Premier point, je ne répondrai pas aux remarques de mes camarades de jeu. J’y ai bien réfléchi : j’ai décidé de les ignorer superbement !

Oui je n’étais pas à La Matinale, oui je suis parti en week-end… et alors ?… !

Le résultat est là : je suis en pleine forme.

Et heureux de vous retrouver.

Parlons de Léautaud maintenant. Paul Léautaud (1872 – 1956).

Philippe Delerm, le père de la gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, s’est cogné l’intégralité de l’oeuvre de cet écrivain à la trogne bien connue de vieil anar amoureux des chats  et de toutes les bêtes de la création, vivant seul dans sa maison de Fontenay. Un poil dandy et complètement misanthrope.

En 150 pages, il en fait le portrait.

2 heures de lecture amusantes.

On y découvre les multiples facettes d’un personnage que l’histoire de la littérature a rendu trop simple.

On y comprend aussi que Léautaud – anti-droite, anti-gauche, anti-école obligatoire, anti-chauffage central, un peu antisémite sur les bords, anti-presque tout – n’aimait pas la société des hommes… et qu’il n’avait pas connu, enfant, la chaleur de l’amour familial et parental. Avec un père s’occupant surtout de sa carrière (ratée) au théâtre et une mère partie alors qu’il était très jeune.

On y apprend enfin qu’il a finalement peu publié, qu’il a tenu un Journal littéraire publié à partir de 1940 faisant l’essentiel de son oeuvre… et surtout qu’il aurait pu avoir une très grande carrière littéraire s’il avait saisi les occasions se présentant à lui – notamment d’avoir le Prix Goncourt entre 1904 et 1908 – mais qu’il refusait de saisir les opportunités que son talent lui offrait par une sorte de fascination mélancolique pour l’échec ou le chagrin.

La rudesse de sa dernière phrase, prononcée sur son lit de mort à l’infirmière qui s’occupait de lui, a donné son titre au bouquin de Philippe Delerm : « Maintenant, foutez-moi la paix ! »

Maintenant, foutez-moi la paix !
Philippe Delerm, 2006
Broché, 10 € 17
Folio, 4 € 56 (neuf), 1 € 18 (occasion)
eBook ? Il semble ne pas exister en format numérique…

A demain.

Mattéo !