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On va bientôt attaquer le bilan de l’année 2016 et, dans le bilan culturel, il y aura la sortie de la corrida du patrimoine français, intervenue le 27 juillet dernier.

En 2011, aux côtés de la ganterie en peau, de la dorure du métal, des fêtes de Dax et autres, la corrida était entrée au patrimoine culturel immatériel français (les liens ici, si vous souhaitez découvrir la liste).

Mais les associations dénonçant la corrida ont gagné, et les matadors ont perdu. Alors attention, ça ne signifie pas qu’il n’y aura plus de corrida en France, mais seulement que cette dernière perd en sacralisation, et devient donc plus facile à interdire, par la suite, grâce à la législation. Et qu’elle perd ses chances d’entrer dans le patrimoine mondial de l’Unesco.

Il y a beaucoup d’antis dans mon entourage mais je confesse avoir une position assez neutre sur le sujet. Ni vraiment pour, ni vraiment contre… Je ne suis pas fana de la dimension virilement ostentatoire de l’affaire mais le gars, au milieu, en costume à paillettes, joue quand même avec sa vie, pour aider ceux qui sont autour à se faire peur. Et pour gagner la lumière qui sied bien à son habit… et les € qui vont avec.

Abattoirs, gavage des canards, corrida… Il y a de la barbarie cachée dans tout cela, mais un artiste comme Picasso magnifiait la corrida, il me semble. Manet aussi.

Il y a une dimension sacrificielle, rituelle et scénique qu’il ne faut pas négliger. De la boucherie et de l’art… Sans être robinet d’eau tiède, on a le droit de ne pas avoir un avis tranché ?

A demain,

Matteo

 

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Pablo Picasso, Corrida III ou Picador, 1934.

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Pablo Picasso, La petite corrida, 1957.

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Edouard Manet, La corrida, 1864, Frick Collection, New York.

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Edouard Manet, L’homme mort, 1864-1865, National Gallery of Art, Washington.