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Je suis d’humeur jeunesse ces temps-ci. Voilà une nouvelle trouvaille : un site qui vous propose de faire écrire vos enfants… ou vos petites soeurs. En utilisant le mécanisme de la correspondance. On part d’un cadre (un royaume, un personnage et quelques lettres qui appellent des réponses) et l’enfant donne ses instructions (puisqu’il est reine ou roi), explique peut-être aussi ses décisions… et en marchant doit construire une histoire avec les (1 à 12 réponses) qu’il recevra par courrier. Pas mal, comme idée. C’est pas donné (de 15 à 120 €), mais ça peut valoir le coup d’essayer : le risque de se prendre au jeu est réel.

Comme je n’ai pas essayé, qu’il est difficile d’évaluer le degré de personnalisation du gars de l’autre côté de la boîte aux lettres qui va répondre, je ne peux pas vous en dire +…

Vous avez un avis ?

A demain,

Matteo

Des leçons danoises d'empathie

Les pays nordiques ont l’habitude de faire les choses différemment. Et sur certains points, eh bien je trouve qu’ils font mieux… et qu’ils ont raison d’essayer des trucs nouveaux ! Un peu comme à Baltimore, finalement… dont je vous ai parlé dans mon dernier post.

J’ai appris il y a peu de temps qu’à l’école au Danemark, les élèves de 6 à 16 ans suivent une heure obligatoire de cours par semaine à propos… de l’empathie !

Durant cette heure de cours, la classe doit coopérer pour résoudre des problèmes fictifs (parce que très réels pour énormément d’enfants) tels que la solitude, le harcèlement scolaire, la brutalité… Le groupe doit parvenir à se mettre du mieux possible à la place de l’autre afin de comprendre ses sentiments et à réagir dans son intérêt. Une idée qu’on devrait peut-être creuser en France lorsque l’on voit à quel point le harcèlement scolaire peut faire des ravages… Avec peut-être, un peu d’écriture !

Quoi qu’il en soit, les professeurs danois estiment que ces cours œuvrent dans l’intérêt de tous, puisqu’ils préparent aussi de futurs citoyens, qui seront confrontés aux émotions des autres tout au long de leur vie. Leur apprendre l’empathie, c’est leur apprendre à vivre ensemble…

Très complémentaire de la lecture, finalement !

A demain,

Matteo

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Etonnant mais séduisant ! A l’école américaine W. Coleman, à Baltimore, les heures de colle ont disparu au profit de la méditation… Plutôt que de parquer les élèves difficiles dans une salle tristounette et de leur imposer des lignes, l’école a choisi de construire une « mindful moment room » une sorte d’endroit de repos pour l’esprit.

Ainsi, les jeunes élèves (puisque c’est une école primaire) auxquels on aurait en principe collé une colle ou une punition passent un moment dans cette salle et pratiquent la méditation, découvrent des exercices pour améliorer leur respiration et sont bien sûr encouragés à dialoguer avec le professeur à propos des problèmes qu’ils rencontrent.

La technique semble marcher puisque depuis deux ans qu’elle l’applique, l’école n’a eu à procéder à aucun renvoi d’élève (l’histoire ne dit pas à quel point ces renvois étaient fréquents avant).

Je veux bien croire qu’il s’agisse d’une méthode pédagogique bien plus efficace que la punition. De plus, même si j’avoue ne pas être très versé dans la méditation, je connais les bienfaits pour le dessin ou la chanson des exercices de respiration. Il me semble donc assez évident qu’ils doivent être utiles pour apprendre à contrôler sa colère et ses réactions. Et peut-être même pour se préparer à l’écriture !

On m’avait dit un jour qu’un excellent exercice consiste à s’efforcer de détendre chaque partie de son corps avant de s’endormir. J’ai tenté le coup plusieurs fois. C’est très très difficile mais très agréable aussi ! Vous avez déjà essayé ce genre de choses ? Avant de dormir…  de lire ou d’écrire ?

A demain,

Matteo

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271 - un pigeon lettré UNE

Quand j’entends les pigeons voler au-dessus de ma tête ou quand je me pose sur une terrasse ombragée, je me voûte, je rentre les épaules et je croise les doigts. Souvenir, peut-être d’un jour de lycée où un pigeon s’était montré très précis me contraignant à passer la journée avec de la fiente dans les cheveux.

Mais ils pourraient bien remonter dans mon estime, ces petits bestiaux. Grâce à une équipe de chercheurs américains qui se sont penchés sur leurs cerveaux pas trop mal fichus et qui ont fait une découverte assez ahurissante : les pigeons peuvent apprendre à lire !

