A vos yeux, ceux qui cornent les pages sont des psychopathes et les lecteurs qui écrivent dans la marge, des fous furieux ? Alors vous allez peut-être vous reconnaître dans ce post…

Saviez-vous qu’au Moyen-Age, pour éviter le vol ou le vandalisme de leurs précieux manuscrits, les moines avaient recours… à des sortilèges et des malédictions ?

Les livres contenaient un avertissement du type « toi qui t’apprête à commettre un terrible méfait, sache que tu brûleras pour l’éternité et que des rats enragés te dévoreront les entrailles si tu dérobes cet ouvrage ». Un truc dans ce goût-là. Et puisque, à l’époque, les gens étaient extrêmement superstitieux et que les représentants de la religion avaient un réel ascendant sur le peuple, je ne doute pas que les malédictions avaient un effet assez dissuasif…

En même temps, créer un livre était follement chronophage : écriture, enluminures, reliure… A tel point que les sortilèges ne menaçaient pas seulement le potentiel voleur, mais même celui qui n’en prenait pas assez soin et abîmait le trésor !

Je vous avoue que je suis complètement le genre de type à corner les pages, à forcer la tranche à se détendre ou à écraser les moustiques avec la couverture. Ce qui rend ma copine dingue d’ailleurs, puisqu’elle vient de décider qu’on devait faire une bibliothèque séparée… tant que ce n’est pas la chambre, je survivrai !

Bonne journée !

Mattéo


Un petit tour du monde des expressions, ça vous tente ?

Grâce à l’Américain Paul Blow, on découvre en image quelques-unes des expressions les plus farfelues des quatre coins du monde.

Celle qui ressort de l’hexagone c’est, évidemment, quand les poules auront des dents. On ne peut le nier, on a tellement entendu cette expression sortie de nulle part, qu’on ne pense même plus à son sens premier (et dont je vous défie, d’ailleurs, de trouver l’origine) !

J’ai une grosse préférence pour Surfer sur un sandwich aux crevettes, autant pour l’illustration magique que pour sa signification !
Et vous, il y en a une qui vous séduit ?

(Arabe) Rompre le jeûne avec un oignon : obtenir moins que ce que l’on espérait

(Italien) Tous les donuts n’ont pas de trou en leur milieu : on n’obtient pas toujours ce que l’on veut

(Norvégien) Avaler des chameaux : renoncer, laisser tomber

(Islandais) Le raisin à la fin du sandwich : une surprise inattendue (mais n’est-ce pas toujours le cas ?) à la fin de quelque chose

(Suédois) Surfer sur un sandwich aux crevettes : avoir une vie facile. Se la couler douce !

(Allemand) Attacher un ours à quelqu’un : mettre quelqu’un dans le doute

(Japonais) J’en ai les joues qui tombent : cette nourriture est délicieuse

A bientôt,

Mattéo

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Aujourd’hui, on dit merci à Su Blackwell pour cette pause poésie : c’est un vrai travail d’orfèvre que cette mise en abîme du livre et de l’histoire qu’il raconte.

Certes, des travaux comme les siens – des sculptures de pages –, on en a déjà vu. Mais ici, la sculpture raconte l’histoire du livre. Et la redondance ne doit pas nous empêcher de faire un petit arrêt sur image, pour apprécier un travail si bien exécuté…

En bonus, Su Blackwell vous propose même, sur son site, d’acheter certaines de ses œuvres (moyennant une petite somme, évidemment, mais ça peut être une piste de réflexion pour un cadeau très spécifique, pour une personne spécifique… comme me l’a subtilement suggéré ma copine).
Voici déjà un aperçu de son talent, titres à l’appui !

Le Maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry

Matilda, Roald Dahl

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

(et vous aurez bien sûr reconnu L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson en haut de l’article… !)

A très vite,

Mattéo

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Allez, au nom de la science, et avant ce week-end de 3 jours qu’on attendait tous, je vous propose un instant de relaxation ultime !

C’est pas moi qui le dit, c’est le Mindlab International. Pour faire l’étude, ils ont sélectionné un panel de femmes, exposées en labo à des situations de stress (charmant !) tout en leur faisant écouter une playlist variée, composée de morceaux supposés être relaxants.
Je sais, là, vous vous demandez encore « pourquoi seulement des femmes » ?
Eh bien, je n’ai pas la réponse… mais en revanche, je peux vous dire que c’est en étudiant les battements de leur cœur, leur pression sanguine, leur respiration et leur activité cérébrale, que les chercheurs ont déterminé quelle chanson avait l’effet le plus relaxant.

Verdict, la palme du summum du zen revient à Weightless de Marconi Union. Je l’ai écoutée attentivement (les 8 minutes en entier, parce que je suis très bon élève). Bon, remarquez, j’étais déjà pas mal détendu. Je venais de manger un excellent parmentier de canard et de finir un café tout chaud. Et il pleut dehors. Excellent combo. Je ne saurais donc dire si la chanson m’a relaxé davantage ou non. En tout cas, je peux affirmer qu’elle ne m’a pas tendu.

Et vous, à l’écoute, sentez-vous se détendre chaque muscle de votre corps et glisser vers la plénitude vos pensées fatiguées ?

Bon week-end !

Mattéo

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Attention, le site génial que je vous présente aujourd’hui présente de sérieux risques pour votre productivité.

Il s’agit de Paristique : sous la forme d’une carte de Paris, ce site recense l’origine du nom de toutes les rues de la Capitale…
C’est complètement fascinant parce que, bien sûr, on ne choisit pas le nom des voies publiques en le tirant d’un chapeau. Chaque plaque a une histoire qui lui est propre… et parfois assez pragmatique : la rue du Baigneur par la présence des bains, la rue Des Moines grâce aux Moines de Saint-Denis… Et souvent, on le constate, le nom des voies est directement hérité de leur constructeur ou de celui qui en possédait les immeubles. Une autre façon d’inscrire son nom dans la postérité !

