Au moment où je vous parle, je me prépare pour Quais du polar, ce festival du livre lyonnais dédié au noir. Et j’ai choisi, pour me replonger dans l’ambiance, de relire les aventures de Wallander, en commençant par le début : Meurtriers sans visage et Les chiens de Riga.

Eh bien, on peut dire que ce cher inspecteur Kurt revient de loin… ! (j’étais d’ailleurs assez surpris de la radicalité de ses opinions dans le tout premier volume).

Comme je l’expliquais à ma copine (qui n’est pas facile à convertir), que ce soit avec ou sans son inspecteur Wallander, j’ai rarement été déçu par Henning Mankell. J’ose même dire que Les chaussures italiennes reste un des meilleurs romans que j’aie lu ! Je suis partagé entre impatience et crainte d’être déçu chaque fois que je passe devant Les Bottes suédoises, la suite, en librairie.

Et vous, êtes-vous des lecteurs d’Henning Mankell ? Vous avez peut-être aussi un avis sur les adaptations TV des enquêtes de Wallander, celles où Kenneth Branagh lui prête ses traits (là, ma copine est déjà un peu plus convaincue !)…

A demain,

Matteo

Ce qui m’a toujours fasciné dans les contes pour enfants, ce sont leurs méchants… Alors impossible de rater la sortie du prequel sur la vie de la marâtre par excellence : la belle-mère de Blanche-Neige !

Ce conte revisité explore l’enfance, le mariage et la vie à la cour de la méchante Reine, avant la disparition du roi – qui entraînera les conséquences que l’on connaît pour la princesse.

Au cœur de cette existence trouble, le miroir magique… dont on apprend que le père de la Reine, simple miroitier, lui avait fait cadeau pour ses noces avec le roi ! Mais surtout, on apprend avec intérêt les événements qui la conduisent à devenir si sombre et si maléfique… Ce dont on a déjà pu avoir un aperçu dans le film Maléfique (justement).

Bon, bien sûr, il n’y a pas de suspense, on connaît tous la fin tragique qui lui est réservée (quoique très variable selon les versions choisies…)

Pour une lecture (presque) innocente, ça m’a quand même amené à réaliser que le rôle des contes, c’est aussi de montrer l’opposition de caractères entre le gentil, confronté à des épreuves terribles mais qui reste un gentil héros malgré tout, persécuté par un personnage maléfique qui a lui aussi subi des choses horribles, mais est passé du côté obscur.

Le bien, le mal, être bon ou mauvais, tirer des leçons ou vivre dans la colère… Bref, la vie quoi !

> Miroir, Miroir, Hachette Romans, 240 pages

A demain,

Mattéo

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Les œuvres lauréates du Palmarès Printemps 2017 viennent d’être désignées, par le vote des lecteurs et par l’équipe éditoriale de Short Edition – sur la base des avis du Comité éditorial !
Vous pourrez les savourer à nouveau dans SHORT 20, le recueil papier qui sortira dans quelques semaines…

Félicitations à tous !

Et à très vite…

Matteo

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L’intelligence artificielle ne cesse de nous surprendre… Impossible de ne pas vous parler de ma dernière découverte dans ce domaine !

La petite vidéo juste en-dessous, c’est le nouveau hit de Flowmachines, le bébé de Sony. Eh oui, nous tenons là la première chanson de pop composée par une intelligence artificielle ! Incroyable, non ?

Daddy’s Car a été composée par le logiciel après une écoute attentive de 13 000 partitions de type différents (après s’être forgé une culture musicale, donc). Ensuite, le musicien Benoît Carré n’a eu qu’à établir un cahier des charges (durée du morceau, style de musique…) pour obtenir ce titre composé façon Beatles. Et Sony annonce que nous aurons droit à tout un album !

Pas mal, pour un robot ! De là à dire qu’il pourrait être disque d’or… il pourrait lui manquer un soupçon d’originalité créative.