Je ne reproduirai pas ici leur méthode d’apprentissage parce que c’est trop compliqué pour moi. Mais il en ressort que leurs pigeons les plus prometteurs ont été capables, après beaucoup d’exercices sur une période de huit mois, de faire la différence entre des suites de quatre lettres sans signification et des suites de lettres formant des mots réels ! Certains pigeons ont même été capables de garder en mémoire jusqu’à 58 mots.

Les chercheurs le précisent bien : le pigeon n’apprend pas à lire, tant pis, mais certains de leurs pigeons sur-entraînés sont en fait parvenus à identifier les mots comme des schémas, des visuels, et à les enregistrer dans leur mémoire. C’est un peu la méthode globale réinventée par le pigeon, finalement !

On pourrait leur apprendre à viser ailleurs, alors !

A demain,

Matteo

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Mode d'emploi à l'usage de ceux qui veulent tuer le débat UNE

« Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ». C’est la loi de Godwin, énoncée en 1990 par ce bon Mike pour Usenet* et étendue depuis avec succès à Internet. D’abord conçue pour les dialogues en ligne (commentaires, chat, etc.), on remarque qu’elle s’applique aussi au face-à-face.

Le principe est très simple : pas mal de gens qui finissent par être à court d’arguments dans un débat font une analogie douteuse entre l’opinion de leurs opposants et le nazisme.

Face à cette comparaison, l’opposant ne peut plus débattre, puisque rien ne peut justifier le nazisme.

Pensez-y la prochaine fois que vous participez à un débat houleux qui traine en longueur ! Pour ma part, je l’ai déjà constaté et ça m’a fait rire en douce.

En dehors de la loi de Godwin, il existe une foultitude de techniques pour tuer le débat et contourner son adversaire sans pour autant avoir le moindre argument valable.

Pour les connaître, je vous conseille de consulter la page Moisissures argumentatives du site CorteX, qui est une véritable perle : c’est très drôle et pas si caricatural ! Le « faux dilemme » par exemple consiste à réduire le débat à deux choix possibles dont l’un est impossible à assumer, pour forcer son adversaire soit au ralliement, soit au ridicule . Ecoutez les débats en politique, vous en entendrez souvent de vrais faux dilemmes !

Je vous invite donc à débattre de n’importe quel sujet en utilisant uniquement et seulement des moisissures argumentatives, vous verrez ce n’est tout de suite facile de faire preuve de mauvaise foi, mais ça vient vite…

A demain,

Matteo

* – Pour ceux que ça démange de ne pas comprendre un terme et qui – comme moi – ne sont pas spécialistes, Usenet est un système en réseau de forums crée en 1979 sous environnement Unix. 

** – La photo d’illustration est extraite de la série Park And Recreations, de l’épisode 20 de la saison 4, intitulé The Debate

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Un Lauréat qui peint le Livre UNE

« Alors ça, c’est très, très joli » dixit ma voisine de lit. Je suis tombé sur ces illustrations de l’artiste Coréen Jungho Lee, et ma copine les a adorées. Jungho Lee intègre le livre dans l’univers du quotidien en dessinant d’abord les images à la main puis en leur appliquant un filtre rappelant la patte des artistes surréalistes les plus connus (son préféré, c’est Magritte). Il a même remporté le titre de Lauréat du concours World Illustration Award 2016. Plutôt prestigieux.

En passant, vous pouvez aller faire un tour sur la page des gagnants, ça a donné furieusement envie à ma copine d’attraper son crayon et de griffonner des petites choses !

Et ses jolies illustrations (celles-ci, pas les siennes), qu’elle trouve bourrées de poésie à n’en plus pouvoir et si douces à regarder, elle a envie de toutes les imprimer, de les encadrer et de les accrocher autour de notre lit. Elle pense que ça ferait de parfaits attrape-rêves… Je trouve ça… intéressant, mais je crois que je n’irais pas jusque-là ! Et vous, vous en pensez quoi ?

A demain,

Matteo

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Plus qu’un look, un art… Saviez-vous que la moustache et la barbe ont leurs concours ?

C’était la quatrième édition cette année, et elle prenait place à Nashville, Tennessee. Ils sont décidément imaginatifs et organisés ces Américains ! Le photographe Greg Anderson était sur place et son site regorge de photos très réussies de ce concours des plus fantastiques ‘staches et barbes. Certains y mettent clairement beaucoup de cœur.

On ne va pas revenir sur le phénomène de mode que représente les favoris, mais là, il faut reconnaître que l’art de cultiver son poil est porté à un tout autre niveau, limite accessoire de haute couture.

Culotté, unique, soigné à l’extrême. L’affaire devient un job à temps plein, voire un vice ! Et devrait inspirer des auteurs.

