Yasushi Inoué, vous connaissez ?

Cet écrivain japonais (1907-1991) a reçu, pour sa nouvelle Le Fusil de Chasse, le prix Akutagawa en 1949 . L’équivalent de notre Goncourt !

Moi, j’ai beacoup aimé.

L’auteur est aussi le narrateur : suite à la publication d’un poème, « Le Fusil de Chasse », dans un magazine de chasse, un chasseur nommé Josuke Misugi répond à Inoué. Troublé par le poème, il l’invite à lire 3 lettres personnelles…

3 lettres, pour 1 nouvelle, qui nous permettent de reconstituer un drame amoureux : celle de la fille en peine de Misugi, celle de sa femme délaissée et enfin celle de sa maîtresse, Saiko… Vous me suivez ?

Au centre, un homme désemparé à qui il ne reste plus grand chose.

Cet habile croisement de points de vue nous permet de comprendre les ressorts de la passion adultère de Misugi pour Saiko, et la souffrance qu’elle a causée.

On se laisse entraîner par le style sobre et poétique. Au fil des lettres, l’amour et le regret se mêlent à la beauté de la nature japonaise…

A lire, de préférence sous un cerisier en fleur !

A demain,

Matteo

–> Le Fusil de Chasse, 3,90€, Le livre de poche, 87 p.