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Voilà une découverte (courte) que j’ai faite hier soir : l’origine de l’expression : « être au 7ème ciel ».

Dans l’Antiquité, nos ancêtres Grecs – qui furent les arrière-grands-parents de nos ancêtres les Gaulois – se représentaient le cosmos en différentes strates, au nombre de 7, la septième et dernière étant la plus proche d’un 8ème étage virtuel, hors catégorie, strictement réservé aux Dieux.

Etre au septième ciel signifiait donc être le plus près des Dieux, le plus près du bonheur. Sans précision sur la tapisserie et la configuration du lieu.

Et l’expression a résisté au temps et aux découvertes de Nicolas Copernic…

Marrant. D’ailleurs, ma copine a souri… Quand je lui ai demandé – dans un accès un peu ridicule de romantisme – s’il y avait une photo me représentant, seul ou avec elle, dans son ciel.

Une question pour finir : votre 7ème ciel, il ressemble à quoi ?  

A demain,

Matteo

… allez-y !

C’est 1 h 15 de lecture aléatoire.

Avec Tête de lecture, 17 h 30, à la Loge, à Paris 11, 77 rue de Charonnes (m° Charonnes, Bastille, Ledru-Rollin) qui est actuellement – dixit les connaisseurs – the place to be (le lieu branchouille) de la création musicale et théâtrale.

On vous l’a recommandé le mois dernier. Et on aime tellement le principe que Short Edition et Tête de lecture seront partenaires à partir de janvier 2014 !

Yves Heck, comédien, est aux manettes. « Votre désir de spectateur est au centre de la soirée. Apportez un texte court (5 min max) que vous aimeriez entendre. Si le hasard vous désigne, je le lirai eu débotté ».

Vous pouvez apporter un texte dont vous êtes l’auteur. Mais, soignez-le, car vous montez sur scène, sur le côté, pendant que le comédien lit… Voilà qui vaccine de l’envie de venir avec un truc nul pour payer moins cher mais qui peut permettre de vivre un grand moment !

À chaque rendez-vous, il y a un invité VIP – cete fois c’est Marie Nimier (Je suis un homme, Gallimard, 2013) à qui trois moments sont confiés : trois extraits de ses œuvres, choisis par elle avec explication rapide.

Tarifs : 12 €, pour les spectateurs aux mains vides ou 8 €, pour les personnes apportant un court texte au lecteur.

A dimanche…

Matteo

La Fête des services est une manif’ inventée par le Ministère du redressement productif et par La Poste pour promouvoir les services innovants – ceux qui changent (vraiment) la vie des Français ! – et les jeunes entreprises qui les inventent.

Il y en avait 476 au départ… et Short Edition a été retenu parmi les 25 nominés retenus en Finale. Il n’y en a plus que 5 dans notre catégorie, celle des services qui rapprochent les gens. Des gens très bien figurent dans cette liste… et notamment, dans une catégorie voisine, le site covoiturage.fr (devenu Bla bla car). On se sent donc en très bonne compagnie.

Je lance ce soir, au nom de toute l’équipe, un appel à votre soutien !

Le Lauréat de chaque catégorie sera en effet désigné par le seul vote des internautes. Le Jury a fait son travail en établissant la sélection, il considère que c’est maintenant aux internautes de se charger d’établir le Palmarès.

Il faut donc voter, vite et bien, pour Short Edition. Sans hésitation.

Et, surtout, faire voter en masse pour Short Edition. Sans hésitation !

Pour faire connaitre le site… et pour faire gagner la vraie bonne cause des auteurs, des lecteurs et de la littérature courte. Il n’y a pas d’€ à gagner mais un peu de reconnaissance et de visibilité dans les médias.

Vous pouvez donc soutenir notre grande et noble cause l’esprit tranquille : la porte de l’isoloir est ici. Ou .  En bas de la page !
Entrez-y, sans hésiter.

Bise, merci (beaucoup) et à demain.

Matteo

 

Le très intéressant post que je vous avais adressé dimanche en fin de journée, a été chassé de la vitrine du blog, dès lundi matin… sans que j’en ai été prévenu.

Intolérable. Prévisible – puisque le lundi, c’est le jour du feuilleton – mais intolérable tout de même.

On essaie en effet de vous priver d’une info majeure.

Comme le mardi, je reprends le pouvoir sur le blog, jusqu’au jeudi, jour d’interview, je décide donc tout seul comme un grand de vous donner une seconde chance de la lire.

Non, mais !

Je disais donc que cet été, j’ai toujours continué à publier, parce que je suis un gars consciencieux (et qui prépare ses absences), mais j’ai été à Jakarta dépenser les sous durement gagnés à shortEd.

