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Bonjour à tous !

Ah les vacances en automne, les premiers chocolats chauds, l’odeur des feuilles mortes, Halloween… Mais c’est aussi le grand retour de la pluie qui nous oblige à rester cloîtrés chez nous. C’est en cherchant comment occuper mes soirées que je suis tombé sur ce petit article très intéressant. Les éditions Le Droit de Perdre ont créé un jeu à partir de la BD Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro. Le but du jeu : inventer des théories du complot !

Commençons par le commencement : qu’est-ce que raconte la BD Zaï Zaï Zaï Zaï ? C’est l’histoire d’un homme qui va faire ses courses et qui en caisse se rend compte qu’il a oublié sa carte de fidélité. Attaqué par le vigile, il arrive in extremis à s’enfuir et commence alors une traque loufoque du héros. C’est un récit absurde et burlesque dont je vous conseille la lecture !

Dans la même veine, le jeu inspiré de la BD vous propose de relier de manière absurde des complots, des coupables et des complices afin de monter de toute pièce des théories du complot improbables.

Comment relier Kennedy aux Illuminati ? Rien de plus simple : Kennedy = homme politique = marionnette = Pinocchio = nez = Cléopâtre = pyramide = Illuminati ! CQFD !

Un bon jeu d’ambiance comme on les aime, drôle, mais qui fait marcher notre cervelle !

À très vite !

Matteo


Bonjour à tous,

Pour ceux qui sont passés à côté de l’info la semaine dernière, sachez qu’il est possible pour un être humain de courir 42,195 km en moins de deux heures.
C’est l’athlète Eliud Kipchoge qui l’a prouvé en réalisant l’exploit de passer sous la barre (mythique) des deux heures pour cette (mythique) distance.

Bon, on ne s’emballe pas, le record n’a pas été homologué puisque réalisé hors compétition et avec tout un tas de conditions pour rendre la chose possible (armée de lièvres, lasers marqueurs d’allure et suivi médical un peu vague). Enfin, ça reste quand même assez classe, non ?

Tout ça pour vous dire que nous aussi on a tenté de réaliser un exploit le weekend dernier. C’est un peu notre tradition automnale : participer à l’ekiden de Grenoble ! Un relais ekiden, c’est une course (japonaise, à l’origine) qui consiste à courir un marathon en équipe de 6. Voyez un peu les beaux sportifs !

Même en se partageant l’effort à 6, on est loin de Kipchoge et son allure extra-terrestre, mais bon… Une de nos devises, c’est qu’il n’y a pas de petites victoires !

À très vite !

Matteo

Salon d’accueil – Maison des Patients et des Proches

Bonjour à tous !

Hier s’est tenu le premier atelier d’écriture Prose en Rose organisé dans le cadre du partenariat entre Short Édition et l’Institut Curie à l’occasion d’Octobre Rose.

Les textes produits à l’occasion d’Octobre Rose sont destinés au Distributeur d’Histoires Courtes de l’Institut. Pour accompagner au mieux les personnes touchées par la maladie dans ce processus de création littéraire, des ateliers d’écritures sont proposés à la Maison des Patients et des Proches.

Élodie Torrente à la Maison des Patients et des Proches

Ces ateliers sont réalisés sous la direction Élodie Torrente qui a accepté de répondre à ces quelques questions :

– Que signifie Octobre Rose pour vous ?

C’est l’occasion chaque année d’affirmer mon soutien aux malades du cancer et plus particulièrement du cancer du sein, de m’associer à cette indispensable cause, de soutenir toutes ces femmes et ces hommes qui souffrent dans le silence des hôpitaux.

– Pourquoi avoir accepté de diriger ces ateliers ?

