J’ai toujours été fasciné par les dystopies, les fameux et classiques Nous autres (Zamiatine), 1984 (Orwell), Brave New World (Huxley) ou, plus récemment, The Handmaid’s Tale (Atwood) et La Zone du dehors (Damasio). Malgré un schéma narratif toujours relativement similaire, chacune de ces lectures a été très forte, révoltante et, la plupart du temps, bouleversante.

Dans la liste des plus célèbres, il y a bien sûr Farenheit 451, et c’est l’objet de mon billet du jour. Dans ce roman d’anticipation particulièrement noir, Ray Bardbury imagine une société oppressive qui consume la culture, et plus particulièrement la littérature. Les pompiers sont en effet chargés de traquer et brûler tous les livres, devenus des objets interdits.

Super Terrain, un collectif d’artistes et de designer français, mène un super projet éditorial qui met en valeur cette fameuse intrigue. Il s’agit d’une édition spéciale de Farenheit 451 dont les pages sont complètement noires, comme calcinées : pour lire les lignes de Bradbury, il suffit de faire brûler le papier. Non seulement c’est très étonnant et ludique, mais en plus, ça prend en quelque sorte le contre-pied de l’autodafé à l’œuvre dans le roman : la chaleur n’est plus destructrice, mais révélatrice.

300 exemplaires seront tirés et les préventes sont ouvertes ! Pour un exemplaire numéroté et signé, le texte du roman en version originale, le tout dans un coffret, comptez 330€. Ajoutez quand même le prix des briquets jetables nécessaires à la lecture 😉

Pour les soutenir, c’est ici.

A bientôt

Matteo