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Pour commencer la journée, je vais vous raconter la jolie nouvelle que j’ai entendue hier soir à la radio.

C’est l’histoire d’un couple qui tient depuis 17 ans une librairie à Istres, dénommée Le Marque-Page.

La librairie fonctionne bien mais les tauliers de ce commerce de proximité appréciés par leurs clients croisent la route de financiers peu scrupuleux auxquels, faiblesse pardonnable, ils ont le tort de faire un peu trop confiance. Là, l’histoire n’en dit pas plus, le chroniqueur est assez discret sur la péripétie. L’important est ailleurs. Au début de l’tété, les libraires annoncent qu’il leur faut trouver rapidement 20 000 €… ou plier le marque-page définitivement. Les clients, les voisins, les commerçants du coin et la radio locale sidérés sortent vite de leur sidération pour créer une association de soutien et lancer une collecte de fonds.

Comme c’est une jolie histoire, elle finit bien.

L’élan de soutien est énOOOOrme (on est dans le Sud, on prononce toutes les syllabes), le bateau est renfloué, le couple des marins – pris en photo dans le studio de la radio – est sauvé, les clients sont heureux… et on commence maintenant à se raconter l’histoire dans toute la France.

Conclusion de la libraire toute tourneboulée par cette histoire, avec un accent du midi qui fait chaud au cœur : « On n’en revient encore pas ! Finalement les gens ont besoin de nous comme nous on a besoin d’eux ».

C’est un peu comme pour un auteur et ses lecteurs, qu’ils soient 50, 500 ou 50 000 !

A demain,

Matteo