Déjà parce que Short Edition m’a de nouveau fait confiance. Ensuite parce que c’est mon activité depuis 2011 de diriger des ateliers d’écriture auprès de tous les publics de 3 à 103 ans. Je suis sensible à la souffrance humaine (sinon je n’écrirai pas, je pense) quelle qu’elle soit, le cancer étant un fléau contre lequel nous devons tous agir, ensemble. Rencontrer ces patients et leur transmettre un peu de mon énergie, de joie, de respiration psychologique, d’introspection partagée dans la bonne humeur, c’est toujours ça de gagné sur la maladie. En retour, je reçois une dose d’humilité et de courage indispensables pour une autrice et plus largement pour une femme. C’est dans ces moments-là forts d’échange et de partage, que j’ai vraiment la sensation d’être utile. Enfin, les guider pour écrire une histoire courte qui sera peut-être distribuée dans le Distributeur d’Histoires Courtes de l’Institut Curie, c’est leur montrer que grâce à l’écriture (un acte thérapeutique avant tout et pour tous, auteur comme écrivains du dimanche), ces personnes existent en dehors de cette maudite maladie. C’est déjà pas mal, n’est-ce pas ?

– Quels ressentis après ce premier atelier ?

Une immense joie, une envie de recommencer dès demain ! J’ai beaucoup apprécié la relation qui s’est très vite instaurée entre nous toutes (eh oui, il n’y avait que des femmes ce 15 octobre !). Pour cette première séance, j’avais prévu quatre consignes d’écriture autour de l’absurde, de l’échange de mots sans relation les uns avec les autres. Mon objectif étant, comme je le propose régulièrement à un nouveau groupe de participants, de faire connaissance, de se sentir à l’aise, de partager sans juger, de se libérer de tout ce qu’ils ont appris à l’école pour mieux se réapproprier l’originalité de leurs idées, de leurs mots, de leur personnalité.
Grâce à l’absurde, les rires ont fusé, ces dames qui, pour certaines d’entre elles, ne se connaissaient pas une heure avant ont échangé comme des amies de longue date. Non pas autour de cette maladie qui les rassemble à l’Institut Curie mais autour de leurs mots, de leur imagination. C’est là, la magie de ces ateliers d’écriture. Leur faire oublier pendant deux heures la dure réalité de leurs traitements. J’espère avoir réussi.
À la fin de la séance, je leur ai proposé d’écrire une lettre assez inhabituelle pour le 5 novembre, date de notre prochaine rencontre, puisqu’il s’agit d’une lettre de rupture à… leurs qualités ! Pas si évident qu’il y parait ce préambule à l’écriture de fictions. Quoi qu’il en soit, je sens que nous allons encore bien nous amuser le 5 novembre ! J’ai hâte !

Ces ateliers sont ouverts à toutes les personnes touchées par la maladie : soignants, malades, proches…  Les prochains ateliers auront lieu les 5 et 26 novembre à la Maison des Patients et des Proches.

À très vite !

Matteo

Bonjour à tous !

Ce weekend, je vais au festival écoféministe du Magasin des Horizons à Grenoble.

En bon Grenoblois, j’aime bien me tenir au courant du programme du Magasin et de temps en temps me rendre dans cette ancienne usine pour y découvrir de nouveaux artistes. C’est comme ça que je suis tombé sur ce festival.

Ma première question : qu’est-ce que l’écoféminisme ? Vous savez comme je suis curieux. Alors je me suis renseigné : il s’agit d’un courant de pensée qui rassemble féminisme et lutte pour l’environnement. Le postulat, c’est que la société domine et opprime de la même manière les femmes et l’environnement. Grossièrement, de la même façon que l’on construit un barrage pour contrôler la nature, on fait porter aux femmes des talons hauts qui réduisent leur mobilité.

C’est donc autour de cette thématique que le Magasin organise des expositions, des projections de films, mais aussi des débats de jeudi à dimanche. En plus, pour les amoureux du livre qui ont envie d’aller plus loin, la librairie les Modernes sera présente sur le festival avec une sélection d’ouvrages sur le thème. Si vous n’êtes pas libre ce weekend ou simplement pas Grenoblois, vous pouvez retrouver cette bibliographie sur le site de la librairie.

