Dans la série littérature, je tenais – depuis un moment – à vous parler de Vies Minuscules, de Pierre Michon. Aujourd’hui, je vais oser le faire…

Obtenant le prix France Culture en 1984, c’est avec ce livre que l’auteur se fait connaître lorsqu’il n’a déjà plus beaucoup de cheveux (les acteurs sur la photo sont beaucoup plus jeunes que lui…).

Ce roman, c’est du long avec du court. Une série de 8 nouvelles autobiographiques, qui peuvent se lire indépendamment. Ou toutes d’une traite !

L’auteur y décrit les vies modestes de ceux qui ont marqué son enfance, au fin fond de la Creuse. La langue est poétique et le style très exigeant. Il dépeint l’existence de ces paysans humbles, à qui l’éducation était refusée. Une façon de les élever et de leur rendre hommage…

C’est aussi une exploration de ses débuts d’écrivain, des frustrations de la page blanche. Michon dit lui-même que son plus grand regret est de n’avoir pas été Rimbaud.

Rien que ça ! Je doute qu’il soit le seul dans ce cas…

Il reste une sorte de marginal, qui n’a jamais su rien faire d’autre qu’écrire. Pas en vain, puisqu’il remporte en 2009 le Grand Prix du roman de l’Académie Française pour Les Onze.

Plutôt fort.

A demain,

Matteo

→ Vies Minuscules, 6.50 € , Ed. Gallimard, 248 p.