Petite minute art contemporain… ma copine veut que je vous parle de l’exposition du peintre Philippe Cognée, au Musée de Grenoble.

L’artiste nantais (né en 1957) peint les objets du quotidien et le monde urbain à partir de photographies.

Réaliste, mais pas seulement !

Il donne un rendu troublant à ses tableaux avec des contours flous et des couleurs qui débordent… une façon de représenter « le visible en mouvement permanent » paraît-il.  Il utilise un subtil mélange de cire d’abeille et de pigments de couleur pour peindre des photos ou des extraits de vidéos, puis les recouvre d’un film plastique sur lequel un fer à repasser chauffe la cire pour la liquéfier. La cire fond, il retire le film… et bingo, c’est fini. « L’image semble alors piégée sous une surface glacée« .

Le tableau d’une banale baignoire en émail (Baignoire) a marqué ma copine (qui est très sensible) : « c’est comme la baignoire du poème de Rimbaud, Vénus Anadyomène, si si ! Le cercueil de vert en fer blanc » !

Il y avait aussi des scènes de foule, des HLM, des carcasses de viande sanglantes, les bâtiments de Google vus du ciel, un champ de colza, les rayons promo de Auchan, et même des crânes verts et roses qui s’embrassent sur fond jaune…

Quel hétéroclisme ! J’ai eu du mal à suivre, mais il paraît que c’est mieux en vrai…

L’expo est achevée, mais je vous ai apporté des informations ici.

A demain,

Matteo