons peuvent apprendre à lire !

Je ne reproduirai pas ici leur méthode d’apprentissage parce que c’est trop compliqué pour moi. Mais il en ressort que leurs pigeons les plus prometteurs ont été capables, après beaucoup d’exercices sur une période de huit mois, de faire la différence entre des suites de quatre lettres sans signification et des suites de lettres formant des mots réels ! Certains pigeons ont même été capables de garder en mémoire jusqu’à 58 mots.

Les chercheurs le précisent bien : le pigeon n’apprend pas à lire, tant pis, mais certains de leurs pigeons sur-entraînés sont en fait parvenus à identifier les mots comme des schémas, des visuels, et à les enregistrer dans leur mémoire. C’est un peu la méthode globale réinventée par le pigeon, finalement !

On pourrait leur apprendre à viser ailleurs, alors !

A demain,

Matteo

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Mode d'emploi à l'usage de ceux qui veulent tuer le débat UNE

« Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ». C’est la loi de Godwin, énoncée en 1990 par ce bon Mike pour Usenet* et étendue depuis avec succès à Internet. D’abord conçue pour les dialogues en ligne (commentaires, chat, etc.), on remarque qu’elle s’applique aussi au face-à-face.

Le principe est très simple : pas mal de gens qui finissent par être à court d’arguments dans un débat font une analogie douteuse entre l’opinion de leurs opposants et le nazisme.

Face à cette comparaison, l’opposant ne peut plus débattre, puisque rien ne peut justifier le nazisme.

Pensez-y la prochaine fois que vous participez à un débat houleux qui traine en longueur ! Pour ma part, je l’ai déjà constaté et ça m’a fait rire en douce.

En dehors de la loi de Godwin, il existe une foultitude de techniques pour tuer le débat et contourner son adversaire sans pour autant avoir le moindre argument valable.

Pour les connaître, je vous conseille de consulter la page Moisissures argumentatives du site CorteX, qui est une véritable perle : c’est très drôle et pas si caricatural ! Le « faux dilemme » par exemple consiste à réduire le débat à deux choix possibles dont l’un est impossible à assumer, pour forcer son adversaire soit au ralliement, soit au ridicule . Ecoutez les débats en politique, vous en entendrez souvent de vrais faux dilemmes !

Je vous invite donc à débattre de n’importe quel sujet en utilisant uniquement et seulement des moisissures argumentatives, vous verrez ce n’est tout de suite facile de faire preuve de mauvaise foi, mais ça vient vite…

A demain,

Matteo

* – Pour ceux que ça démange de ne pas comprendre un terme et qui – comme moi – ne sont pas spécialistes, Usenet est un système en réseau de forums crée en 1979 sous environnement Unix. 

** – La photo d’illustration est extraite de la série Park And Recreations, de l’épisode 20 de la saison 4, intitulé The Debate

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