Archives for category: Court mais Techno

J’ai toujours été fasciné par les dystopies, les fameux et classiques Nous autres (Zamiatine), 1984 (Orwell), Brave New World (Huxley) ou, plus récemment, The Handmaid’s Tale (Atwood) et La Zone du dehors (Damasio). Malgré un schéma narratif toujours relativement similaire, chacune de ces lectures a été très forte, révoltante et, la plupart du temps, bouleversante.

Dans la liste des plus célèbres, il y a bien sûr Farenheit 451, et c’est l’objet de mon billet du jour. Dans ce roman d’anticipation particulièrement noir, Ray Bardbury imagine une société oppressive qui consume la culture, et plus particulièrement la littérature. Les pompiers sont en effet chargés de traquer et brûler tous les livres, devenus des objets interdits.

Super Terrain, un collectif d’artistes et de designer français, mène un super projet éditorial qui met en valeur cette fameuse intrigue. Il s’agit d’une édition spéciale de Farenheit 451 dont les pages sont complètement noires, comme calcinées : pour lire les lignes de Bradbury, il suffit de faire brûler le papier. Non seulement c’est très étonnant et ludique, mais en plus, ça prend en quelque sorte le contre-pied de l’autodafé à l’œuvre dans le roman : la chaleur n’est plus destructrice, mais révélatrice.

300 exemplaires seront tirés et les préventes sont ouvertes ! Pour un exemplaire numéroté et signé, le texte du roman en version originale, le tout dans un coffret, comptez 330€. Ajoutez quand même le prix des briquets jetables nécessaires à la lecture 😉

Pour les soutenir, c’est ici.

A bientôt

Matteo

Il y a certaines séries que j’aime regarder en boucle, même si je les connais déjà par cœur. Par exemple, j’adore tomber par hasard, à la télé, sur un épisode de Monk dont je connais déjà le dénouement.

Je le sais déjà, que la douille de l’arme du crime s’est retrouvée dans la cuisine de la voisine du tueur parce qu’elle lui avait gentiment prêté sa farine pour qu’il puisse faire des tartes aux fraises pour la kermesse de la ville mais, que voulez-vous, je ne m’en lasse pas !

Ma copine, elle, non seulement déteste Monk, mais en plus, ne voit pas l’intérêt de regarder (ou lire) quelque chose qu’elle connaît déjà. Alors je lui ai proposé de se faire hypnotiser, pour pouvoir oublier ses séries préférées et pouvoir s’y replonger comme au premier jour.

Ne rigolez pas (ou alors rigolez jaune), ça existe ! Encore plus effarant, c’est un service qui est proposé sur un site internet créé par Samsung : le principe, se faire hypnotiser par un programme informatique (bon, soulignons quand même que c’est un partenariat avec des hypnotiseurs professionnels) qui vous permet d’oublier votre série préférée. Un peu comme un mélange du Jour de la marmotte et d’un épisode de Black Mirror

Finalement, ma copine n’a pas l’air convaincue, et je crois que je la comprends.

A très vite !

Matteo

« Magic’s just science that we don’t understand yet. » Arthur C. Clarke

J’ai découvert l’existence d’un endroit magique et technologique, à Londres : The Cauldron Magical Pub, alors je me la joue un peu british cette semaine.

Vous n’êtes pas sans connaître mon goût prononcé pour l’univers d’Harry Potter… mais aussi pour la technologie ! Ce sont ces deux choses que le Cauldron rassemble et qui font de lui un endroit fantastique (et si on ajoute le fait qu’on peut y boire de la bière, là… on n’est pas loin de la perfection).

Il s’agit d’un pub éphémère qui a ouvert ses portes à Londres et qui propose des cours de magie ! Pendant 1h45, on y apprend l’art de la mixologie et de la manipulation moléculaire ; chaudrons et volutes de fumées (créées par la science) pour se plonger dans une ambiance mystérieuse, un peu comme si on était à Poudlard.

Et la tech dans tout ça ? Elle permet de rendre l’expérience encore plus immersive (et réelle) grâce à des baguettes magiques-connectées.

Le rêve, quoi…

 

A très vite !

