Archives for category: Court mais Culturel

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Readiktion est une future nouvelle application mobile d’aventures littéraires à suspense. L’originalité résidera dans le rôle donné au lecteur. Il fera des choix tout au long du récit et en deviendra l’acteur principal.

C’est tout neuf, c’est un mélange de feuilleton (en 20 épisodes max de 8 à 10 minutes de lectures) et de lecture en mode « je choisis mon histoire mais je peux revenir en arrière et choisir de donner un autre tour à mon polar ». Une même histoire aura ainsi plusieurs scénarios… et donc plusieurs fins.

On les a rencontrés à Lyon, ça va bientôt sortir… et ils recrutent actuellement quelques nouveaux auteurs.

Il n’y aura pas beaucoup d’auteurs choisis, mais si ça vous intéresse, allez visiter leur site en passant par ici, vous saurez tout ! L’expérience doit être très amusante. Exigeante mais amusante…

A demain,

Matteo

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La santé de fer du Capitaine Haddock est un phénomène si intriguant que des chercheurs (dont on ne doute pas qu’ils s’occupent en temps habituel de sujets bien plus sérieux) se sont gravement penchés sur la question.

Pour rappel, Haddock apparaît dans le 9ème album (sur 23) des aventures de Tintin, pour ne plus quitter ses fidèles compagnons.

Aventures qui coûtent cher à cet attachant marin d’eau douce, puisqu’il aura, en tout et pour tout, subi 249 accidents, dont : 109 commotions cérébrales (15 considérées comme graves), 15 brûlures dues à son tabagisme, 21 états d’ivresse dont un épisode de delirium et 17 source d’hallucinations et d’agressivité.

Sans compter les attaques d’anaconda, de tapir, du yéti et d’anguille électrique.

Ajoutons à ce triste bilan, 13 pertes de connaissances, et nous serons pour le moins très étonnés qu’il n’ait été hospitalisé que deux fois !

Quand je pense que pour une simple gastro, je vais chez le médecin, je me sens bête !

Etes-vous impressionnés par cet homme, ce surhomme, ce titan et pensez-vous que tout cela soit lié à son prénom qui est… ? Et qui sait quelle était l’aventure du 9ème album ?

A demain,

Matteo

> Voilà le très sérieux article qui indique, en anglais s’il vous plait, que j’ai bien raison de prendre ce cas médical très au sérieux…

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Je serai bien content quand Magnus débarquera en France !

Magnus, c’est une application conçue en Allemagne et qui aide le public à se sentir un peu moins démuni face à l’inconnu dans les musées et galeries d’art moderne… Vous vous sentez concernés ? Ma copine et moi, très clairement, oui !

Le concept est très simple puisqu’il se calque sur l’appli Shazam, celle qui vous donne le titre et l’artiste d’une chanson grâce à un extrait que vous faites entendre à votre smartphone.

Ici, on prend une œuvre en photo, on fait tourner l’appli et on découvre tout ou presque : le titre, l’artiste, la date, des explications et anecdotes sur l’oeuvre, et même les prix auxquels elle a été vendue ou proposée par le passé. Une option intéressante en cas de coup de cœur, car elle permet de négocier en sachant à peu près de quoi on parle !

Pour l’instant, Magnus ne fonctionne qu’à New-York, mais le créateur envisage de l’exporter à Paris et à Londres. Ça ne se fera pas tout de suite malheureusement, car il y a un gros travail préalable à abattre qui consiste à enrichir la base de données. Mais ça vaut le coup de garder un œil dessus, surtout que l’app est gratuite !

Et vous, Magnus vous tente ?

A demain,

Matteo

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Des petits mots amérindiens, on en utilise pas mal tous les jours… Vous le saviez ? Moi non. Ce n’est pas illogique, notre langage est bourré d’anglicismes, plus ou moins discrets, et l’anglais lui-même s’est nécessairement enrichi au contact des Indiens d’Amérique.

Donc par association…

Alors, voilà un mini échantillon, assez étonnant, parce qu’on voit mal les Apaches ou les Sioux en faire usage : « mocassin », « toboggan », « ananas », « chocolat », « barbecue » et « cougar ».

C’est toujours amusant et étonnant de se rendre compte à quel point la France et le français sont imprégnés de différentes cultures et histoires.

Toksa akhé, chers shortistes !

Matteo

PS : Toksa akhé, ça veut dire « à bientôt » en sioux, je n’ai pas trouvé demain dans mon dico franco-sioux…

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On va bientôt attaquer le bilan de l’année 2016 et, dans le bilan culturel, il y aura la sortie de la corrida du patrimoine français, intervenue le 27 juillet dernier.

