… mais très (très) bon !

Padre Padrone, Gavino Ledda.

Je ne l’avais pas lu. Je viens de le découvrir.

Ce roman a été publié en Italie en 1975. La  traduction française (Gallimard) date de 1977 et le roman a été adapté la même année au cinéma par les frères Taviani avec, au bout, la Palme d’Or du Festival de Cannes.

Très belle écriture. Précise, juste. Un mélange de raffinement simple et de rugosité venue tout droit de la dure vie des bergers sardes après la Seconde guerre mondiale.

C’est un récit autobiographique.

C’est l’histoire de l’éducation d’un jeune pâtre sarde, arraché  par son père à l’école primaire après seulement un mois de classe pour en faire son indispensable gardien du troupeau de brebis et, avec le temps, son aide à tout faire.

C’est l’histoire d’une mise à l’isolement, d’un apprentissage de la nature et des gestes du berger, d’une condamnation à l’analphabétisme, d’une éducation (très) brutale dans un univers écrasé par la rapacité des grands propriétaires, d’un départ en forme de fuite pour échapper à l’esclavage paternel…

Et tout cela raconté avec le détachement de celui qui a pris du recul – il a 37 ans lorsqu’il raconte son histoire -, qui s’est arraché à son univers et qui est devenu professeur de lettres.

Très fort.

A lire pendant vos prochaines vacances… ou pendant le prochain voyage en train.

Je vais bientôt essayer le film. Et le tome 2, la suite.

A demain.

Mattéo