Matteo

La semaine dernière Short Edition a été invité à la conférence annuelle TED2018 « The Age of Amazement » (L’âge de l’émerveillement) à Vancouver ! Sur place : quatre Distributeurs d’Histoires Courtes installés pour offrir 1, 3 ou 5 minutes de magie littéraire.

Alex Moura ( le commissaire à la technologie TED 2018) a choisi de réunir dans cet événement le côté pratique, ludique et humain de la technologie, chaque exposition présente ayant ce petit quelque chose d’interactif et créatif. On ne pénètre pas simple dans ce bâtiment transparent comme dans une boîte en plexiglas à visiter, non, c’est plutôt comme se lancer dans une aventure pour vivre une expérience unique !

Si le Distributeur d’Histoires Courtes était présent, c’est pour con côté « surprenant » et « innovant » ! Alex Moura aimait l’idée de combiner à la fois le côté tradi (papyrus) et moderne dans le but d’offrir un moment de détente et de rêve.

Et comme toujours la créativité bat son plein avec Short Edition ! Un concours d’écriture ouvert à tous les participants de la conférence a été organisé sur le thème « A moment of amazement » que l’on peut traduire par « Un instant d’émerveillement », à raconter.

À bientôt

Matteo

 


Parlons peu, parlons bien : la publicité sur les sites, c’est parfois intrusif (vous avez sûrement constaté, d’ailleurs, qu’il n’y en a pas chez nous… !).
Evidemment, les publicités font vivre ces espaces ainsi que les personnes aux multiples talents qui se cachent derrière… mais si certains sites l’intègrent de manière intelligente et presque discrète, d’autres la plantent au beau milieu d’un article (souvent sans rapport).

C’est là qu’intervient The Green Gallery ! Cet astucieux webzine a créé Green Screen, une extension à installer dans nos navigateurs, pour parsemer ces sites de compositions florales… Un petit air printanier, combiné à des talents artistiques très originaux.

Je sais, vous êtes déjà séduits…

Mais le petit plus, c’est que ce sont des créations originales du créateur de tatouages Henk Schiffmacher, du dj Loco Dice & créateur de graffiti Hoxxoh, de la créatrice novatrice Geraldine Wharry et du créateur de mode Stephane Ashpool de Pigalle. Des artistes à découvrir si ce n’est pas déjà le cas !

A bientôt,

Matteo

 

Allez, au nom de la science, et avant ce week-end de 3 jours qu’on attendait tous, je vous propose un instant de relaxation ultime !

C’est pas moi qui le dit, c’est le Mindlab International. Pour faire l’étude, ils ont sélectionné un panel de femmes, exposées en labo à des situations de stress (charmant !) tout en leur faisant écouter une playlist variée, composée de morceaux supposés être relaxants.
Je sais, là, vous vous demandez encore « pourquoi seulement des femmes » ?
Eh bien, je n’ai pas la réponse… mais en revanche, je peux vous dire que c’est en étudiant les battements de leur cœur, leur pression sanguine, leur respiration et leur activité cérébrale, que les chercheurs ont déterminé quelle chanson avait l’effet le plus relaxant.

Verdict, la palme du summum du zen revient à Weightless de Marconi Union. Je l’ai écoutée attentivement (les 8 minutes en entier, parce que je suis très bon élève). Bon, remarquez, j’étais déjà pas mal détendu. Je venais de manger un excellent parmentier de canard et de finir un café tout chaud. Et il pleut dehors. Excellent combo. Je ne saurais donc dire si la chanson m’a relaxé davantage ou non. En tout cas, je peux affirmer qu’elle ne m’a pas tendu.

Et vous, à l’écoute, sentez-vous se détendre chaque muscle de votre corps et glisser vers la plénitude vos pensées fatiguées ?

Bon week-end !

Matteo

Captivé et (forcément) déçu, je viens de découvrir une installation de fin 2016 au Museum of Digital Arts à Zurich que j’aurais adoré essayer…
J’aurais même pu emmener ma copine en virée romantique, et on aurait fait de la balançoire sur la Lune, devant les anneaux de Saturne ou même au pied de la plus grande cascade du monde !

