Archives for category: Court mais Techno

Un Lauréat qui peint le Livre UNE

« Alors ça, c’est très, très joli » dixit ma voisine de lit. Je suis tombé sur ces illustrations de l’artiste Coréen Jungho Lee, et ma copine les a adorées. Jungho Lee intègre le livre dans l’univers du quotidien en dessinant d’abord les images à la main puis en leur appliquant un filtre rappelant la patte des artistes surréalistes les plus connus (son préféré, c’est Magritte). Il a même remporté le titre de Lauréat du concours World Illustration Award 2016. Plutôt prestigieux.

En passant, vous pouvez aller faire un tour sur la page des gagnants, ça a donné furieusement envie à ma copine d’attraper son crayon et de griffonner des petites choses !

Et ses jolies illustrations (celles-ci, pas les siennes), qu’elle trouve bourrées de poésie à n’en plus pouvoir et si douces à regarder, elle a envie de toutes les imprimer, de les encadrer et de les accrocher autour de notre lit. Elle pense que ça ferait de parfaits attrape-rêves… Je trouve ça… intéressant, mais je crois que je n’irais pas jusque-là ! Et vous, vous en pensez quoi ?

A demain,

Matteo

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Pour le feuilleter, et gagner le droit de passer à la page suivante, il faut avoir le cerveau bien réveillé et le neurone décidé à vous faire avancer !

Lancé sur la plateforme participative Kickstarter, le Codex Silenda est un livre casse-tête qui raconte l’aventure d’un jeune apprenti de Léonard de Vinci. Conçue par le designer Brady Whitney, la bête réclame un tribut et ne se laisse pas lire facilement… car pour tourner les pages, il faut résoudre des casse-têtes de haut niveau !

L’avantage par rapport à un casse-tête traditionnel : le Codex Silenda raconte une histoire, il reste « peu » onéreux en comparaison aux heures d’amusement procurées au lecteur (130 euros) et c’est un très bel objet. Une fois résolu et lu, il n’en reste pas moins très beau à exposer.

A demain,

Matteo

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Readiktion est une future nouvelle application mobile d’aventures littéraires à suspense. L’originalité résidera dans le rôle donné au lecteur. Il fera des choix tout au long du récit et en deviendra l’acteur principal.

C’est tout neuf, c’est un mélange de feuilleton (en 20 épisodes max de 8 à 10 minutes de lectures) et de lecture en mode « je choisis mon histoire mais je peux revenir en arrière et choisir de donner un autre tour à mon polar ». Une même histoire aura ainsi plusieurs scénarios… et donc plusieurs fins.

On les a rencontrés à Lyon, ça va bientôt sortir… et ils recrutent actuellement quelques nouveaux auteurs.

Il n’y aura pas beaucoup d’auteurs choisis, mais si ça vous intéresse, allez visiter leur site en passant par ici, vous saurez tout ! L’expérience doit être très amusante. Exigeante mais amusante…

A demain,

Matteo

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C’est du super accéléré !

Si nous condensions la vie de la planète Terre en 24h00, l’homme ne serait apparu qu’à 23h59…  Ces petites métaphores terriblement urbaines, qui se pointent dans les conversations et qui nous font nous sentir tout petits, je les aime bien.

J’ai donc apprécié l’idée de la petite vidéo qui suit – le résumé de l’histoire de notre planète en 1 minute 30 –  mais je suis sorti déçu par le rendu final…

La musique ferait très bien dans les supermarchés ou même les ascenseurs des hypers, la représentation de l’homme est un peu disproportionnée, les images ne marquent finalement pas les étapes clés qui ne sont pas pas bien mises en scène. Décevant vraiment…

Je vous la propose quand même car elle ne dure que 90 secondes et parce que je me dis que vous en connaissez peut-être une autre, dans ce style mais plus réussie. Je me trompe ?

A demain,

Matteo

Our Story in 1 Minute from He Man on Vimeo.

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Je serai bien content quand Magnus débarquera en France !

Magnus, c’est une application conçue en Allemagne et qui aide le public à se sentir un peu moins démuni face à l’inconnu dans les musées et galeries d’art moderne… Vous vous sentez concernés ? Ma copine et moi, très clairement, oui !

Le concept est très simple puisqu’il se calque sur l’appli Shazam, celle qui vous donne le titre et l’artiste d’une chanson grâce à un extrait que vous faites entendre à votre smartphone.

Ici, on prend une œuvre en photo, on fait tourner l’appli et on découvre tout ou presque : le titre, l’artiste, la date, des explications et anecdotes sur l’oeuvre, et même les prix auxquels elle a été vendue ou proposée par le passé. Une option intéressante en cas de coup de cœur, car elle permet de négocier en sachant à peu près de quoi on parle !

Pour l’instant, Magnus ne fonctionne qu’à New-York, mais le créateur envisage de l’exporter à Paris et à Londres. Ça ne se fera pas tout de suite malheureusement, car il y a un gros travail préalable à abattre qui consiste à enrichir la base de données. Mais ça vaut le coup de garder un œil dessus, surtout que l’app est gratuite !

Et vous, Magnus vous tente ?

A demain,

Matteo

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Innovante, cette innovation venue de Tokyo ! C’est le stylo à encre d’argent qui conduit l’électricité ! La société AgIC Inc. l’a inventé et il s’appelle tout simplement le AgIC Pen (sans M).

