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« L’idéal serait de traverser la vie tel le troll scandinave qui court la lande sans laisser de traces sur les bruyères ».  J’ai récemment emprunté à un ami Dans les forêts de Sibérie et me suis donc plongé dans ces quelques 290 pages qui permirent à Sylvain Tesson de recevoir le Prix Médicis Essai 2011.

6 mois d’ermitage dans une cabane sibérienne de 9m2 située à 120 km du premier village.

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A l’origine de ce journal : un retour à la nature brute et à l’essentiel. S. Tesson ne trouvait plus la paix en parcourant le monde et avait « de la lecture en retard ». Contempler une mésange, écouter le silence, revenir à un état immobile devient pour lui soudainement un luxe. Vivre seul dans une cabane forestière par – 35°, un eldorado.

Ancien « loup » – j’ai beaucoup aimé son axe du loup racontant le chemin vers la liberté des évadés des goulags sibériens jusqu’en Inde –, il devient « ours ». Il décrit les paysages gelés sibériens, le bonheur de ses randonnées avant de fumer son cigare face à son poêle. Il nous parle de décroissance (alternative à la surconsommation) et s’amuse à écrire sur la neige : «  Pointillé des pas sur la neige : la marche couture le tissu blanc ».

Est-ce qu’il m’accueillerait avec son verre de vodka dans sa cabane ? Pas sûr !  Mais comme il écrit vraiment bien… je me contente de déguster sa prose.

A demain,

Matteo

> Dans les forêts de Sibérie, février – juillet 2010, Collection Folio, Gallimard