Bref, je vais aller y faire un tour, ça me plaît bien de rassembler deux combats : une pierre deux coups pour rendre le monde meilleur !

À très vite,

Matteo

Bonjour à tous !

Me voilà rentré de Bretagne sans bouteille mais avec une information insolite. Savez-vous quelle semaine on est ?  

C’est la Semaine des Livres interdits ! Oui, ça ressemble au titre d’un nouveau tome d’Harry Potter, mais c’est la fête des livres censurés à travers le monde. Le but est de mettre en lumière ces ouvrages mais aussi de montrer que la censure existe toujours. Le plus choquant c’est que même l’Europe, fer de lance de la liberté d’expression, compte des États membres qui censurent des livres !

À l’occasion de cette semaine très spéciale, Global English Editing a publié une carte du monde révélant les pays qui censurent des ouvrages et les titres de ces derniers :

Parmi les livres censurés, on retrouve la Bible mais aussi Cinquante Nuances de Grey ou encore Lolita de Vladimir Nabokov. Même dans la liste des ouvrages censurés à travers le monde, il y en a pour tous les goûts !

À très bientôt,

Matteo

Bonjour à tous !

J’ai envie de vous parler de mes prochaines vacances, sujet très réconfortant en cette période de rentrée. Je vais aller en Bretagne ! Pour ses paysages magnifiques, le beurre salé, et l’espoir de trouver sur une plage une bouteille contenant un message.

C’est ce qui est arrivé, cet été, au photographe Olivier Tisserand sur une plage du Finistère. Profitant du très agréable climat breton, le photographe est tombé sur une bouteille renfermant un texte. Le plus improbable dans cette histoire, c’est l’identité de l’expéditeur ! (Non ce n’est pas un extraterrestre.) Il s’agit d’un pêcheur de crabes des neiges qui vit au Canada. Le Canada ! La bouteille a parcouru 4000 kilomètres avant de trouver un destinataire !

Vous vous demandez surement quel est ce message : un appel à l’aide, une déclaration d’amour, une pétition pour une plus grande reconnaissance du métier de pêcheur de crabes des neiges ? Eh bien, on ne sait pas. Olivier Tisserand n’a rien révélé à la presse. Ce que nous savons en revanche, c’est que le pêcheur en question est un habitué du lancé de bouteilles à la mer. Plusieurs auraient déjà été retrouvées sur des plages espagnoles, portugaises et même aux Bahamas.

Vous comprenez pourquoi je souhaite aller en Bretagne… Avec un peu de chance, je vais tomber sur une de ces bouteilles. Promis, je vous dirai ce que j’ai trouvé dedans !

Souhaitez-moi bonne chance !

À très bientôt,

Matteo


Bonjour à tous !

Je ne sais pas si je vous ai déjà dit, j’ai une passion pour l’époque médiévale. Les châteaux forts, les chevaliers, les Vikings, les DRAGONS, tout ça m’enflamme. Donc quand j’ai vu un article avec une vieille enluminure, j’ai cliqué sans réfléchir et je me retrouve à écrire un article qui parle d’érotisme au Moyen Âge…

Oui, vous avez bien lu : É.R.O.T.I.S.M.E. ! Des historiens ont retrouvé un poème érotique datant du XIIIe siècle (vos ardeurs ne devraient pas s’affoler) s’intitulant Le Monologue du vagin [lien]. En lisant ça, j’ai immédiatement pensé à la pièce de théâtre de Eve Ensler au nom similaire (même si quelques siècles séparent les deux œuvres).

Dans ce poème, une jeune vierge se dispute avec sa vulve. La vulve est certaine que les hommes ne sont intéressés que par elle, tandis que la vierge pense qu’ils ne recherchent que sa beauté à elle ! Le désaccord est tellement grand que les deux décident de se séparer pour enfin prouver à l’autre qu’elle avait tort. Une histoire de tous les jours quoi… classique !

