Un jour, ma copine a réalisé un jeu d’écriture avec une amie : sur une feuille de papier, chacune à son tour écrit une phrase puis replie la feuille afin de la cacher. Seul le dernier mot est visible, et à partir de ce celui-ci, l’autre doit continuer l’histoire.

Vous pouvez rire ! L’exercice est un peu naïf, mais quand les inspirations se rejoignent, le résultat est cohérent, voire poétique !

Jugez par vous-même :

« Lorsqu’elle était aimée, elle se sentait heureuse, comme si
le sel des heures était dissolu au soleil, brûlant,
aussi intensément que ces volcans qui explosent à des kilomètres sous les mers, illuminant
la désillusion d’enfants abandonnés, qui
rêveraient de glace au persil en volant sur des hippogriffes, chassés par les prostituées de la nuit,
portant des robes de miel qui flottent dans le vent et leur donnent l’apparence de
bulles, qui éclatent aussi vite qu’on les effleure, qui disparaissent aussitôt qu’on essaie d’en faire l’expérience. Nous souviendrons-nous toujours de ce feu-là ?
Et ensuite je décidai que mes résolutions de printemps devraient aussi inclure la chasse aux papillons et
aux crabes dans la mer, rien qu’une journée mais
j’eus faim et je me mis à manger une pizza aux chips au goût de glace à la noix, et cela me remplit de joie,
de SOLEIL. »

Plutôt mignon, non ?

Cela rappelle un peu l‘écriture automatique qu’utilisaient les surréalistes. Un principe de création littéraire, qui consiste à laisser les mots jaillir de façon inconsciente, sans faire appel à la raison… Essayez si ça vous tente !

A demain,

Matteo