Je vous souhaite une belle balade virtuelle, aux détours de clics sur les ronds et de lecture des petits billets.
Un gouffre de glanditude, je vous l’accorde. Mais c’est au nom de la culture, alors on ne va pas faire la fine bouche !

A plus tard !

Matteo

(pour ceux qui avaient joué aux devinettes typographies sans en déchiffrer les réponses, vous pouvez maintenant les découvrir ici !)

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Captivé et (forcément) déçu, je viens de découvrir une installation de fin 2016 au Museum of Digital Arts à Zurich que j’aurais adoré essayer…
J’aurais même pu emmener ma copine en virée romantique, et on aurait fait de la balançoire sur la Lune, devant les anneaux de Saturne ou même au pied de la plus grande cascade du monde !

Je vous laisse découvrir, en vidéo, Starfield, cette invention issue des cerveaux du collectif français Lab212 et qui simule donc une session de balançoire devant des décors fantasmagoriques.
Branchez une Microsoft Connect, et le décor s’adapte aux mouvements : à partir de l’angle de la trajectoire, le champ d’étoiles change en temps réel et donne cette impression de mouvement.

C’est charmant, captivant, vous ne trouvez pas ?

A la prochaine !
(je teste de nouvelles formules d’adieux, plus crédibles… !)

Matteo

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Ça faisait longtemps depuis les dernières petites devinettes ! Alors, pour vous, j’ai plongé dans les méandres d’Internet, et entre deux photos de chats, j’ai trouvé de quoi nous creuser la tête…

Les designers Levan Patsinashvili et David Babiashvili ont donc produit ces petites étiquettes que je vous propose : chaque date est mise en forme en fonction de l’évènement qu’elle relate.

C’est ingénieux, et on apprécie ce jeu avec la typographie… J’admets que quelques-unes m’ont bien collé ! Et vous ?
(On peut deviner les réponses en bas à droite de l’image, mais je fais confiance à vos connaissances et votre sens de l’analyse pour m’éblouir avec votre score !)

1. Assassinat de John F. Kennedy

2. Naissance de McDonald’s

3. Naissance des Beatles

4. Première sortie de Pac-Man

5. Naissance de Salvador Dali

6. Premier clonage réussi d’un mammifère

7. Edmund Hillary and Tenzing Norgay sont les premiers à atteindre le sommet de l’Everest

8. Publication du Petit Prince

9. Rosa Parks refuse de laisser son siège de bus à un passager blanc

10. Sortie du premier Star Wars

11. Le naufrage du Titanic

 

A plus tard pour les réponses !

Matteo

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Au moment où je vous parle, je me prépare pour Quais du polar, ce festival du livre lyonnais dédié au noir. Et j’ai choisi, pour me replonger dans l’ambiance, de relire les aventures de Wallander, en commençant par le début : Meurtriers sans visage et Les chiens de Riga.

Eh bien, on peut dire que ce cher inspecteur Kurt revient de loin… ! (j’étais d’ailleurs assez surpris de la radicalité de ses opinions dans le tout premier volume).

Comme je l’expliquais à ma copine (qui n’est pas facile à convertir), que ce soit avec ou sans son inspecteur Wallander, j’ai rarement été déçu par Henning Mankell. J’ose même dire que Les chaussures italiennes reste un des meilleurs romans que j’aie lu ! Je suis partagé entre impatience et crainte d’être déçu chaque fois que je passe devant Les Bottes suédoises, la suite, en librairie.

Et vous, êtes-vous des lecteurs d’Henning Mankell ? Vous avez peut-être aussi un avis sur les adaptations TV des enquêtes de Wallander, celles où Kenneth Branagh lui prête ses traits (là, ma copine est déjà un peu plus convaincue !)…

A demain,

Matteo

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Ce qui m’a toujours fasciné dans les contes pour enfants, ce sont leurs méchants… Alors impossible de rater la sortie du prequel sur la vie de la marâtre par excellence : la belle-mère de Blanche-Neige !

Ce conte revisité explore l’enfance, le mariage et la vie à la cour de la méchante Reine, avant la disparition du roi – qui entraînera les conséquences que l’on connaît pour la princesse.

Au cœur de cette existence trouble, le miroir magique… dont on apprend que le père de la Reine, simple miroitier, lui avait fait cadeau pour ses noces avec le roi ! Mais surtout, on apprend avec intérêt les événements qui la conduisent à devenir si sombre et si maléfique… Ce dont on a déjà pu avoir un aperçu dans le film Maléfique (justement).

Bon, bien sûr, il n’y a pas de suspense, on connaît tous la fin tragique qui lui est réservée (quoique très variable selon les versions choisies…)

Pour une lecture (presque) innocente, ça m’a quand même amené à réaliser que le rôle des contes, c’est aussi de montrer l’opposition de caractères entre le gentil, confronté à des épreuves terribles mais qui reste un gentil héros malgré tout, persécuté par un personnage maléfique qui a lui aussi subi des choses horribles, mais est passé du côté obscur.

Le bien, le mal, être bon ou mauvais, tirer des leçons ou vivre dans la colère… Bref, la vie quoi !

> Miroir, Miroir, Hachette Romans, 240 pages

A demain,

Mattéo

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Les œuvres lauréates du Palmarès Printemps 2017 viennent d’être désignées, par le vote des lecteurs et par l’équipe éditoriale de Short Edition – sur la base des avis du Comité éditorial !
Vous pourrez les savourer à nouveau dans SHORT 20, le recueil papier qui sortira dans quelques semaines…

Félicitations à tous !

Et à très vite…

Matteo

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