Ce jeudi, Meli – ou Mélissa Caiola – s’est prêtée au jeu de l’interview. Elle revient sur ses deux oeuvres lauréates, Dans les yeux d’une danseuse pour le Grand Prix Automne 12 et Le rhume taquin au Printemps 14, et nous parle de danse, de légèreté et de James Dean.

Coralie : Bonjour Mélissa ! D’où vient votre goût pour l’écriture ?
Mélissa : J’ai toujours bien aimé écrire, au début dans mon coin quand j’en avais envie et besoin et puis j’y ai pris goût. J’ai fait quelques concours, qui me permettaient d’écrire sur des thèmes donnés mais aussi de partager ce que je faisais, d’avoir des avis extérieurs et plus neutres. Sur Short Edition, des personnes que je ne connais pas viennent lire mes textes, les commentent et m’encouragent. Tout cela est très important à mes yeux.

C : Quelles sont vos sources d’inspiration ?
M : C’est un peu tout, la vie quotidienne en général. Je suis institutrice en maternelle, c’est peut-être pour ça que je garde un esprit un peu enfantin. Tous mes textes portent sur l’imaginaire car c’est une chose à laquelle je suis très attachée. J’aime beaucoup jouer avec les mots, faire des métaphores, créer des univers imaginaires et décalés. Ça peut aussi venir d’auteurs comme Jane Austen pour la littérature anglaise, ou Guy de Maupassant dont j’aime l’écriture : je trouve que ses livres se lisent facilement tant son style est délicieux. Sans forcément être classique, j’ai aussi beaucoup aimé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer. C’est super bien écrit, avec un style léger et plein d’humour, j’aime beaucoup les romans de ce genre.

C : Vous avez été lauréate avec Dans les yeux d’une danseuse et Le rhume taquin : qu’est-ce que ça vous a apporté ?
M : En fait Dans les yeux d’une danseuse est le premier texte que j’ai envoyé à Short Edition. J’avais choisi un module d’écriture dans mes études, où l’on devait rédiger un texte sur un thème au choix… J’ai choisi d’écrire sur la danse et quand je suis rentrée chez moi, j’ai continué à écrire sur ce thème. J’ai fait beaucoup de danse et j’adore les peintures de Degas, c’est de mon intérêt pour ces derniers qu’est né mon texte. Il y a une citation de Nadine Gordimer qui dit « La poésie est à la fois une cachette et un haut-parleur ». J’avais publié sous un pseudo – même si c’est un diminutif – et cachée derrière mon ordinateur, parce que dévoiler un texte c’est un peu dévoiler une partie de soi, et ce n’est pas toujours facile. J’ai eu la chance d’être sélectionnée et publiée, ça m’a donné le courage d’assumer : j’ai mis ma photo, je dévoile aux personnes de mon entourage que j’écris. Ça m’a vraiment donné plus confiance en moi et en mes textes. J’écris beaucoup plus maintenant et laisse davantage libre cours à mon imagination.

C : Avez-vous des projets en cours ?
M : Je me suis découvert une passion pour la poésie et la création de mondes imaginaires. J’aimerais vraiment écrire un livre pour enfants en y mettant beaucoup de poésie. Et pourquoi pas écrire tout le temps ? Ecrire du court, du long, un roman. Pour l’instant, je n’en ai pas le temps avec mes études et activités, mais peut-être plus tard !

C : Y a-t-il une citation que vous aimeriez partager ?
M : J’aime beaucoup celle de James Dean qui est assez connue « Dream as if you’ll live forever. Live as if you’ll die today. » (Rêve comme si tu allais vivre pour toujours. Vit comme si tu allais mourir aujourd’hui). Je suis un peu « Carpe Diem », je trouve qu’il faut vivre le moment présent !