Miss Flof

Ce jeudi, nous avons posé nos questions à Miss Flof ! Lauréate du Grand Prix Eté 2011 avec Sous le soleil exactement et Automne 2013 avec Ode aux anonymes diabétiques, elle nous parle de l’importance de l’écriture dans sa vie et revient sur les podcasts de ses œuvres.

Coralie : Bonjour Miss Flof ! Pouvez-vous nous dire comment vous avez commencé à écrire ?
Miss Flof : Ecrire est un bien grand mot, je m’amuse plutôt que je n’écris ! Mais je me rappelle qu’étant enfant, j’écrivais des poèmes – des trucs qui riment, plutôt ! – chez mes grands-parents, sur mes cahiers. Ça m’a toujours suivi, mais j’ai une mère agrégée de lettres donc il y a sans doute un héritage [rires]. J’ai sans doute été poussée plus que d’autres enfants à lire et à m’intéresser à l’écriture, ça a une certaine valeur dans ma famille.

C : Comment vous vient l’inspiration ?
MF : J’écris souvent dans des moments où j’ai besoin de faire le point : poser les mots m’aide. Ça a été le cas pour Ode aux anonymes diabétiques : j’ai découvert que j’étais diabétique il y a plus d’un an. D’abord on se prend la nouvelle dans la figure, puis le fait d’écrire sur ce thème et de le tourner en dérision m’a aidé à prendre du recul. C’est aussi une manière de partager, avec humour, sur des sujets pas toujours rigolos… Et j’ai trouvé super les témoignages des lecteurs, c’est un vrai plaisir !
Par contre, j’ai du mal à être très cadrée : par exemple, pour la Matinale en Cavale où l’on donne un sujet à 8h et il faut rendre sa copie à 14h, le principe m’a intéressée et amusée, mais au bout d’une heure j’ai abandonné. Pourtant j’étais motivée, j’avais mis mon réveil ! [rires]. Généralement, j’ai une idée qui mûrit pendant deux ou trois semaines et puis à un moment donné je dois écrire : là ça coule vraiment.

C : Lorsque Sous le soleil exactement a été lauréat, puis Ode aux anonymes diabétiques, qu’est-ce que cela vous a fait ?
MF : Un sentiment incroyable ! En tout humilité, je n’écris pas de la poésie, je me rends bien compte de la qualité de ce que j’écris [rires]. Je n’avais jamais participé à ce genre de concours ou de lecture critique de ce que je pouvais écrire, et j’imaginais que ça ne devait pas intéresser grand monde. Alors faire partie des Lauréats m’a fait énormément plaisir. Et puis les commentaires des lecteurs m’encouragent, du coup je vais également lire leurs œuvres s’ils sont auteurs, ça créé des échanges spontanés.

C : Vos deux œuvres lauréates ont été adaptées en podcast. Qu’en avez-vous pensé ?
MF : Pour Ode aux anonymes diabétiques, ça a été un sentiment d’abord très bizarre : la personne ne le lisait pas comme je l’aurais fait. On entend une lecture étrangère de quelque chose qui vous est très personnel : on a le sentiment qu’on nous a dérobé quelque chose [rires]. Puis je l’ai réécouté plusieurs fois et j’ai pu l’apprécier. Ça donne un relief nouveau à ce qu’on a pu écrire. Quelque part, on sait que chaque lecteur a sa propre interprétation d’une œuvre, sa propre façon de l’aborder ou de la recevoir… mais lorsque c’est lu, ça saute aux yeux ou plutôt aux oreilles !

C : Avez-vous une citation à partager ?
MF : « Vivez chaque jour comme s’il était le dernier…. Vous finirez par avoir raison ! »