Fin avril s’est ouvert l’édition 2011 du World Voices Festival (WVF) à New York.

100 auteurs, de 40 pays différents, se réunissent pour présenter leurs ouvrages, rencontrer les lecteurs, échanger, signer des autographes et faire des conférences pour le plus grand plaisir de certains de nos amis outre-Atlantique.

Pourquoi certains ?

Parce qu’une grande partie des américains se contente uniquement des livres anglophones. Seulement 3% des ouvrages publiés là-bas sont des traductions.

Peut-être un peu par nombrilisme, mais surtout par calcul économique des éditeurs locaux.

En effet, les potentiels « big books » (best sellers) américains coûtent une fortune en à-valoir et en droits d’auteurs, ce qui oblige les services commerciaux et marketing des éditeurs à consacrer toute leur énergie sur ces ouvrages. En plus, les droits d’auteurs de romans traduits sont biens moins importants que ceux des romans anglophones… et les éditeurs américains y voient (tout de suite) le signe irréfutable d’un potentiel de vente moins élevé…! Ils sont (vraiment) sympas ces Américains !