Je vous laisse découvrir, en vidéo, Starfield, cette invention issue des cerveaux du collectif français Lab212 et qui simule donc une session de balançoire devant des décors fantasmagoriques.
Branchez une Microsoft Connect, et le décor s’adapte aux mouvements : à partir de l’angle de la trajectoire, le champ d’étoiles change en temps réel et donne cette impression de mouvement.

C’est charmant, captivant, vous ne trouvez pas ?

A la prochaine !
(je teste de nouvelles formules d’adieux, plus crédibles… !)

Matteo

L’intelligence artificielle ne cesse de nous surprendre… Impossible de ne pas vous parler de ma dernière découverte dans ce domaine !

La petite vidéo juste en-dessous, c’est le nouveau hit de Flowmachines, le bébé de Sony. Eh oui, nous tenons là la première chanson de pop composée par une intelligence artificielle ! Incroyable, non ?

Daddy’s Car a été composée par le logiciel après une écoute attentive de 13 000 partitions de type différents (après s’être forgé une culture musicale, donc). Ensuite, le musicien Benoît Carré n’a eu qu’à établir un cahier des charges (durée du morceau, style de musique…) pour obtenir ce titre composé façon Beatles. Et Sony annonce que nous aurons droit à tout un album !

Pas mal, pour un robot ! De là à dire qu’il pourrait être disque d’or… il pourrait lui manquer un soupçon d’originalité créative.

Alors, prêts à écouter, tout préjugé mis de côté ? 🙂

A demain,

Matteo

Alors ça, c’est excellent ! Joseph Herscher est clairement l’incarnation vivante de Wallace, le Wallace de Gromit, pas le Wallace/Mel Gibson de Braveheart… Ce petit génie de la mécanique, d’origine néozélandaise, invente des machines à réactions en chaine complètement folles, loufoques, déjantées, et j’en passe des synonymes !
Vous vous souvenez de la machine de réveil de Wallace ? Eh bien, on n’en est pas loin. En fait, on en est même encore plus loin, puisque l’une de celles de Herscher sert à… casser les œufs de Pâques ! Et une autre à éplucher des oignons et à coller des timbres dans la foulée.

Bref, je ne vous en dis pas plus. Je vous encourage plutôt à vous régaler avec ses inventions tout à fait barrées, et même à garder un œil sur sa chaine Youtube pour plus de régalades.

Et pourquoi pas, en passant, vous ne réfléchiriez pas au type de machine folle que vous aimeriez avoir chez vous ? Moi, je ne serai pas contre un dispositif qui me sèche/me coiffe/me parfume en une minute en sortant du bain. Mais pas de machine à tourner les pages de son livre, je préfère continuer à m’en occuper !

A demain,

Matteo
 
Note spéciale en forme de mot d’absence : Désolé de ce long silence, j’étais parti en vacances avec les clés du blog…

The Page Turner by Joseph Herscher from Matt Owen on Vimeo.

271 - un pigeon lettré UNE

Quand j’entends les pigeons voler au-dessus de ma tête ou quand je me pose sur une terrasse ombragée, je me voûte, je rentre les épaules et je croise les doigts. Souvenir, peut-être d’un jour de lycée où un pigeon s’était montré très précis me contraignant à passer la journée avec de la fiente dans les cheveux.

Mais ils pourraient bien remonter dans mon estime, ces petits bestiaux. Grâce à une équipe de chercheurs américains qui se sont penchés sur leurs cerveaux pas trop mal fichus et qui ont fait une découverte assez ahurissante : les pigeons peuvent apprendre à lire !

Je ne reproduirai pas ici leur méthode d’apprentissage parce que c’est trop compliqué pour moi. Mais il en ressort que leurs pigeons les plus prometteurs ont été capables, après beaucoup d’exercices sur une période de huit mois, de faire la différence entre des suites de quatre lettres sans signification et des suites de lettres formant des mots réels ! Certains pigeons ont même été capables de garder en mémoire jusqu’à 58 mots.

Les chercheurs le précisent bien : le pigeon n’apprend pas à lire, tant pis, mais certains de leurs pigeons sur-entraînés sont en fait parvenus à identifier les mots comme des schémas, des visuels, et à les enregistrer dans leur mémoire. C’est un peu la méthode globale réinventée par le pigeon, finalement !

On pourrait leur apprendre à viser ailleurs, alors !

A demain,

Matteo