Troisième (et avant-dernier) volet des shorts anecdotes suédoises : le logement.

Rappelons, à tous ceux qui ne suivent pas les épisodes de ce futur best-seller ressuscitant le genre du feuilleton et nous rappelant que Robert Sabatier est mort cet été, que je suis allé à Stockholm, en cette fin d’été, (sans allumettes), rejoindre un de mes amis cherchant un appart’ à Stockholm.

Nous l’appellerons Timothée parce que c’est un très joli prénom et parce que cela lui garantit un certain anonymat, à l’heure où shortEdition célèbre son 700ème fan sur Facebook.

Je suis donc allé rejoindre mon pote Tim en me disant que ce serait l’histoire de 2 à 3 jours de short-recherche sur internet.

J’ai très vite déchanté.

Le nom du « bon coin » suédois aurait dû me mettre la puce à l’oreille : blocket. Et en effet, on a été complétement blocket. Il n’existe pas d’agence immobilière en Suède. Soit les échanges se font de la main à la main, soit l’Etat gère directement les logements de la ville. Résultat, les gens s’échangent les appartements, ou font la queue dans ce qu’on appelle des « loteries » pendant plusieurs années pour avoir la chance de louer un appart’ dans le centre de la ville.

Les étudiants eux-mêmes ne sont pas sûrs de pouvoir obtenir un appartement dans la ville, si bien qu’ils s’y prennent parfois 2 ans à l’avance pour avoir une chambre dans un logement étudiant. Certains Erasmus, comme cette espagnole rencontrée en auberge de jeunesse, sont mêmes contraints de rentrer au pays faute de lit et de lieu où dormir.

Dieu (des voyageurs intrépides) merci, Tim a fait marcher la corde patriotique et un de ses camarades de promo, 1 Français solidaire, lui a proposé de l’héberger le temps de trouver un point de chute.

Et, en attendant, Tim médite sur la probabilité de finir comme la petite fille aux allumettes, seul, dans le froid, en short…

À demain !

Côme