Alors, prêts à écouter, tout préjugé mis de côté ? 🙂

A demain,

Mattéo

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Michelle Nkamankeng est la plus jeune écrivaine d’Afrique : du haut de ses sept ans, elle a carrément écrit un roman ! Waiting for the waves (pas encore en français mais dispo en anglais), parle d’affronter ses propres peurs et de se dépasser soi-même.

Le personnage, une petite fille joliment nommée Titi, a peur des vagues, et c’est grâce à ses proches et à une bonne dose de courage (et sans doute de maturité), qu’elle parviendra à surmonter ses craintes et à embrasser la beauté de la nature.

Un programme plutôt riche, surtout pour une auteure aussi jeune ! Comme c’est toute une tétralogie qui est prévue (publiée sur les quatre prochaines années), je me demande si ça pourra aussi aider à surmonter l’aquaphobie…

En tout cas, c’est plutôt fou cette maturité, non ?

(et si, comme ma copine, vous êtes très réseaux sociaux, vous pouvez faire le plein d’ondes positives sur sa page Facebook… – ça pourrait vous aider à me pardonner de vous avoir un peu abandonné… mais je me suis fait taper sur les doigts, ça ne recommencera pas !)

Waiting for the Waves, Michelle Nkamankeng, LANSM Publishing, 91 pages, $8,95.

A demain,

Mattéo

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Alors ça, c’est excellent ! Joseph Herscher est clairement l’incarnation vivante de Wallace, le Wallace de Gromit, pas le Wallace/Mel Gibson de Braveheart… Ce petit génie de la mécanique, d’origine néozélandaise, invente des machines à réactions en chaine complètement folles, loufoques, déjantées, et j’en passe des synonymes !
Vous vous souvenez de la machine de réveil de Wallace ? Eh bien, on n’en est pas loin. En fait, on en est même encore plus loin, puisque l’une de celles de Herscher sert à… casser les œufs de Pâques ! Et une autre à éplucher des oignons et à coller des timbres dans la foulée.

Bref, je ne vous en dis pas plus. Je vous encourage plutôt à vous régaler avec ses inventions tout à fait barrées, et même à garder un œil sur sa chaine Youtube pour plus de régalades.

Et pourquoi pas, en passant, vous ne réfléchiriez pas au type de machine folle que vous aimeriez avoir chez vous ? Moi, je ne serai pas contre un dispositif qui me sèche/me coiffe/me parfume en une minute en sortant du bain. Mais pas de machine à tourner les pages de son livre, je préfère continuer à m’en occuper !

A demain,

Matteo
 
Note spéciale en forme de mot d’absence : Désolé de ce long silence, j’étais parti en vacances avec les clés du blog…

The Page Turner by Joseph Herscher from Matt Owen on Vimeo.

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Veni, vidi, vici, encore, ça va… Tu quoque fili, passe encore… Mais n’ayant pas pris l’option latin au collège/lycée, j’avoue que pour le reste, je suis un peu largué. Et Astérix me va très bien pour les sessions de rattrapage.

J’ai en effet découvert avec plaisir – sous le sapin et dans ma chaussure – ce petit opus d’Astérix, qui n’en est pas vraiment un mais qui explique la signification et l’origine des locutions latines les plus connues.

Les bandes-dessinées d’Uderzo et Goscinny en regorgent, et je me souviens que, petit, je me renseignais souvent sur leur traduction et leur origine. Je crois que je préférais in vino veritas ! Comme on apprend toujours mieux en s’amusant, je propose de boire en apprenant…

Cogito, ergo sum, en somme. En tout cas, je compte sur les pouvoirs comiques de César pour faire rentrer quelques notions de latin dans ma cervelle de bloggeur !
Et ne m’en voulez donc pas si je ponctue, dans les prochaines semaines, mes billets de quelques citations un peu pompeuses…

A demain,

Matteo

> Astérix, Les citations latines expliquées de A à Z, Editions du Chêne, octobre 2016, 160 pages, 14,90 €

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Je suis d’humeur jeunesse ces temps-ci. Voilà une nouvelle trouvaille : un site qui vous propose de faire écrire vos enfants… ou vos petites soeurs. En utilisant le mécanisme de la correspondance. On part d’un cadre (un royaume, un personnage et quelques lettres qui appellent des réponses) et l’enfant donne ses instructions (puisqu’il est reine ou roi), explique peut-être aussi ses décisions… et en marchant doit construire une histoire avec les (1 à 12 réponses) qu’il recevra par courrier. Pas mal, comme idée. C’est pas donné (de 15 à 120 €), mais ça peut valoir le coup d’essayer : le risque de se prendre au jeu est réel.