En tout cas, c’est une découverte assez importante puisqu’elle vient un peu chambouler les idées qu’on avait sur la sexualité à cette époque.

Pour en savoir plus sur le sujet, et pour bien préparer votre prochain débat avec une vulve, vous pouvez aller écouter un podcast de France Culture sur la sexualité populaire au Moyen Âge !

A bientôt,

Matteo


Bonjour à tous !

Si vous avez l’occasion de vous rendre en Slovénie, allez acheter du lait !

Je m’explique : l’auteur Bostjan Gorenc-Pizama, extrêmement connu en Slovénie, a décidé de publier ses histoires pour enfants, non pas dans des livres, mais sur des packs de lait. Sur chaque pack deux contes illustrés sont imprimés : Perles Perdues et Le hoquet de lapin. N’est-ce pas merveilleux ? Terminé les petits déjeuners ennuyeux devant vos céréales !

L’idée est de ramener la lecture dans le quotidien des Slovènes et notamment dans celui des enfants. La Slovénie aurait en effet un taux d’alphabétisation plus faible que la moyenne des autres pays européens, ces packs de lait ont donc pour but d’inciter notamment les parents à faire la lecture à leurs enfants au moment du coucher.

Moins d’écrans : de la lecture ! Et en plus, le distributeur Spar, qui vend ces packs, reversera une partie des recettes de la vente du lait aux bibliothèques scolaires pour leur permettre d’acheter de nouveaux livres. Une bonne raison pour aller acheter son lait en Slovénie, non ?

Si vous voulez en savoir plus, c’est par ici !

À très vite !

Matteo


Crédit : Xavier Marabout

Un des héros de mon enfance vient de refaire soudainement surface, là où je ne m’y attendais pas…

C’est Tintin, ce reporter émérite que j’ai suivi sur la Lune, au pays de l’or noir, chez les Soviets, et que je découvre aujourd’hui dans l’Amérique d’Edward Hopper ! Mais le plus incroyable ce ne sont pas tant les lieux mais les historiettes inédites que Xavier Marabout nous dévoile…

On retrouve dans ces scènes le regard voyeur de l’artiste américain puisqu’on peut voir Tintin aux côtés de pin-ups sulfureuses… Autant de tableaux que de clichés volés à la manière de paparazzi !

Le résultat est franchement réussi et nous montre une facette du journaliste restée jusque-là dans l’ombre ! On se plaît à imaginer sa vie au travers des petites scènes que nous livre le peintre français : un portrait intimiste et rempli de fantasmes que je vous encourage à découvrir vous aussi sur son site web en cliquant ici.

A très vite !

Matteo

Crédit : Xavier Marabout
Crédit : Xavier Marabout

La semaine dernière, Penelope Bagieu a reçu un prix Eisner – un peu comme les Oscars de la BD ! – pour sa bande-dessinée Les Culottées. Enfin, pour être précis, pour l’édition américaine des Culottées !

Je suis très heureux, parce que c’est l’occasion pour moi de vous parler des deux tomes de cette superbe bande-dessinée.

A leur sortie, j’avais dévoré ces portraits de femmes aux destins hors du commun. Parmi ceux qui m’ont marqué, je pense à Nellie Bly, la pionnière du reportage qui a réalisé seule un tour du monde en 72 jours ; mais aussi à Hedy Lamarr, cette actrice hollywoodienne plus célèbre pour sa beauté que pour ses inventions, ou à l’impressionnante Phulan Devi, reine des bandits.

Et le prix Eisner pour récompenser le travail de Pénélope Bagieu, c’est la classe. Un vrai succès qui se manifeste par la traduction des deux albums en 17 langues.

Bref, vous l’aurez compris : si vous ne l’avez pas lu, lisez-le !

A bientôt,

Matteo