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50 pages dans la collection blanche de Gallimard, ce n’est pas très fréquent. Je me suis donc offert, intrigué, Le chemin des morts de François Sureau.

C’est l’histoire (très autobiographique bien sûr et assez moi-je) d’un magistrat qui sort de l’école de la magistrature et prend son premier poste au conseil d’État en qualité d’auditeur de deuxième classe. Le service juge des demandes d’asile et notamment de celles des anciens militants basques. Des décisions difficiles parce que les demandeurs d’asile politique ne sortent pas de leur pays avec un certificat de torture en poche et parce que certains savent mieux se « vendre » que d’autres…

Ce tout petit livre est l’histoire d’un dossier, celui d’un certain Ibarrategui, militant basque réfugié en France depuis la fin des années 60 après avoir pris part à la guérilla pro-républicaine. Le jeune juge et ses pairs rejettent la demande d’asile, justifiant cette décision par le retour de la démocratie en Espagne. Un verdict lourd de conséquence puisque qu’un groupuscule clandestin franquiste assassinera peu après le militant de retour au pays. 

C’est aussi l’histoire d’un remords…

Intéressant à lire mais un peu léger, et surtout surprenant dans une collection orientée « roman »… Et on se dit que le gars a peut-être été publié parce qu’il avait déjà été publié. Comme parfois.

A demain,

Mattéo

> Le chemin des morts, François Sureau, Gallimard, 7 € 50