On est tous sensible de manière différente à ce que les autres pensent de nous. Il y a de tout : de ceux qui s’en fichent à ceux qui n’osent rien faire, tétanisés par la peur de ce que les autres vont penser. Il y a même ceux qui disent qu’ils s’en fichent alors qu’en fait, consciemment ou inconsciemment, ils y attachent une certaine importance… qui les paralise dans certaines situations.

Et c’est mon cas… mais il ne faut pas me le dire parce que je ne le sais pas encore !

Je vous ai parlé il y a quelques jour de notre théorie des baby steps en vous proposant de faire des petits pas courts mais bons (ces fameux baby steps), en dehors de votre zone de confort pour vous apprendre à vous exposer un peu.

Eh bien, j’ai aussi fait mes devoirs de vacances.

Pour travailler sur ma préoccupation ridicule de l’image que je donne aux autres, je me suis, dans un premier temps, teint le cheveux en vert, et dans un deuxième temps, fait une crête (verte) sur la tête. Ayant maintenant l’air très ridicule, j’ai définitivement abandonné l’objectif presque obsessionnel de donner une bonne image de moi chez les gens. Parlez-en à ma grand-mère, elle ne s’en remet pas. L’expérience étant terminée, je vais me couper cette crête rapidement. Vivement fin août…

Paola, qui chapeaute toute l’organisation de La Matinale de la short Littérature, travaille – elle aussi – le baby step. Le problème de Paola, c’est qu’elle est beaucoup trop gentille avec les autres. Elle se sacrifie trop pour la collectivité. Pour l’aider à se soigner, on la challenge en lui donnant des missions, comme par exemple prendre la dernière chouquette du goûter : ça a été dur, elle a essayé de résister mais elle y est arrivée !

Côme, que vous connaissez bien par le blog, a essayé aussi, mais il a échoué. Il avait pour mission d’aller rapporter les doubles de la porte du bureau qui ne marchaient pas et de se les faire rembourser. Le serrurier (un vrai voleur) nous a expliqué qu’il était aussi embêté que nous (vraiment ?), qu’il ne pouvait rien faire mais qu’il ne pouvait pas nous rembourser. Côme, qui n’aime pas le conflit, n’a pas voulu lui répondre quoi que ce soit et il est reparti la queue entre les jambes, se déclarant vaincu.

Pour sa défense, Annabel, la responsable des relations auteurs, qui n’a pas eu besoin de sortir de sa zone de confort pour harponner le serrurier, n’a pas non plus réussi à le faire changer d’avis : il assure que sans la serrure, il ne peut rien faire. On envisage donc de démonter la porte du bureau et son chambranle et de lui apporter l’ensemble pour qu’il constate de lui-même. Et on pourrait même envoyer Côme pour qu’il affine sa gestion du conflit !

Je commence un livre sur le sujet de la short step. Je vous en parle donc dans quelques jours…

Quentin