Je n'allais tout de même pas mettre la couverture du livre, elles sont belles et appétissantes ces carottes au moins

… je vais dire du mal d’un auteur et d’un bouquin (je grille mon joker de l’année !).

Il a été publié en 2007 par les Editions du Rouergue (Actes Sud) puis en poche dans la collection Babel (Actes Sud).

Nur.

C’est le titre et ça veut dire seulement en allemand, ça se prononce Nour et (quand on le prononce à l’allemande), ça veut dire lumière en arabe.

Je l’ai acheté parce que c’est un roman court (61 petites pages), parce que la notice bibliographique de l’auteur est alléchante (un auteur déjà publié à plusieurs reprises par des maisons d’édition réputées) et parce que je me spécialise – pour vous – dans les lectures courtes depuis maintenant 18 mois.

38 minutes de lecture + tard, une grande déception et même une profonde irritation.

C’est le texte d’un auteur qui se regarde écrire en racontant la relation extra-conjugale entre un homme qui rencontre une femme au cours d’un voyage d’affaires en Asie. Des répétitions ultra répétitives, un ton professoral qui se veut celui d’un anthropologue expérimenté, des infinitifs à n’en plus finir… Zéro fluidité, zéro épaisseur, zéro tension, zéro surprise dans l’histoire tant l’écriture prend de place. Pédant et boursouflé.

L’auteur écrit peut-être bien d’habitude, mais là, non.

C’est trop.

Voilà pourquoi j’ai décidé de m’offrir une petite entorse – qui restera une exception – à la règle qui veut que je préfère dire des choses positives que prendre la posture du critique, cynique, aigri et finalement jamais satisfait du travail des autres.

Merci de ne pas m’en vouloir !

A demain,

Mattéo

> Nur, Arnaud Rykner, 2007, format poche Babel, 5 € 32, format broché Rouergue à 7 € 79, pas de format numérique déclaré

Pour chercher le prix sur Internet, voici ce que j’ai trouvé, publié dans Télérama le 3 mars 2007 : « Ce texte bref, fulgurant, volontiers incantatoire, s’écoute autant qu’il se lit. Car c’est une voix dont il s’agit. Une voix d’une vibrante intensité, infiniment présente… » Je crois que je ne suis pas d’accord. Du tout ! Je me demande d’ailleurs si le journaliste ne connaîtrait pas l’auteur par le plus grand des hasards…