En 2011, aux côtés de la ganterie en peau, de la dorure du métal, des fêtes de Dax et autres, la corrida était entrée au patrimoine culturel immatériel français (les liens ici, si vous souhaitez découvrir la liste).

Mais les associations dénonçant la corrida ont gagné, et les matadors ont perdu. Alors attention, ça ne signifie pas qu’il n’y aura plus de corrida en France, mais seulement que cette dernière perd en sacralisation, et devient donc plus facile à interdire, par la suite, grâce à la législation. Et qu’elle perd ses chances d’entrer dans le patrimoine mondial de l’Unesco.

Il y a beaucoup d’antis dans mon entourage mais je confesse avoir une position assez neutre sur le sujet. Ni vraiment pour, ni vraiment contre… Je ne suis pas fana de la dimension virilement ostentatoire de l’affaire mais le gars, au milieu, en costume à paillettes, joue quand même avec sa vie, pour aider ceux qui sont autour à se faire peur. Et pour gagner la lumière qui sied bien à son habit… et les € qui vont avec.

Abattoirs, gavage des canards, corrida… Il y a de la barbarie cachée dans tout cela, mais un artiste comme Picasso magnifiait la corrida, il me semble. Manet aussi.

Il y a une dimension sacrificielle, rituelle et scénique qu’il ne faut pas négliger. De la boucherie et de l’art… Sans être robinet d’eau tiède, on a le droit de ne pas avoir un avis tranché ?

A demain,

Matteo

 

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Pablo Picasso, Corrida III ou Picador, 1934.

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Pablo Picasso, La petite corrida, 1957.

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Edouard Manet, La corrida, 1864, Frick Collection, New York.

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Edouard Manet, L’homme mort, 1864-1865, National Gallery of Art, Washington.

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Connaissez-vous le Codex Seraphinianus ? J’ai fait la connaissance aujourd’hui de ce livre considéré comme l’un des plus étranges jamais édités. Conçu par son auteur Luigi Serafini, artiste italien, ce Codex (écrit en 1970 et publié en 1981) est en réalité une encyclopédie imaginaire, rédigée dans une langue qui ne l’est pas moins… Et qui reste, plus de trente ans plus tard, indéchiffrable. Depuis, de nombreux linguistes se sont essayés à l’exercice et ont tenté de donner un sens à l’écriture presque extra-terrestre de Serafini.

Sans le moindre succès. Peut-être qu’elle n’a aucun sens, tout simplement.

Dans ses différents chapitres, Serafini s’inspire tour à tour de la réalité et traite de la faune, la flore, les créatures bipèdes, les machines et véhicules, la biologie et le corps humain, l’histoire, l’histoire de son écriture, l’alimentation et l’habillement, les jeux et les sports, ainsi que de l’architecture. Mais le réel s’arrête là, tant chaque image est absurde et le texte indomptable.

N’en reste pas moins un travail artistique et imaginatif majeur, dont je ne doute pas qu’il fascine et qu’il soit très agréable à feuilleter. Laissant l’imagination du lecteur trouver un sens à ces créatures et mécaniques étranges.

Mais certains pensent que la clé de son alphabet réside dans la seule phrase intelligible du Codex codé, écrite en français : « Fille orgiaque surgie et devinée, le premier jour sur la digue de Balbe ». Intriguant…

Vous connaissiez ? Vous avez un avis ? Ou l’âme d’un Champollion ?

A demain,

Matteo

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Recevoir un auteur à sa table, lui faire goûter le calva (ou la chartreuse!) de son armoire à remontants personnelle et partager avec lui un moment privilégié ? C’est l’idée du Goethe Institut.

L’initiative a été nommée « Visite à domicile ».

Entre mai et octobre 2016, de fameux auteurs (la liste complète : Alina Bronsky, Marie Darrieussecq, Guy Helminger Katja Lange-Müller Michela Murgia, Sasha Marianna Salzmann, Jordi Puntí, Gonçalo M. Tavares, Annelies Verbeke et David Wagner), ont séjourné dans 16 villes européennes. Des hôtes privés leur ont ouvert leur porte, et le format de la soirée a été laissé à l’appréciation de l’auteur, qui a reçu carte blanche.

Le but de cet événement pour le moins inédit était bien sûr de rapprocher l’auteur de son lecteur, d’une façon assez absolue.

On pouvait ainsi caresser l’espoir de faire partie des hôtes, mais on aura plutôt – et tous – le plaisir de lire le résultat, puisque les écrivains ont été invités à écrire leurs impressions et expériences, et nous pourrons les découvrir sous forme d’e-book.

Et vous, si vous pouviez recevoir un auteur à dîner, en 2017, qui choisiriez-vous ? Et comment vous y prendriez-vous pour pouvoir lui dire, à la fin, Merci pour ce moment… ?

