Les Canadiens encore, qui sont décidément très actifs, ont créé le Festival international de Twitterature de Québec qui a eu lieu pour le première le 16 octobre dernier.

Thème : le futur.

Participants : les jeunes à travers les classes de différents niveaux (tout-petits, primaire, secondaire, collégial et lycée). Avec des exercices de difficultés variables, les lycéens devant écrire un tweet de 140 caractères piles, balise incluse. Et obligation pour certains d’inclure des figures de style : allitération, comparaison, métaphore, antithèse, gradation.

Ils font ça bien : un site officiel (l’Institut de twittérature comparée), une télé qui retransmet les débats en direct (ARTV), une antenne à Bordeaux (en France)… et même un Manifeste*. Seul défaut : pas de publication facilement accessible des résultats. Je sens que je vais quand même seriner la direction de shortEdition pour qu’elle se décide à aller au Québec rapidement.

Je préfère la Matinale de la short Littérature… mais je dois être un peu partisan.

A demain.

Mattéo

* Le Manifeste 

La twittérature est à la rature, ce que le gazouillis est au chant du coq. Les uns vantent l’alexandrin, d’autres jouent du marteau-piqueur.
Twittérature n’est pas humour. Il serait absurde de se rire de tout alors que l’on peut très bien se moquer de quiconque. Et réciproquement.
La twittérature est la somme de récits, aphorismes et autres apophtegmes. Une cacophonie de gazouillis que symphonise harmonieusement l’ITC.