Voilà un concept révolutionnaire. Faire comme tout le monde en se disant qu’on fait comme tout le monde pour mieux se singulariser du reste du monde. Et se singulariser autrement.

Une copine en école d’arts graphiques m’a parlé hier du normcore. Je vous en parle donc dès aujourd’hui… après quelques recherches sur internet, pour étoffer ma rubrique Court mais buzz.

C’est donc un concept né aux US, dans le monde hipster (le summum de la coolitude en ce moment) : pour être encore plus hipe que les + hipes, il faut redevenir normal. Le fin du fin, la folie de la folie pour les 18/25 qui rejettent les normes et le troupeau qui vit avec, c’est de se fondre dans la norme. Renoncer au style pour se singulariser…

Enorme exercice de style intellectuel qui stimule énormément les neurones… et serait – semble-t-il – en train de remettre au cœur des tendances vestimentaires la polaire anonyme et la basket lambda. Il y a des gens très sérieux qui se demandent si le normcore n’est pas la prochaine mode vestimentaire dominante.

Pour conclure, je vous lire une citation à méditer : «Quand les marges deviennent de plus en plus peuplée, la culture indie se tourne vers le milieu. Une fois réalisée la différenciation, le vrai cool est de tenter de maîtriser la normalité.» 

Et l’adresse d’un article un peu fouillé (sur slate.fr) dans lequel vous découvrirez (avec un mélange de fascination et d’interrogation) que K-Hole est un « cabinet de tendances » new-yorkais, que le mot normcore est né dans une étude réalisée par ce cabinet il y a 10 mois et qu’il vient d’être popularisé par une journaliste de NY Times qui a fait une erreur de sens…

A demain,

Matteo