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Attention, le site génial que je vous présente aujourd’hui présente de sérieux risques pour votre productivité.

Il s’agit de Paristique : sous la forme d’une carte de Paris, ce site recense l’origine du nom de toutes les rues de la Capitale…
C’est complètement fascinant parce que, bien sûr, on ne choisit pas le nom des voies publiques en le tirant d’un chapeau. Chaque plaque a une histoire qui lui est propre… et parfois assez pragmatique : la rue du Baigneur par la présence des bains, la rue Des Moines grâce aux Moines de Saint-Denis… Et souvent, on le constate, le nom des voies est directement hérité de leur constructeur ou de celui qui en possédait les immeubles. Une autre façon d’inscrire son nom dans la postérité !

Je vous souhaite une belle balade virtuelle, aux détours de clics sur les ronds et de lecture des petits billets.
Un gouffre de glanditude, je vous l’accorde. Mais c’est au nom de la culture, alors on ne va pas faire la fine bouche !

A plus tard !

Matteo

(pour ceux qui avaient joué aux devinettes typographies sans en déchiffrer les réponses, vous pouvez maintenant les découvrir ici !)

Au moment où je vous parle, je me prépare pour Quais du polar, ce festival du livre lyonnais dédié au noir. Et j’ai choisi, pour me replonger dans l’ambiance, de relire les aventures de Wallander, en commençant par le début : Meurtriers sans visage et Les chiens de Riga.

Eh bien, on peut dire que ce cher inspecteur Kurt revient de loin… ! (j’étais d’ailleurs assez surpris de la radicalité de ses opinions dans le tout premier volume).

Comme je l’expliquais à ma copine (qui n’est pas facile à convertir), que ce soit avec ou sans son inspecteur Wallander, j’ai rarement été déçu par Henning Mankell. J’ose même dire que Les chaussures italiennes reste un des meilleurs romans que j’aie lu ! Je suis partagé entre impatience et crainte d’être déçu chaque fois que je passe devant Les Bottes suédoises, la suite, en librairie.

Et vous, êtes-vous des lecteurs d’Henning Mankell ? Vous avez peut-être aussi un avis sur les adaptations TV des enquêtes de Wallander, celles où Kenneth Branagh lui prête ses traits (là, ma copine est déjà un peu plus convaincue !)…

A demain,

Matteo

box + chaise

Le Ptit Colli, c’est une box littéraire totalement personnalisée, made in Grenoble !
Alors forcément j’adore ! Ma copine m’a fait découvrir cela après une terrible montée d’angoisse quant à trouver un cadeau original pour la fête des mères et des pères !

Vous trouverez dans Le Ptit Colli deux livres de poche sélectionnés selon vos goûts et habitudes de lecture, ainsi que des petits goodies pour plonger entièrement dans l’univers des lectures proposées.

Chaque Ptit Colli est unique puisqu’il est adapté aux goûts littéraires de chacun.

Avec son design simple et plein de fraicheur, on peut même collectionner les boites pour en faire des boites de rangements ou des « boites à trésors » comme dirait ma grand-mère. Sympa !

Et pour recevoir son Ptit Colli, le menu est varié puisque deux formules sont proposées : par abonnement ou à l’unité – pour faire plaisir en un geste ! On peut également choisir la fréquence de réception : bimestriel, mensuel, trimestriel.

Pour commander, c’est par ici : http://www.collibris-app.com/box-home

Au-delà de la surprise, ce que j’aime surtout, c’est l’idée de ce colis voyageur qui dépose, après un road trip en camionnette La Poste, le précieux calice d’évasion littéraire !

Cette idée toute neuve – lancée le 14 mai dernier – nous vient de Collibris, une application gratuite pour les lecteurs créée en 2014.

Collibris, c’est avant tout une communauté de lecteurs.

Elle permet d’organiser ses lectures, c’est-à-dire d’enregistrer ses lectures, créer une bibliothèque personnalisée, une liste d’envies ; de rencontrer de nouveaux lecteurs ou de retrouver des lecteurs que l’on connait et de partager des avis, critiques et coup de coeur.

Prochainement, Collibris sera aussi un moteur de recommandation pour trouver sa prochaine lecture.

Collibris est également associé à la BNF et à L’ivre de lire, ce webzine communautaire et littéraire, créé en 2012, réunit critiques de livres et espace d’écriture littéraire.