Et je suis revenu avec une info commerciale majeure.

L’Indonésie est un pays où le cabinet à la turque est roi. C’est très bon pour l’hygiène, très bon pour les muscles, mais très mauvais pour la lecture de BD courtes, de TTC ou de short stories pendant la pause toilettes. Et pour le business du livre.

Les  Indonésiens y sont tellement habitués que les compagnies aériennes ont jugé nécessaire d’installer un panneau d’information dans les toilettes des avions expliquant comment utiliser le cabinet trône et comment ne pas l’utiliser.

Pour le marché indonésien, shortEd devra faire bien attention…

A demain.

Matteo

Cette semaine, c’est Maxime qu’on a délogé de son bureau ! En quelques phrases, il nous plonge dans un univers de BD et nous ramène en enfance.

Coralie : Salut Maxime ! Pourrais-tu nous résumer ce que tu fais chez shortEdition ?
Maxime : Je m’occupe principalement de recruter de nouveaux auteurs de BD, de regarder ce qui se fait sur différents blogs et différentes plateformes. Evidemment, je m’occupe aussi des échanges avec les auteurs, par exemple à propos de petites modifications à faire ou lorsqu’ils ont des questions.

C : Quelles sont tes références en BD ?
M : J’aime bien quand la BD quitte le format européen. J’ai beaucoup aimé Habibi de Craig Thompson, qui est une BD très longue. C’est une fable sur les Mille et Une Nuits, mais également sur le bouleversement que connaît le Moyen-Orient en ce moment avec la construction de grosses tours , etc. C’est très onirique et très joli.
J’ai aussi beaucoup aimé Freaks’ Squeele de Florent Maudoux : on suit des étudiants qui sont dans une université de super-héros. C’est assez réaliste au sens où ils ont des cours de marketing, de gestion de leur image, ils apprennent à faire leurs costumes, … Ça fait très « teen movie » à la française. Florent Maudoux a bien géré la mise en scène. Je me souviens d’une planche qui montre une héroïne sous forme de Walkyrie, qui passe à travers une verrière, fais un roulé-boulé et monte sur une moto : j’ai rarement vu une action qui soit aussi lisible, c’est très impressionnant.

C : Est-ce que tu fais toi-même de la BD ?
M : J’aimerais bien à force de lire autant de BD ! Mais ça demande une certaine technique et une maîtrise qui n’est pas évidente. Si je sais dessiner sur du papier, à l’ordi c’est plus compliqué. J’ai récupéré une tablette graphique et j’essaye de m’y mettre, mais je suis assez exigeant. Par contre, la grande différence qu’apporte une tablette graphique, c’est qu’il y a plus de liberté avec le dessin : tu peux retourner en arrière, dupliquer, tordre, modifier un trait, apporter des choses, et ton papier ne s’abîme jamais ! Il y a plus de possibilités, et surtout tu peux le partager plus facilement.

C : Quelle est la première BD qui t’a marqué ?
M : La Jeunesse de Picsou de Keno Don Rosa. Il faut bien comprendre que Picsou, Donald et compagnie, il y a eu plein d’auteurs différents qui s’en sont occupés. On croit que c’est Walt Disney qui a fait tous les dessins, mais il n’y mettait que sa signature. Du coup, il y a deux auteurs très bien, qui sont Don Rosa et Carl Barks. La Jeunesse de Picsou ressemble à Forrest Gump, tu as toute sa vie qui repasse en même temps qu’évolue l’histoire de l’Amérique (parce que Picsou est un écossais qui émigre, et participe aux ruées vers l’or !). Arriver à faire une série de BD d’aussi bonne qualité pour les jeunes lecteurs, c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Parce qu’on pense toujours qu’on n’a pas besoin de faire de la qualité pour les enfants, mais c’est faux.

C : Est-ce que, d’après toi, on peut allier communication et BD ?
M : Bien sûr. La BD est un super moyen d’expression, un média, très clairement. Elle fait partie de l’industrie culturelle, on l’utilise de plus en plus dans les publicités, les documents d’entreprise, … J’aime bien citer Pyongyang de Guy Delisle : c’est le document qui m’a le plus appris sur la Corée du Nord, bien plus que tous les articles que j’ai pu lire sur la situation de ce pays.

C : Aurais-tu un livre, un site voire un film à nous recommander ?
M : Un livre : J’ai beaucoup aimé La chute de Camus, parce que ça raconte l’histoire d’un avocat qui est à la poursuite de la perfection, et il y arrive, mais en étant trop parfait il dégringole d’un coup. C’est un écrit très stylisé, tu as l’impression qu’à chaque page tu pourrais faire un commentaire composé sans problème !

