L'obsolescence (non programmée) de la loi de Moore UNE

Moins célèbre que celle de Murphy ou Lavoisier (le mauvais côté de la tartine et rien ne se perd, rien ne se crée, pour faire court), c’est la loi de Moore qui vient de prendre un coup sur le melon.

Petit topo d’histoire : la loi de Moore, exprimée en 1965 par Gordon Moore, est une loi liée au domaine de l’informatique. Elle stipule que « le nombre de transistors par puce serait doublé tous les 12 mois, et que chaque nouveau transistor coûterait aussi cher que le précédent ». Adopté par les entreprises de constructeurs informatiques de la Silicon Valley, cette loi est progressivement devenue : les micro-processeurs, chaque 12 mois, seront deux fois plus puissants mais ne coûteront pas plus cher au consommateur. Ce qui est encore le cas. Mais ce n’est pas un hasard : les fabriquants s’entendent depuis des années sur leurs plannings pour tenir ce fameux délai posé par la loi de Moore.

Mais, pas de bol pour Gordon, un nouvel élément s’est invité dans l’équation : la course à la miniaturisation. Car sauf en produisant des éléments de plus en plus petits, impossible de doubler la capacité des micro-processeurs. Faute de quoi, nous nous retrouverions avec un matériel de taille de plus en plus imposante.

Conséquences : les scientifique l’annoncent, la loi de Moore est en passe de devenir obsolète.

Pourquoi ?

Parce que pour produire de plus en plus petit, les coûts augmentent et qu’il devient impossible alors de respecter le principe de prix équivalent au produit précédent.

Et pourquoi ce revirement intéresse-t-il le consommateur ?

Parce que la loi de Moore a muté : elle est devenu ce que l’on appelle le « more than Moore » : plutôt que d’augmenter leur capacité, le but du jeu est d’augmenter les compétences des micro-processeurs, en y intégrant le Wi-fi, le GPS, etc…

C’est vrai que quand on y pense, d’année en année, c’est fou comme le confort d’utilisation des machines changent. Vous vous souvenez du bruit des bons vieux modems, par exemple ? Ou du temps d’allumage des anciens PC ?

Ne me dites pas que « c’était mieux avant », quand même…

A demain,

Matteo