Ce jeudi, c’est Simon Bouly, alias Coco L’Asticot, qui a répondu à nos questions ! Etudiant en Lettres Modernes, il a été Chouchou du Comité éditorial avec sa nouvelle C’est trop tard. Il nous parle de cette expérience, mais aussi de sa préférence pour les « méchants » et pour Stephen King.

Coralie : Bonjour Simon ! Peux-tu nous dire d’où te vient ton goût pour l’écriture ?
Simon : Je n’écris pas depuis si longtemps… Enfin, j’écrivais des petits textes quand j’étais petit : par exemple, j’avais écrit une histoire sur un carnet, Le retour des dinosaures ! [rires] Là ça fait un an ou deux que j’ai recommencé, suite à ma vie personnelle et mes lectures. Il m’est arrivé quelques pépins l’an passé, et on dit toujours que c’est ce genre de choses qui déclenche l’écriture…
J’aimerai bien passer à la publication, mais pour l’instant j’ai écrit neuf nouvelles, et je n’ai pas tellement de temps pour continuer à écrire…

C : Dans C’est trop tard, tu arrives à maintenir le suspens tout le long de la nouvelle… Est-ce que tu lis beaucoup de littérature de ce genre ?
S : Je suis fan de Stephen King, j’ai toutes ses œuvres depuis le début… même s’il est né avant moi ! [rires]. J’aime beaucoup son écriture, plus que son monde, et j’essaye de m’en inspirer. Ce n’est pas un auteur qui te prend par la main, il le jette dans l’intrigue ! Il passe sur des dimensions, sur des périodes, c’est vertigineux.
Avec C’est trop tard, je me suis rendu compte que c’était très difficile de garder le suspens aussi longtemps. Lorsque je l’écrivais, je n’arrêtais pas de me dire que le lecteur devait bien se douter de la fin !

C : Où trouves-tu l’inspiration pour tes nouvelles ?
S : Le plus souvent, c’est inspiré d’un fait divers ou de blagues que je trouve drôle et dont je me dis qu’on pourrait la transposer en histoire. En fait, j’ai l’idée de la chute de ma nouvelle, et je sais déjà comment je vais prendre le lecteur par surprise. Alors je la note, et quand je rentre chez moi, je la tape, en un seul jet la plupart du temps. Ça a été le cas pour Une journée à la plage par exemple. Mais je ne pourrais pas m’imposer un thème, je ne m’en sortirai pas. J’ai envie de faire ce que je veux avec mon monde, de brutaliser mes personnages, de les malmener ! [rires]. J’aime pas trop les gentils personnages, je suis plus passionné par les « méchants ».

C : A part Stephen King, quel genre de littérature lis-tu ?
S : Je lis tout ce qui me passe sous la main. Mon rêve c’est d’avoir tous les livres du monde et une bibliothèque géante. En ce moment, les nouvelles m’intéressent plus, mais je viens par exemple de finir le Trône de Fer… J’attends que le prochain tome sorte ! Je regarde aussi la série, mais l’avantage du livre, c’est qu’on y lit les vraies pensées des personnages, alors que dans la série, on ne sait pas trop, il y a des pourris et des semi-pourris ! [rires].
Enfin, je suis quand même plutôt fantastique et science-fiction. J’ai tous les classiques : Dracula, le premier Frankenstein [Mary Shelley], Bradbury, Orwell, etc. Mais je n’aime pas Harry Potter, tout ce qui est enfant ça me crispe, je ne sais pas pourquoi !

C : Pour revenir sur shortEdition, que t’as apporté ton expérience de Chouchou du Comité éditorial ?
S : C’est tout simple, de la confiance en moi. Je suis plutôt quelqu’un d’anxieux, et shortEdition c’était ma première expérience. Quand on dépose un texte et qu’on voit que 500 personnes l’ont lu ou aimé, c’est impressionnant. Ça m’a donné envie de continuer, j’essaye de persévérer quand j’ai le temps. J’ai aussi lu de bonnes choses sur le site, et dès que j’ai le temps, j’y vais.

C : Y a-t-il une citation que tu aimerais partager avec nous ?
S : J’ai lu quelque part « On écrit parce que personne n’écoute », de Georges Perros. C’est toujours une part de soi qu’on couche sur le papier, et c’est mon cas : tout ce que je ne peux pas dire, je l’écris.

C : Merci Simon pour cette interview, et à très bientôt !
S : Merci, à bientôt !

Interview réalisée par Coralie Bailleul.