Comme je n’ai pas essayé, qu’il est difficile d’évaluer le degré de personnalisation du gars de l’autre côté de la boîte aux lettres qui va répondre, je ne peux pas vous en dire +…

Vous avez un avis ?

A demain,

Matteo

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Des leçons danoises d'empathie

Les pays nordiques ont l’habitude de faire les choses différemment. Et sur certains points, eh bien je trouve qu’ils font mieux… et qu’ils ont raison d’essayer des trucs nouveaux ! Un peu comme à Baltimore, finalement… dont je vous ai parlé dans mon dernier post.

J’ai appris il y a peu de temps qu’à l’école au Danemark, les élèves de 6 à 16 ans suivent une heure obligatoire de cours par semaine à propos… de l’empathie !

Durant cette heure de cours, la classe doit coopérer pour résoudre des problèmes fictifs (parce que très réels pour énormément d’enfants) tels que la solitude, le harcèlement scolaire, la brutalité… Le groupe doit parvenir à se mettre du mieux possible à la place de l’autre afin de comprendre ses sentiments et à réagir dans son intérêt. Une idée qu’on devrait peut-être creuser en France lorsque l’on voit à quel point le harcèlement scolaire peut faire des ravages… Avec peut-être, un peu d’écriture !

Quoi qu’il en soit, les professeurs danois estiment que ces cours œuvrent dans l’intérêt de tous, puisqu’ils préparent aussi de futurs citoyens, qui seront confrontés aux émotions des autres tout au long de leur vie. Leur apprendre l’empathie, c’est leur apprendre à vivre ensemble…

Très complémentaire de la lecture, finalement !

A demain,

Matteo

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Bannir les heures de colle 2

Etonnant mais séduisant ! A l’école américaine W. Coleman, à Baltimore, les heures de colle ont disparu au profit de la méditation… Plutôt que de parquer les élèves difficiles dans une salle tristounette et de leur imposer des lignes, l’école a choisi de construire une « mindful moment room » une sorte d’endroit de repos pour l’esprit.

Ainsi, les jeunes élèves (puisque c’est une école primaire) auxquels on aurait en principe collé une colle ou une punition passent un moment dans cette salle et pratiquent la méditation, découvrent des exercices pour améliorer leur respiration et sont bien sûr encouragés à dialoguer avec le professeur à propos des problèmes qu’ils rencontrent.

La technique semble marcher puisque depuis deux ans qu’elle l’applique, l’école n’a eu à procéder à aucun renvoi d’élève (l’histoire ne dit pas à quel point ces renvois étaient fréquents avant).

Je veux bien croire qu’il s’agisse d’une méthode pédagogique bien plus efficace que la punition. De plus, même si j’avoue ne pas être très versé dans la méditation, je connais les bienfaits pour le dessin ou la chanson des exercices de respiration. Il me semble donc assez évident qu’ils doivent être utiles pour apprendre à contrôler sa colère et ses réactions. Et peut-être même pour se préparer à l’écriture !

On m’avait dit un jour qu’un excellent exercice consiste à s’efforcer de détendre chaque partie de son corps avant de s’endormir. J’ai tenté le coup plusieurs fois. C’est très très difficile mais très agréable aussi ! Vous avez déjà essayé ce genre de choses ? Avant de dormir…  de lire ou d’écrire ?

A demain,

Matteo

Bannir les heures de colle 3

Bannir les heures de colle 4

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