Tiens d’ailleurs, en parlant de poils, ma copine se demandait la dernière fois s’il était possible d’épiler la barbe masculine ? Et si oui, pourquoi ça ne se fait pas ? Alors qu’on doit – si on décide de le vouloir – jouer avec son rasoir tous les jours et que la plupart des hommes trouvent ça plutôt contraignant.

A votre avis, le fait qu’on ne s’épile pas, c’est pour un motif physique ou c’est plutôt social ?

A demain,

Matteo

Note 1 : Pas de malentendu, je ne me porte pas volontaire pour essayer l’épilation !

Note 2 : On avait publié une histoire de poils, sur Short. En voici le lien d’ailleurs : Un homme bien regardant de Paulbrandor.

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Les bibliothécaires aussi, ils ont des jeux qu’ils pensent olympiques ! Et c’est tout nouveau tout beau puisque la première édition de ces Olympiades spéciales a été organisée en juin 2016 dans l’Ohio. Ce sont deux étudiants de l’université de Dayton qui ont eu la bonne idée, et ils pensent qu’il est essentiel de faire perdurer, et de diffuser ces jeux parce qu’ils contribuent à améliorer le lien entre le public et la bibliothèque (et donc la culture !).

Au programme : empilage d’ouvrages académiques, lancer de revues, concours de vitesse de rangement, course en chariot, concours d’équilibre avec un gros tome perché sur la tête…

Du bon, du sérieux et du quand même rigolo.

Pas mal comme idée non ? Peut-être même plus divertissant que certaines disciplines des JO !

A demain,

Matteo

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Tiens, tiens, Emily Brontë aurait-elle encore des secrets ? Il paraît… Et c’est pas moi, c’est sa biographe, Claire Harman, qui le dit.

Selon elle, l’analyse des témoignages des membres de la famille d’Emily et l’analyse de son écriture mènent à une conclusion assez inattendue : l’auteur du classique des classiques, Les Hauts de Hurlevent, aurait été atteinte du syndrome d’Asperger…

Colères folles, incompréhension face au jeu social, refus de quitter la maison, malaise en public… « Contenir Emily, protéger Emily, ne pas inquiéter Emily faisaient partie des préoccupations de l’ensemble du foyer », déclare Harman. Ajoutant à ces éléments cet incroyable talent à créer des univers troublants, fascinants et très forts, la biographe estime qu’il y aurait de bonnes chances qu’Emily ait effectivement été atteinte de ce syndrome très impactant sur la vie sociale des gens. Une personnalité hors du commun, donc, dotée d’un génie créateur et, d’une certaine manière, d’une liberté créatrice totale…

A demain,

Matteo

Note : les 3 sœurs Brontë ont posé pour la photo… Pas un sex appeal phénoménal et d’ailleurs, à votre avis, qui est qui ?

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Les bénéfices thérapeutiques de la lecture ne sont plus à prouver : les grands lecteurs sont réputés être plus sensibles, plus empathiques, davantage capables d’analyser les sentiments des autres et de se mettre à leur place. Ils ne sont pas parfaits… mais ils devraient l’être !

Pas très étonnant alors, mais cependant très réjouissant, que les policiers de Londres aient choisi d’étendre le pouvoir des livres à leurs gardés à vue ! Je n’ai pas trouvé de date précise concernant le début de cette initiative. On sait en revanche que c’est un policier volontaire de Londres qui a introduit le projet dans les commissariats. En partenariat avec une association de bienfaisance, Give A Book, qui distribue des livres aux écoles et aux prisons, les policiers sont parvenus à offrir aux prisonniers un joli choix de lectures, et en plusieurs langues.

Pour l’info, la lecture en prison en Grande-Bretagne a été grandement freinée par une limitation légale, datant de 2013 et visant à réduire fortement l’entrée des livres en prison, par peur qu’elle ne s’accompagne de trafics de produits illicites. Cette mesure avait incité de très nombreux et fameux écrivains (Salman Rushdie, Ian McEwan, Philip Pullman, Irvin Welsh, etc.) à rédiger une belle lettre ouverte pour combattre cette interdiction. Dans cette lettre, cette citation : « les livres représentent une bouée de sauvetage derrière les barreaux, une manière de nourrir l’esprit et de remplir les nombreuses heures que les détenus passent enfermés dans leur cellule ».

La curatrice de l’association Give A Book a bien l’air de partager cet avis puisqu’elle affirme que « la lecture peut ouvrir une porte et aider à transformer la vie des gens ».

On a du mal à ne pas être d’accord avec elle, non ?  

A demain,

Matteo

Note : vous avez peut-être reconnu l’image extraite du film Les Evadés (Shawshank Redemption, pour ceux qui pratiquent la VO) !

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