Je ferai bien venir E.-E. Schmitt pour lui demander pourquoi, après Le Visiteur et L’Evangile selon Pilate, il n’a pas été un peu plus économe de sa plume, un peu plus exigeant avec sa création… et un peu plus respectueux avec ses lecteurs… et lui-même !

A demain,

Matteo

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Il serait peut-être exagéré de dire qu’il y a autant de lecteurs que de livres, mais on ne serait pas forcément loin du compte. Je connais des gens qui lisent « pour lire », donc pour parfaire leur culture (ce mois-ci, les auteurs russes, le mois prochain, les philosophes allemands…). D’autres ne lisent que les auteurs qu’ils connaissent et sont un peu frileux face à l’inconnu. Alors que certains, presque compulsifs, se jettent sur tout, et ne peuvent rester à proximité d’un livre sans s’y plonger, quel qu’il soit.

Bref, de même que certains bousillent, cornent et tordent leurs livres et que d’autres les traitent soigneusement, il y a mille façons d’être un lecteur.

J’ai fait ce petit test, deux fois, sur Actualitté : il s’avère que je suis soit un lecteur insatiable (faux), soit un lecteur réfléchi (pourquoi pas, après tout !). La lecture semble donc être pour moi – lorsque je suis réfléchi – le meilleur moyen de me connaître et de découvrir le monde. Le site m’indique ensuite qu’il faudrait alors songer à prendre plus de risques et à me laisser aller davantage…

Et vous, quel type de lecteur êtes-vous ?

A demain,

Matteo

A noter : Le test est relativement clichesque mais comme il cherche à nous parler de nous, on a la faiblesse de le valider ! Et même de le populariser…

A noter 2 : L’illustration est extraite du film L’Histoire sans fin (1984, réalisé par Wolfgang Petersen, adaptation de la première moitié du roman de Michaël Ende, L’Histoire sans fin). 

 

 

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Déjà au Moyen-Age, les enfants aimaient bien ajouter leur petite touche perso ! C’est une chercheuse britannique, Deborah Ellen, qui l’affirme. Tout commence par la découverte assez surprenante de gribouillis de gamins en marge de manuscrits datant du Moyen-Age.

Ce qui ne surprend pas aujourd’hui aurait pourtant de quoi interroger à l’époque : en quelles circonstances de tels ouvrages (qui reproduisent des psaumes et sont écrits en latin) se sont trouvés entre les mains d’enfants, à une époque de l’histoire où peu de gens étaient lettrés et où posséder un livre était un grand luxe ?

Après avoir fait attester dans un premier lieu par des pédopsychiatres que ces œuvres étaient bien celles d’enfants, la chercheuse a mené l’enquête. Il en ressort que les enfants en question avaient vraisemblablement été autorisés à avoir accès à ces manuscrits, qui venaient d’un couvent dominicain, probablement pour favoriser leur alphabétisation.

Face à l’ennui, dont j’imagine qu’il accompagnait déjà (pour les non initiés) la lecture de textes religieux et de psaumes écrits en latin, on comprend assez bien que les petits se soient autorisés quelques gribouillis… Et on a envie de ne pas leur en vouloir, à ces petits vandales du Moyen-Age. Pas vous ?

A demain,

Matteo

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J’ai retrouvé dans L’Obs une chronique du jour sur l’impression du tout premier livre. On y apprend que c’était une Bible, tirée à 180 exemplaires, et que chaque exemplaire nécessitait 390 jours de travail. Absolument inestimables, 48 de ces 180 volumes, imprimés entre 1452 et 1455, ont été conservés, et 5 se trouvent en France. Les curieux et les passionnés peuvent aller en admirer trois à la BNF. Je doute qu’on puisse les consulter…

J’ignorais tout à fait que le premier livre imprimé avait été une Bible… pour des raisons financières : l’objectif était de rentabiliser l’investissement technique par un succès commercial que seul la Bible pouvait être d’obtenir !… Le financement de l’innovation était peut-être plus compliqué qu’aujourd’hui ! La startup de Gutenberg a mal fini, Gutenberg ne fut pas consacré de son vivant, il est mort dans un tel anonymat qu’on a perdu sa tombe.

En tout cas je vous conseille de lire l’article, riche en détails. Et de la compléter avec la fiche wikipédia de Gutenberg si le sujet vous turlupine.

Ma copine m’a demandé d’ailleurs comment je réagirais si je tombais sur un trésor pareil (dans le grenier de sa grand-mère par exemple) : la garderais-je précieusement… ou la vendrais-je ?

Et vous… ?

A demain,

Matteo