Archives for category: Court mais Culturel

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Derrière chaque cliché mythique, c’est-à-dire inscrit dans presque toutes nos rétines, il y a un contexte, un décor, un photographe. Et parfois des conséquences dramatiques, ou au contraire inespérées (mais c’est plus rare). Je suis tombé sur cette série d’articles très intéressants publiée par le Nouvel Obs, et j’ai eu très envie de vous la montrer. L’idée des rédacteurs a été de revenir sur des clichés mondialement connus, souvent rattachés à des événements historiques et d’en raconter les coulisses.

J’en connaissais déjà la plupart, très, très largement diffusés par la presse, les médias, et même parfois les manuels scolaires. Tiens, justement, la photo de la mère migrante de la Grande Dépression, je la connaissais car elle illustre mon édition du best-seller de Steinbeck, Les raisins de la colère, je connaissais son contexte, mais moins l’histoire personnelle de la dame en question…

Dans la plupart des cas, je confesse que j’ignorais le pourquoi du comment de la photo, l’histoire personnelle de ceux qui y figurent et ce qu’ils sont devenus.

Celle des athlètes des JO de 1968 et de leurs gants noirs, levés pour dénoncer l’oppression de la communauté afro-américaine des Etats-Unis, par exemple. Ou celle de Kathrine Switzer, première femme à participer officiellement à un marathon.

Je vous conseille donc de parcourir les articles de la série (tous disponibles en bas du lien), on y remet en perspective ce que l’on croyait voir. Et ça ne fait jamais de mal, même si ce n’est pas toujours littéraire !

A demain,

Matteo

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Pour fêter leurs 45 ans d’existence, les Monsieur et les Madame de Roger Hargreaves ont pris un coup de jeune (ou pas)… et surtout un coup de mode. Adam Hargreaves – qui est lui aussi le fils de Roger – a repris le flambeau au décès de son père et en a profité pour offrir aux personnages déjà existants une nouvelle identité…

Monsieur Chatouille est devenu Monsieur Hipster et Madame Farceuse une Madame Candidate de télé-réalité…

Je vous avoue que mon petit cœur d’enfant s’est un peu brisé.

C’était si charmant, cette simplicité un peu rétro…

D’autant plus qu’en dehors de la re-masterisation des personnages déjà existants, la galerie des nouveaux Monsieur/Madame laisse un peu à désirer… Monsieur Parfait, Monsieur Aventures, ça peut aller. Mais contre une Madame Fabuleuse (toujours bien habillée) et une Madame Paillettes (obsédée par tout ce qui brille), ça passe un peu moins bien.

Dommage, comme le soulignent certains fans sur les réseaux sociaux, qu’Adam Hargreaves n’en ait pas profité pour rendre ses Madame un peu moins superficielles. Et ses Monsieur un peu moins parfaits, en comparaison. Voilà qui aurait fait beaucoup plus moderne ! A proximité de Noël, on est prié de continuer à rêver.

A demain,

Matteo

PS : pour le post précédent, la réponse à la question posée est : la télé en non-stop jusqu’à la sortie…

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Grosse, grosse trouvaille : il existe un Monopoly sur les livres ! Il s’appelle le Bookopoly, les cases y sont des œuvres célèbres (les moins chères des livres « basiques », et le plus cher Gatsby le Magnifique), les maisons sont des librairies, les hôtels deviennent des bibliothèques, et le gagnant de la partie a le privilège d’être Directeur du Club du Livre. C’est pas énorme ?

Seul(s) bémol(s) et de taille : on ne peut l’acheter qu’à des revendeurs sur Amazon, moyennant au moins 230 euros, et il n’existe qu’en version anglaise… quand il n’est pas en rupture de stock !

Sachez cependant qu’avec un peu de patience et de talent pour les travaux manuels, il est parfaitement possible grâce à la magie d’internet et de Photoshop de se fabriquer soi-même n’importe quelle version du Monopoly… Je me suis déjà fait un Monopoly de la mythologie grecque. Idée à décliner si le budget est trop short ! Très emballée par l’idée de nous bricoler un Bookopoly et d’y mettre tous nos livres préférés, ma copine s’est déjà fait un devis mental en septembre… Et j’espère que je vais le trouver, dans le salon, emballé, à mon intention, dimanche matin !

Ah, et je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’on est contraint de passer par la case Prison… La réponse dans 48 h !

A après-demain donc,

Mattéo

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Le livre de Roald Dahl que je préfère, c’est Mon Oncle Oswald. Une histoire complètement barrée dans laquelle les protagonistes créent une société de vente de sperme de célébrités. Et doivent donc soustraire aux célébrités, contre leur gré, un peu de leur semence… On imagine bien le côté rocambolesque de la situation.