Pour découvrir l’univers de Collibris, suivez le lien :
http://www.collibris-app.com/

A bientôt,

Matteo

Les œuvres lauréates du Palmarès Automne 2015 viennent d’être désignées par les lecteurs (d’une part) et par Short Edition et les grands lecteurs du Comité éditorial (d’autre part) !
Vous pourrez les savourer à nouveau dans SHORT 14, qui sortira début novembre…

Félicitations à tous !

Et à demain…

Matteo

Céline Laurent-Santran 3/4Ticket gagnant (3/4), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/4 : Une consultation particulière
épisode 2/4 : Remise en question

Résumé des épisodes précédents : Bouleversé dans ses certitudes parce qu’un de ses patients a effectué un passage à l’acte sanglant, Rémi, psychiatre déprimé, tente de reprendre goût à la vie. Son collègue, le docteur Raymond, est là pour l’écouter et l’inciter à lâcher prise.

Episode 3
Regain

Rémi ne pouvait pas dire qu’il était heureux. Non. Après ce qu’il avait traversé, il avait même l’impression qu’il ne pourrait plus jamais s’autoriser à goûter au bonheur. Pourtant, il avait entamé un lâcher-prise qui lui procurait jour après jour des petits moments de joie qui préfiguraient sans doute une « sortie de crise » progressive.
Le docteur Raymond l’avait appelé quelques jours plus tôt pour prendre de ses nouvelles, et Rémi avait proposé à son confrère de le retrouver à la terrasse d’un café. Il avait eu l’idée de cette rencontre plus informelle pour signifier qu’il ne ressentait plus le besoin de confronter son malaise à l’œil expert d’un spécialiste, mais avait davantage envie d’une entrevue plus légère entre confrères conscients que leur métier avait son lot de difficultés, et parfois, de tragédies. Assis cet après-midi-là face au soleil qui annonçait un printemps radieux, Rémi se prit à savourer ce moment comme une petite joie simple, mais nécessaire.
— Finalement, dit-il les yeux fermés en inclinant la tête pour mieux profiter des premiers rayons printaniers, le bonheur, je n’y crois pas trop, c’est un état qui s’étale dans la durée. Franchement, je suis trop pessimiste pour me dire que je suis capable de vivre avec cet état d’esprit-là. Par contre, il y a mille et une joies que l’on peut trouver dans notre quotidien, qui ne durent que quelques minutes, comme ici et maintenant : ce sont ces petites joies-là qui me font du bien.
— Je suis vraiment heureux de vous voir plus serein, moins confit dans le remords et la culpabilité.
Rémi but une gorgée de bière avant de poursuivre :
— Vous savez, avant cette terrible histoire, quand je recevais des patients dont la pathologie relevait d’une simple déprime due au stress au travail, au rythme de vie infernal, enfin ce genre de troubles finalement assez communs, je leur citais souvent cette phrase de Denis Grozdanovitch : « Dans toutes les circonstances de l’Histoire, il y a toujours eu des pêcheurs à la ligne ».
Le docteur Raymond rit de bon cœur :
— Eh bien on peut dire qu’aujourd’hui, vous en êtes un exemple parfait ! Vous voyez, je suis sûr que vous allez finalement reprendre le travail plus vite que vous ne le pensiez.
— Alors ça, ça m’étonnerait.
Le docteur Raymond afficha un air perplexe.
— Cette tragédie m’a ouvert les yeux. Vous n’avez jamais songé à changer de vie ?
Son collègue le considéra avec étonnement :
— Vous voulez dire tout plaquer ? S’en aller au bout du monde ?
— Je n’irais pas jusque-là, répondit Rémi en observant la couleur mordorée que les rayons du soleil donnaient à sa bière. Non, mais je me dis que rien n’arrive jamais par hasard, et que je devrais peut-être profiter de cette crise pour partir avec Aline vers un ailleurs différent.
— Beaucoup y pensent et peu de gens ont le courage de le faire… à moins de gagner au loto, là, évidemment, c’est déjà plus facile ! Tiens ça me fait penser, vous vous souvenez de votre « programme Carpe Diem » dont vous m’aviez parlé l’autre jour : vous l’avez suivi ?
Rémi fronça les sourcils et son visage s’éclaira soudain : le loto ! Il n’avait même pas regardé le tirage au sort à la télé quelques jours plus tôt ! Et où avait-il mis le ticket déjà ?


Retrouvez les épisodes suivants : 4/4

Ticket gagnant (2/4), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez l’épisode précédent de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/4 : Une consultation particulière

Résumé de l’épisode précédent : Pour Rémi, psychiatre, 45 ans, c’est le temps de la remise en question. Même s’il a la désagréable impression de ressembler aujourd’hui aux patients qu’il soignait encore récemment, il est bien décidé à remonter la pente.

