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Les bénéfices thérapeutiques de la lecture ne sont plus à prouver : les grands lecteurs sont réputés être plus sensibles, plus empathiques, davantage capables d’analyser les sentiments des autres et de se mettre à leur place. Ils ne sont pas parfaits… mais ils devraient l’être !

Pas très étonnant alors, mais cependant très réjouissant, que les policiers de Londres aient choisi d’étendre le pouvoir des livres à leurs gardés à vue ! Je n’ai pas trouvé de date précise concernant le début de cette initiative. On sait en revanche que c’est un policier volontaire de Londres qui a introduit le projet dans les commissariats. En partenariat avec une association de bienfaisance, Give A Book, qui distribue des livres aux écoles et aux prisons, les policiers sont parvenus à offrir aux prisonniers un joli choix de lectures, et en plusieurs langues.

Pour l’info, la lecture en prison en Grande-Bretagne a été grandement freinée par une limitation légale, datant de 2013 et visant à réduire fortement l’entrée des livres en prison, par peur qu’elle ne s’accompagne de trafics de produits illicites. Cette mesure avait incité de très nombreux et fameux écrivains (Salman Rushdie, Ian McEwan, Philip Pullman, Irvin Welsh, etc.) à rédiger une belle lettre ouverte pour combattre cette interdiction. Dans cette lettre, cette citation : « les livres représentent une bouée de sauvetage derrière les barreaux, une manière de nourrir l’esprit et de remplir les nombreuses heures que les détenus passent enfermés dans leur cellule ».

La curatrice de l’association Give A Book a bien l’air de partager cet avis puisqu’elle affirme que « la lecture peut ouvrir une porte et aider à transformer la vie des gens ».

On a du mal à ne pas être d’accord avec elle, non ?  

A demain,

Matteo

Note : vous avez peut-être reconnu l’image extraite du film Les Evadés (Shawshank Redemption, pour ceux qui pratiquent la VO) !