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Question : pourquoi un auteur qui a écrit quelques textes très forts inflige-t-il à ses lecteurs des textes fades et sans ressort ?

Eric-Emmanuel Schmitt, par exemple, a signé une pièce de théâtre majeure, Le Visiteur, et au moins un roman majeur, L’Evangile selon Pilate… Et pourtant il a écrit Si on recommençait, pièce jouée actuellement au théâtre, à la Comédie des Champs-Elysées. Le bandeau rouge sur le livre de poche (à 6 € 10) l’annonce fièrement et m’a convaincu de prendre le risque d’être déçu. Jackpot : c’est effectivement beaucoup moins fort ! Peut-être cela vaut-il la peine sur scène. Si quelqu’un l’a vu, merci de nous dire ce qu’il en a pensé… ou même pansé. EES écrit bien donc il y a quelques jolies formules sur le temps qui passe et les choix d’une vie… mais sans les acteurs, c’est très très mollasson. Et (très très) décevant.

Il s’agit peut-être de s’occuper, de continuer à occuper la scène et à recevoir la lumière des projecteurs…. ou plus simplement de faire marcher le commerce !

Pourtant une oeuvre – au sens l’ensemble de l’oeuvre d’un auteur – doit pouvoir être considérable et courte, non ? Je n’aime pas être dur… mais j’aime tellement son Visiteur et son Pilate !

Et vous, à quel auteur en voulez-vous ou en avez-vous voulu (un peu) de (beaucoup) trop diluer son talent ?

A demain,

Matteo