J’ai entendu Philippe Starck, le designer, résumer l’apport d’Andrée Putman au design et à l’architecture antérieure : « elle a débarrassé le luxe et l’élégance du bling-bling… c’est un apport majeur, un acte politique ».

Il n’a pas dû vous échapper que cette grande inconnue des gens normaux venait de s’éteindre à 87 ans !

Issue de la grande bourgeoisie lyonnaise, cette femme – qui avait caressé le projet maternel d’être concertiste puis compositrice – a compris vers 20 ans ses limites et renoncé à la musique… Elle a d’abord pris ses distances avec son milieu. A vidé sa chambre de tout… n’y laissant qu’un lit, une table et un tableau de Miro. A travaillé au contact d’artistes, notamment à la revue Fémina. S’est faite styliste. A aussi – + tard – lancé les lithographies à 100 francs pour les magasins Prisunic dans le but de démocratiser l’accès à l’art.

Et c’est à 53 ans seulement, après son divorce – une nouvelle rupture -, qu’elle s’est lancée dans le design et l’architecture intérieure, simplifiant les intérieurs haut-de-gamme, décloisonnant les pièces (le salon, la chambre, la cuisine), inventant le loft rive gauche… et devenant une figure internationalement reconnue.

Parcours sympa…

« Le luxe pompeux est une chose polluante qui me fait horreur. Je m’intéresse à l’essentiel, à la charpente, à la colonne vertébrale des choses ».

Elle devait aimer le court !

A demain.

Mattéo