Le concours, très utilisé dans notre société moderne, est un mode de sélection bestial, cruel et ô combien aléatoire.

Propice au hold-up, il plaît aux challengers qui le trouvent beau par son coté imprévisible,  permettant à un concurrent que personne n’attendait,  de sortir du bois au dernier moment pour rafler la mise.

Le concours est assimilable à un poteau de cage de foot : à droite, c’est but, à gauche, c’est six mètres. Face à cette situation, il existe deux catégories de gens, la première catégorie composée des surdoués et des touristes, s’arrangent pour éviter le poteau. Les surdoués marquent sans se poser aucune question, les touristes tirent à coté sans vivre un drame personnel.

La seconde catégorie, plus joueuse, n’évite pas le poteau. Parfois ça rentre, parfois ça sort, et plus le risque est grand, plus l’euphorie de la victoire est intense… mais plus l’échec, aussi, est amer.

Pour ces gens-là, la vie (avec tous ses concours) est une succession  de poteaux et de barres qui, selon leur humeur du moment, feront d’eux les futurs médecins, les futurs ingénieurs, les futurs commerciaux, mais aussi, pour certains, les futurs gagnants…  des Prix de la short Littérature.