Quand le requin dort, de Milena Angus (2005, traduction de l’italien en 2010) a été mon menu de l’après-midi.

C’est une histoire à la fois gaie et triste, celle d’une fille sarde dont la vie est prise dans la gueule d’un requin. Les portraits de cette petite colonie coincée dans la gueule du fauve sont imagés et colorés. Cette jeune fille – qui semble bien mature et et bien secouée par la vie pour passer le bas à la fin de l’année – se demande si Dieu existe et constate amèrement que la vie ne lui sourit pas souvent et qu’elle ne sourit pas souvent aux femmes… et jamais aux doux et aux faibles (de caractère, non d’intelligence). Elle n’en conclut rien quant à l’existence de Dieu… sinon que la vie est quand même belle.

Il y a de la cruauté, terrible, et de la poésie, absurde, dans cette histoire et dans le ton de Milena Angus. Une ambiance fin des années 60 dans un contexte très actuel.

Etonnant.

Je ne connaissais pas.

Il vous en coûtera 1 heure 10 mn et 4,5 € en format poche, 14,5 € en format broché ou 7,5 € en format numérique pour faire connaissance avec une vraie requin de vie.

Essayez !

Côme