14417562

Voltaire, Flaubert, Stendhal, Proust, Blalzac, Maupassant, Camus, Verlaine… Ils ont tous malmené la langue académique, fait des fautes d’accords ou d’orthographe, inventé ou déformé des mots… approximations qui ont échappé à leurs éditeurs et aux correcteurs de ces éditeurs. C’est Anne Boquel et Etienne Kern, qui, après avoir patiemment recensé toutes ses fautes en relisant un gros morceau du patrimoine littéraire français, nous le révèlent dans leur ouvrage Les Plus jolies fautes de français de nos grands écrivains.

Alors trouvez donc où se loge la faute et soyez réconforté : voir Hugo conjuguer dissoudre est vraiment très rassurant !

Le souvenir de ses tripotages dans les gouvernements républicains lui nuisirent (…)
Balzac, «la Vieille fille»

Eau, quand pleuveras-tu ?
Baudelaire, «le Cygne»

Jusqu’à ce qu’il s’en aille en cendre et se dissoude.
Hugo, «Dieu»

Quelle joie de voir une pervenche poindant sous la neige !
Balzac, «l’Interdiction»

La compatissance et la tendresse d’une jeune fille possèdent une influence vraiment magnétique.
Balzac, «Eugénie Grandet»

C’est ce que je demande, s’écria-t-elle, en se levant debout.
Stendhal, «le Rouge et le Noir»

Tout le mal n’est que dans ces cinq lettres B, R, U, L, A, R, D, qui forment mon nom.
Stendhal, «Vie de Henry Brulard»

Il est onze heures, répéta le personnage muet (…)
Balzac, «la Bourse»

[La femme de chambre] lui cria deux mots à voix basse.
Balzac, «la Muse du département»

[Il] l’atteignit si furieusement de son poignard qu’il le manqua.
Balzac, «la Femme de trente ans»

J’étais déjà moins inquiet depuis ayant eu un prof en fac, grade exceptionnel au CNRS, qui faisait 5 fautes d’orthographes par ligne et qui ne pouvait faire sortir un doc de son bureau sans l’avoir fait passer par celui de sa secrétaire. Mais, là, c’est + fort !

A demain,

Matteo

Les Plus jolies fautes de français de nos grands écrivains, Anne Boquel et Etienne Kern, Payot, 166 p., 12 euros
les plus jolies fautes_G.indd