Un site : Je lis beaucoup slate.fr, c’est un site d’informations, mais ils sont assez forts parce qu’ils arrivent à être détachés du direct. Ils sont toujours à j+1, ils ont un point de vue et une approche particulière. Ils me fournissent une bonne part des anecdotes que je sors lors de conversations !

Un film : J’ai envie de faire mon original, c’est un film que j’ai vu tout petit et revu il y a pas longtemps : un Winnie l’Ourson, il était très soigné ! Non mais je suis sérieux ! Ça se passait dans un livre, et le film joue avec le livre en tant que support. Par exemple, les lettres tombent lorsqu’il pleut, les personnages sautent de pages en pages et négocient avec la voix off. Le fait d’avoir vu un film de cette qualité m’a poussé à considérer le livre avec suffisamment de liberté, vraiment comme un support. Et arriver à évoquer ça pour un public de cet âge, c’est assez fort. Mais attention, tous les films de Winnie l’Ourson ne sont pas bien ! [rires]

C : On te croit ! Merci pour ton temps Maxime !
M : Merci à toi !

Le Syndrome de Botrange (3/6), Aliénor Debrocq

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de shortEdition.

Des épisodes courts et bons qu’on souhaite faire découvrir à tous nos lecteurs !

Nous ouvrons donc le bal du Feuilleton du lundi avec la nouvelle en six épisodes d’Aliénor Debrocq, Le Syndrome de Botrange.

Retrouvez les épisodes précédents : 1/62/6

Résumé de l’épisode 2. Le docteur Sterm reçoit une nouvelle patiente, une femme, la quarantaine, qui consulte pour une dépression accompagnée de symptômes physiologiques.

Épisode 3
Vagabonde par la fenêtre

Elle n’est pas d’ici. Cela s’entend avant de se voir. Ce léger accent facilement repérable. Cette difficulté qu’elle a à prononcer des termes tels que psychosomatique et benzodiazépine. Et puis cette blondeur. Ce port de tête particulier. Sa démarche. Elle n’est pas d’ici et sans doute y aurait-il là quelque chose à creuser. Une réponse à trouver dans cette étrangeté qu’elle charrie avec elle, quoi qu’elle fasse. Cet exotisme involontaire. Anya. Un prénom jamais entendu, et qu’elle prononce avec tant de détachement – une habitude lasse. Anya. La première fois qu’elle est venue, elle l’a épelé pour moi, le regard perdu au loin, au-delà de l’aire de stationnement de l’hôpital. Elle ne me dévisage que peu. Sans cesse son regard vagabonde par la fenêtre, à tel point qu’il m’arrive de ressentir l’envie de baisser les stores pour nous couper du monde. Je n’en fais rien, évidemment. Rien.

