Pablo Neruda (1904-1973) fut, pour les dictionnaires et les livres d’histoire qui adorent ce genre de profil, à la fois poète, écrivain, diplomate, homme politique (qui ne survivra pas au coup d’Etat de Pinochet), prix Nobel de littérature  et penseur chilien.

Pablo Neruda était en fait son nom de plume : beaucoup plus short que Ricardo Eliecer Neftalí Reyes Basoalto ! Il s’était choisi ce pseudo en hommage au poète tchèque Jan Neruda.

En 2008, on a retrouvé au Chili un recueil de brefs poèmes inédits de lui. Ce recueil Album d’Isla Negra, daté de 1969, est dédié à Alicia Urrutia, une de ses maîtresses, également nièce de Mathilde, l’épouse du poète. Le charme du poète ! On a pu reconnaître la plume de Neruda dans ce recueil notamment grâce à l’encre verte typique qu’il utilisait pour écrire.

Pourquoi en parler aujourd’hui ?

Pour vous donner des idées de nouvelles relations amoureuses, pour vous rappeler sa recommandation – « Un poète doit être toujours amoureux jusqu’à la dernière minute de sa vie » – … et pour citer cet extrait de ses Cent sonnets inspirés par Mathilde 

« Je ne t’aime que parce que c’est toi que j’aime,
et je te hais sans fin, te hais et te supplie,
et la mesure de mon amour voyageur
est de ne pas te voir, de t’aimer en aveugle. »

A demain,

Matteo