Episode 2
Remise en question

C’était la première grande tempête que Rémi traversait. Psychiatre depuis une quinzaine d’années, il avait choisi cette spécialité par passion mais avait fini par s’enfermer dans une certaine monotonie et c’était sûrement cela qui lui avait joué des tours. Les patients qui s’enchaînaient toutes les semaines au cabinet, quelques expertises de temps en temps auprès des tribunaux, un ou deux colloques par an, un train-train qui lui avait fait perdre le mordant avec lequel il considérait son travail, à ses débuts. Après tout, il était difficile de courir après des patients en perdition qui s’évanouissaient dans la nature du jour au lendemain ; difficile aussi de vérifier si un névrosé à la dérive prenait bien son traitement ; difficile encore de déterminer avec certitude si un patient, schizophrène par exemple, pouvait sortir de l’hôpital pour le week-end sans risque pour l’entourage. La psychiatrie n’est pas une science exacte, Rémi l’avait souvent entendu pendant ses études, mais comme le commissaire – pas psychologue pour deux sous –, lui avait jeté à la figure : « Allez donc dire ça à la famille de la petite Christelle ! ».
Marquant. Un schizophrène que Rémi suivait depuis plusieurs années, et qui était passé à l’acte à l’occasion d’une autorisation de sortie que Rémi lui avait délivrée. Le temps d’un week-end. Un week-end où tout avait basculé. Rémi avait jugé que la psychose dont souffrait Abel Marquant s’était stabilisée, alors que les experts mandatés par la suite, après le meurtre sauvage de la jeune Christelle, avaient identifié une héboïdophrénie, forme rare de schizophrénie impliquant une psychopathologie criminogène.
« Il y avait une chance sur un million que les événements s’enchaînent de la sorte », lui avaient seriné ses collègues, qui l’avaient soutenu et défendu tandis que les médias se déchaînaient sur les failles du système.
Rémi avait accepté sans ciller le rôle de bouc émissaire : hors de question de fuir ses responsabilités. Seulement là, il se sentait au bord du gouffre, à bout de force. Le docteur Raymond avait raison. Il fallait qu’il décroche et qu’il se recentre sur lui et sa famille. Enfin sur sa femme et lui.
Il était temps d’agir. En sortant du PMU où il venait de valider la première grille de loto de sa vie, Rémi fonça réserver deux aller-retour pour Londres, avec en prime les billets pour le concert de George Benson. Aline serait folle de joie.
— Je nous ai réservé une petite surprise pour le week-end prochain ! annonça-t-il fièrement au dîner.
Aline leva à peine les yeux de son assiette.
Rémi avait misé sur le fait que son regain d’enthousiasme ferait du bien à sa femme, qui l’avait vu déprimer pendant des semaines. Mais cette épreuve avait visiblement laissé des traces plus profondes. Aline avait, elle aussi, beaucoup souffert dans cette histoire. Elle aussi avait besoin de retrouver un peu de l’entrain qu’elle avait perdu.
« Qu’à cela ne tienne », se dit Rémi, désireux de continuer sur sa lancée en réalisant ces envies folles dont il avait parlé à brûle-pourpoint avec son confrère, le docteur Raymond. « Elle aussi adore les petites virées insolites. Je vais lui dégoter un petit séjour original, inspiré de Cinq semaines en ballon ou Vingt-mille lieues sous les mers, elle ne va pas en revenir ! »
Et ce n’était que le début de ses envies folles, de son enthousiasme et de l’effet boule de neige de son tout nouveau programme « Carpe Diem »…


Retrouvez les épisodes suivants : 3/4 – 4/4

 

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Le blog de Short Edition a pour objet et pour principe de parler de choses littéraires, culturelles, techno, variées et le plus souvent légères… Et Short Edition a pour vocation de proposer des œuvres de fiction courtes à ses lecteurs et d’accompagner ses créateurs de littérature courte.

Rien qui ne prédispose à parler ici, en mode actualité, de politique, de religion, de radicalité ou du fonctionnement de la société !

L’événement du jour – qui ressemble fort à un 11 septembre bleu blanc rouge – est à la fois ahurissant, attristant, affolant… et grave.

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Faire du dessin de presse c’est aussi créer, comme écrire des histoires, qu’elles soient longues ou courtes. Quand créer, dessiner, écrire, raconter, inventer, commenter et prendre le risque de s’engager… commence à signifier prendre des risques pour sa vie, c’est que l’heure est grave.