Elle me raconte son histoire lors de notre troisième séance. La plupart des gens attendent moins longtemps. Même ceux qui clament ne rien vouloir dévoiler. Même ceux qui prétendent s’en foutre. Surtout ceux-là. Elle, elle y va par petites touches. Elle me raconte et, tout d’abord, je n’entends pas, je ne suis pas là : c’est la fin de la journée et ma capacité d’écoute est au plus bas. Je songe aux chutes de neige annoncées pour la soirée, je songe qu’il faut que je rentre à temps, qu’ensuite les routes seront bloquées. Je songe que je devrai annuler mes rendez-vous du lendemain. Demander à la secrétaire de le faire et détourner les yeux pour ne pas voir son dépit muet, encore moins l’air de pitié dont elle ne peut se départir dès que je m’adresse à elle. Pauvre type, doit-elle penser. Pauvre type qui n’a pas eu de chance, qui n’a rien pu faire, dont la vie a basculé. Deux fois. Enfant, femme. Pauvre type.
Anya. Elle a enlevé son manteau d’hiver, a lissé ses cheveux, s’est mise à raconter. Je me force à chasser la fatigue de mes yeux, de mes oreilles, à revenir auprès d’elle, à oublier la secrétaire. J’ai rencontré mon mari quand j’étais très jeune, dit-elle. Nous séjournions tous deux dans le Sud, le temps d’un été. C’était le coup de foudre. Nous nous sommes mariés, nous avons voyagé. Puis il a fallu décider d’un lieu où vivre. Je l’ai suivi dans ce pays. Son pays. Adrian, notre fils, est né l’année suivante. Nous avons eu quelques beaux moments, très beaux même, avant de nous séparer voici trois ans. Elle se tait, lève à nouveau les yeux vers la fenêtre, hésite, me fixe soudain. Mon pays me manque, avoue-t-elle. Mon pays me manque mais mon fils est d’ici, je ne peux pas me résoudre à l’emmener ni à l’abandonner à son père. Je ne peux pas. Sa voix devient rauque, se déchire, je me racle la gorge pour annoncer la fin de la séance. Cette fois, c’est moi qui regarde au dehors pour ne pas voir son visage brouillé.
La neige tombe pendant des jours, ce qui est inhabituel dans notre pays. Je reste chez moi, je fais du feu, je lis, le chien de Simon couché à mes pieds. Je traverse la rue jusque chez Suzon. Je l’aide à déblayer son allée. Une fois Jérémie couché, nous regardons un film, cuisinons des magrets de canard, buvons du vin. La crainte que nous ressentions de nous rendre malheureux en passant du temps ensemble s’estompe. Je lui parle de Simon. Je lui dis comme il aimait la neige. Je sais, répond-elle, je sais bien. Il n’y a pas de tristesse dans sa voix, plutôt un vrai bonheur de pouvoir enfin évoquer le passé sans craindre que les foudres du deuil ne nous terrassent. Le lundi soir, alors que nous rentrons après avoir fait les courses à pied, mon portable sonne. Je décroche. Anya. La voix d’Anya. Je suis à l’hôpital, dit-elle. Nous avions rendez-vous. Vous n’êtes pas là. C’est qui ? crie Suzon depuis la cuisine. Je ne réponds pas. Je m’enferme dans le bureau, m’assieds, me racle la gorge. Anya demande : Où êtes-vous, où êtes-vous ? Je coasse : La neige, la neige, la secrétaire, pas prévenue ? Il me semble l’entendre sangloter. Anya ? Je prononce son prénom dans un souffle. Anya ? Dans mon pays, on ne s’arrête pas de vivre parce qu’il neige, souffle-t-elle comme un chat. Je suis désolé. Anya. Désolé. Elle raccroche et je reste là, comme un con, à regarder la bûche flamber dans la cheminée, à sentir la tristesse qui monte, qui monte, sans pouvoir l’arrêter. Suzon me découvre au bout d’un moment. Elle m’entoure de ses bras tandis que je pleure, je pleure comme je ne l’ai plus fait depuis longtemps. Je voudrais lui avouer la cause, mais que dire ? Expliquer, parler de ma patiente ? De cette empathie nouvelle qui soudain me serre le cœur ? Je ne peux pas. Je n’y suis pas autorisé, du reste. Alors je me tais, comme un lâche, et je la laisse me consoler.

Retrouvez la suite : 4/6 – 5/6 – 6/6

participation

Vous n’êtes pas encore partis en vacances et vous passez encore un peu de temps aux côtés de shortEdition ?

Alors faites un tour sur Facebook et découvrez notre concours de l’été.

A gagner : un kit de plage, avec des lunettes, une serviette de bain et un sac, tous customisés aux couleurs de shortEd.
Et surtout, on offre au gagnant deux lectures de l’été : le recueil Moïse et autres nouvelles, de Sylvia de Rémacle, et le prochain SHORT! Été 2013, qui vient d’arriver au bureau…

L’indispensable pour flâner en vacances !

Le concours, c’est par là !

A demain,

Matteo

PS : De plus en plus de goodies chez shortEd… Et vous, que verriez vous aux couleurs du short ?

C’est le grand jour !

On vérifie les votes, on décompte les bulletins nuls, on choisit nos chouchous et on rend tout ça public à 13h13.

A tout à l’heure.

Mattéo

Inauguration du Salon du Livre 2012 ce jeudi soir Porte de Versailles, Paris 15, pour la presse et les professionnels.

shortEdition a commencé à déambuler dans les longs couloirs du pavillon d’expo et à populariser le concept de la short Littérature.

Pas mal de contacts sympas.

Et une trouvaille. Un éditeur qui dit fièrement faire les + petits livres du monde (c’est son nom, semble-t-il). Et 5 x 3 cm, c’est vraiment très petit. C’est fait à la main et comme le travail manuel mérite rémunération, chaque volume (minuscule) vaut 10 €.

Marrant mais pas super pratique à lire ni super économique !

A demain.

Mattéo

Nous, c’est simple, on adore tous les visiteurs. Et on a les yeux rivés sur les stats de Google depuis qu’on a lancé l’aventure de la short Littérature…

Voilà donc deux bonnes nouvelles prévues spécialement pour attaquer la semaine du bon pied :

1 – short-edition.com est de + en + visité : plus de 1000 visites/jour depuis le lancement de la finale, jeudi dernier. C’est bien ! La finale intéresse de nombreux lecteurs. On est content… on est en train de changer de braquet.

2 – shortEdition aussi est visité. Cambriolage ce week-end dans nos bureaux grenoblois (rien à déclarer au bureau parisien à cette heure-ci !). Et on est content… on a pu changer la serrure.

A demain.

Mattéo