Fanny mise au ban

Singapour, son rythme frénétique, ses gratte-ciels, son futurisme. Et ses tabous empoussiérés ! L’Autorité du développement des médias (ADM, organisme de contrôle et même de censure des livres, films, chansons, web contenus, etc…) a décidé en fin d’année de retirer 240 ouvrages de sa liste noire, dont le premier roman « érotique » publié en… 1748, que ma copine a lu – je n’ai pas fréquenté cette Fanny-là – et n’a pas trouvé très effarouchant.

Les Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir, écrit en prison par John Cleland et d’abord interdit par l’Eglise anglicane… est sorti de l’index laïc singapourien. Interdit à la vente depuis 1964 – une scène de flagellation avait, semble-t-il, achever de convaincre le jury de sa lubricité -, le livre peut à présent être vendu dans les librairies singapouriennes.

Le monde change, ma p’tite dame…

A demain,

Matteo