On le voit bien dans la vidéo, avec les petites animations 3D, le stylo relie les circuits (je n’y connais rien en électricité) et grâce à l’encre conductrice qui contient des particules d’argent et de carbone, les signaux électriques circulent tranquillement. Je trouve cette innovation surprenante et rigolote. Les marqueurs ne sont pas toujours aussi poétiques. C’est un peu de la pub, certes, c’est pas forcément très utile, pas forcément, mais c’est étonnant ! Vraiment…

Si l’ingénieur – inventeur – concepteur qui sommeille en vous trépigne à la vue de la vidéo, sachez que vous pouvez vous procurer le fameux stylo  pour une douzaine d’euros. Vous pourrez le démonter… et vous nous expliquerez ce qu’il faut comprendre !

A demain,

Matteo

petits-vandales-du-moyen-age-une

Déjà au Moyen-Age, les enfants aimaient bien ajouter leur petite touche perso ! C’est une chercheuse britannique, Deborah Ellen, qui l’affirme. Tout commence par la découverte assez surprenante de gribouillis de gamins en marge de manuscrits datant du Moyen-Age.

Ce qui ne surprend pas aujourd’hui aurait pourtant de quoi interroger à l’époque : en quelles circonstances de tels ouvrages (qui reproduisent des psaumes et sont écrits en latin) se sont trouvés entre les mains d’enfants, à une époque de l’histoire où peu de gens étaient lettrés et où posséder un livre était un grand luxe ?

Après avoir fait attester dans un premier lieu par des pédopsychiatres que ces œuvres étaient bien celles d’enfants, la chercheuse a mené l’enquête. Il en ressort que les enfants en question avaient vraisemblablement été autorisés à avoir accès à ces manuscrits, qui venaient d’un couvent dominicain, probablement pour favoriser leur alphabétisation.

Face à l’ennui, dont j’imagine qu’il accompagnait déjà (pour les non initiés) la lecture de textes religieux et de psaumes écrits en latin, on comprend assez bien que les petits se soient autorisés quelques gribouillis… Et on a envie de ne pas leur en vouloir, à ces petits vandales du Moyen-Age. Pas vous ?

A demain,

Matteo

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J’ai retrouvé dans L’Obs une chronique du jour sur l’impression du tout premier livre. On y apprend que c’était une Bible, tirée à 180 exemplaires, et que chaque exemplaire nécessitait 390 jours de travail. Absolument inestimables, 48 de ces 180 volumes, imprimés entre 1452 et 1455, ont été conservés, et 5 se trouvent en France. Les curieux et les passionnés peuvent aller en admirer trois à la BNF. Je doute qu’on puisse les consulter…

J’ignorais tout à fait que le premier livre imprimé avait été une Bible… pour des raisons financières : l’objectif était de rentabiliser l’investissement technique par un succès commercial que seul la Bible pouvait être d’obtenir !… Le financement de l’innovation était peut-être plus compliqué qu’aujourd’hui ! La startup de Gutenberg a mal fini, Gutenberg ne fut pas consacré de son vivant, il est mort dans un tel anonymat qu’on a perdu sa tombe.

En tout cas je vous conseille de lire l’article, riche en détails. Et de la compléter avec la fiche wikipédia de Gutenberg si le sujet vous turlupine.

Ma copine m’a demandé d’ailleurs comment je réagirais si je tombais sur un trésor pareil (dans le grenier de sa grand-mère par exemple) : la garderais-je précieusement… ou la vendrais-je ?

Et vous… ?

A demain,

Matteo

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Un pari risqué sur la Terre des amoureux des vignes : le lancement du vin bleu ! C’est une start-up espagnole Gik, qui a décidé de désacraliser le vin et préconise « d’oublier tout ce que vous savez sur le précieux liquide qui se transforme en sang du christ une fois béni ».

Difficile, quand on est fan d’un bon Saint-Chinian… d’autant plus que ce vin bleu n’a pas l’air fou, ses créateurs n’étant de leurs propres aveux ni œnologues, ni fins gastronomes, mais simplement désireux de casser les codes d’un monde qu’ils jugent trop fermé.

Comment et pourquoi du bleu ? Grâce à deux pigments organiques : l’indigo et l’anthocyane. Quant à sa compo, ce vin bleu est un mélange de raisins rouges et blancs.

Je goûterai certainement, à l’occasion… c’est vrai que c’est assez joli. Je ne suis pas certain toutefois de lui laisser la place de ma bonne bouteille de rouge… : j’entends encore ce québécois, rencontré pendant un covoiturage : « mais qu’est-ce que vous avez avec le vin, vous les français ? »

Ceci dit ce nouveau liquide pourrait inspirer des poètes ! Peu de femmes ont les yeux rouges… Aragon aurait peut-être vu les yeux d’Elsa dans son verre…

A demain,

Matteo

la-nuit-etoilee-danse-sur-leau-une

La très belle vidéo du jour : La Nuit Etoilée aquatique, aérienne, délicate de l’artiste Garip Ay.

Un véritable travail d’orfèvre. Reproduire de célèbres peintures… sur la surface de l’eau.

Ses gestes ont l’air hasardeux au début, on croirait presque qu’il se contente de jeter la peinture au petit bonheur la chance sur la surface de l’eau. Mais petit à petit, devant nos yeux (ébahis), se dessine Van Gogh.

Je passe pas mal de temps sur le web, et j’avoue que je n’avais jamais encore vu ce genre de vidéo.

J’adore ce genre de travail, qui essaie d’innover, de créer de l’inédit. Quand un artiste part d’une oeuvre de référence, l’imitation pure et simple n’est jamais loin. Là il y a coup sûr du talent, de la qualité, de l’innovation.

Est-ce de la création ? Pas tout à fait… mais presque. Est-ce de l’art ? Certainement… Il y a de la technique avec la vidéo. Et il me semble tout de même que Garip Ay crée réellement quelque chose.

Quoi qu’il en soit c’est assez sidérant à regarder !

A demain,

Matteo

 

Van Gogh on Dark Water Animation from Altercasa Home Collection on Vimeo.