Il faut souvent se garder de dramatiser et d’utiliser des grands mots et des expressions grandiloquentes quand ce n’est pas approprié : les mots s’usent lorsqu’ils ne sonnent pas juste, les postures définitives déforment lorsqu’elles ne sont pas justifiées. Mais il faut aussi reconnaître un moment particulier où des faits intolérables de portée politique sont commis : ils exigent alors de chacun, à son échelle, de prendre position et de dire son fait.

C’est le cas aujourd’hui.

Responsables de Short Edition, un média littéraire communautaire qui compte 107 000 abonnés et a reçu 1 300 000 visites en 2014, il nous semble nécessaire de dire ici – en essayant de garder un peu du ton habituellement léger de ce blog – que nous voulons être aux côtés de tous les Charlie courageux, libres, inventifs, drôles, caustiques parfois… et que chercher Charlie risque de devenir une mission beaucoup plus importante qu’on ne le croyait jusque-là.

Isabelle Pleplé et Christophe Sibieude

 

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Tête de lecture, le spectacle de lecture à voix haute imaginé par Yves Heck et dont Short Edition est partenaire (quand il est à Paris), s’exporte !

Pour proposer une nuit aléatoire et littéraire, dans le cadre de la Nuit blanche de Montréal.

C’est ce soir, samedi 1er mars de 22 h à 1 h à la librairie Gallimard de Montréal.

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Il est peut-être un peu tard pour sauter dans l’avion, mais ceux qui sont déjà là-bas – on a beaucoup d’auteurs et de lecteurs au Québec… et depuis déjà longtemps – peuvent y aller.

Si vous y allez vous pourrez y partager vos coups de cœur de lecteurs. Yves Heck, comédien français, lira des textes courts (5 min. max) sur le thème de San Francisco que vous pourrez apporter ou choisir sur place. Si le hasard vous désigne, lecture en sera donnée au cours de la soirée.

A Paris, c’est très réussi. A Montréal, ce ne sera pas banal.

A demain,

Matteo

Ce sont les chiffres du jour que j’ai glanés (ou vérifiés) à Angoulême.

La presse annonce 250 000 personnes. Je ne nous ai pas comptés mais il y a du monde et Angoulême – que je connais hors Festival – est bien remplie, bien vivante… Et de temps en temps, entre les gouttes, un rayon de soleil se glisse sur la ville.

Plein d’animations, de conférences d’auteurs, de queues démentielles pour les dédicaces…

20 000 exemplaires. C’est le joli chiffre des ventes du premier exemplaire de La Revue dessinée, une revue consacrée à des reportages et des enquêtes en bandes dessinées. C’est aussi de l’actu en mode militant. Le concept est sympa, original sans être révolutionnaire… parfois un peu simpliste… et il a commencé à rencontrer un vrai public. Une (belle) aventure à suivre de très près. 

800, enfin.

Oui, nous étions 800 hier soir au théâtre d’Angoulême à subir un « concert dessiné », entre une chanteuse inconnue portée par la notoriété du dessinateur de Quai d’Orsay…  Il devait dessiner… mais il n’était ni en grande forme, ni très habile avec la tablette graphique qu’il avait décidé d’utiliser, sans s’y être vraiment préparé. Le duo, déjà créé pour l’album La fille publiée chez Gallimard à l’automne, connaîtra des heures meilleures ! Dommage pour nous…

A demain,

Matteo

 

Voilà une découverte (courte) que j’ai faite hier soir : l’origine de l’expression : « être au 7ème ciel ».

Dans l’Antiquité, nos ancêtres Grecs – qui furent les arrière-grands-parents de nos ancêtres les Gaulois – se représentaient le cosmos en différentes strates, au nombre de 7, la septième et dernière étant la plus proche d’un 8ème étage virtuel, hors catégorie, strictement réservé aux Dieux.

Etre au septième ciel signifiait donc être le plus près des Dieux, le plus près du bonheur. Sans précision sur la tapisserie et la configuration du lieu.

Et l’expression a résisté au temps et aux découvertes de Nicolas Copernic…

Marrant. D’ailleurs, ma copine a souri… Quand je lui ai demandé – dans un accès un peu ridicule de romantisme – s’il y avait une photo me représentant, seul ou avec elle, dans son ciel.

Une question pour finir : votre 7ème ciel, il ressemble à quoi ?  

A demain,

Matteo