Alors quand j’ai su que la brasserie anglaise Dinner at the Twits allait servir une bière fabriquée à partir de la moisissure du fauteuil de l’auteur, j’ai d’abord froncé les sourcils, de dégoût et de scepticisme. Puis j’ai haussé les épaules en me disant : « tiens, on dirait un truc que Roald Dahl aurait pu écrire ». Un avis que semblent partager les ayants droits de l’auteur puisqu’ils ont consenti à l’expérience.

Le breuvage portera le nom de Odious Ale, la bière odieuse, et sera brassé par la 40 FT Brewery. Les brasseurs ont prélevé sur le fauteuil de Dahl de la moisissure, l’ont cultivée et ont obtenu à partir du résultat cette levure très particulière.

Il faut encore savoir que cette Odious Ale a été servie à Londres, en septembre, dans le cadre d’une expérience interactive conçue autour de l’oeuvre de Roald Dahl et assurée par la compagnie Les Enfants Terribles.

Pourquoi pas… ça vous tenterait ce genre d’expérience un peu « humour noir » ?

A demain,

Matteo

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J’ai découvert, en préparant mon post de demain, que Rocambole est le papa de rocambolesque. Vous le saviez ?

Rocambole fut le héros d’une saga écrite par Pierre Ponson du Terrail au 19ème. Ce dernier avait le don de tirer son personnage de situations complètement invraisemblables.

Wikipédia nous en dit +. Voici un petit extrait… un peu long, pour changer !

« Rocambole commence sa carrière de malfaiteur dès l’enfance sous les ordres du criminel sir Williams, en ayant recours aux usurpations d’identité, vols, chantages et meurtres pour parvenir à ses fins. Après un séjour au bagne, bien qu’il garde ses habitudes d’imposteur, il s’engage sur la voie de la rédemption en devenant justicier en marge de la société. 

C’est en 1857 que Ponson du Terrail entame la rédaction du premier roman du cycle Les Drames de Paris : L’Héritage mystérieux pour le journal La Patrie. Il souhaite seulement profiter du succès des Mystères de Paris d’Eugène Sue, écrits une quinzaine d’années auparavant.

Rocambole devient un grand succès populaire, ce qui donne à Ponson du Terrail une importante et constante source de revenus. Au total, il rédige neuf romans mettant en vedette Rocambole. Cependant, sa production étant destinée à différents journaux de l’époque, du Terrail écrit rapidement et dans un style stéréotypé. Pour ces raisons, Rocambole ne parvient pas à durer et, au xxième siècle, il est peu lu.

L’importance de Rocambole n’est cependant pas à sous-estimer, car c’est la première fois que les aventures fantastiques font leur apparition. Il marque la transition entre les héros de roman gothique et les héros plus modernes, entreprenants et dotés d’un caractère trouble. D’ailleurs, l’adjectif « rocambolesque » qualifie maintenant n’importe quelle aventure fantastique.

Pour ses Drames de Paris, Ponson du Terrail subit une pression croissante des lecteurs, à travers les directeurs de journaux, désireux de voir la suite des aventures de Rocambole. Cette pression explique les développements imprévus de la série, l’effacement de certains personnages destinés à être importants et l’essor d’autres, et notamment celui de Rocambole qui devient le héros principal à partir d’octobre 1858 avec Les Exploits de Rocambole.

Ponson du Terrail apporte une nouveauté avec son roman-feuilleton : Rocambole illustre la gouaille parisienne mêlée à la fière allure du bandit romantique. L’évolution de Rocambole du Mal vers le Bien se fera avec son passage par le bagne. Il n’utilise plus son talent d’imposteur pour son seul profit mais le met au service de l’orpheline spoliée de son héritage. »

A demain,

Matteo

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C’est le nombre de lectures en ligne réalisées sur short-edition.com depuis sa création, en 2011. Pas mal, non ?

12 millions.

Sur ordi, sur tablettes ou sur smartphones.

Il faut y ajouter les évaluations des membres du comité éditorial, les commentaires des lecteurs, les réponses des auteurs, les échanges sur les forums entre lecteurs auteurs et lecteurs, les votes des lecteurs… Et nous avons là tout ce qui fait de Short Edition, l’éditeur communautaire de la littérature courte. Sympa ! On a envie d’attraper une trompette et de crier que ça nous fait bien plaisir… On a le droit ? On le prend quand même…!

A demain,

Matteo

 

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Pour le feuilleter, et gagner le droit de passer à la page suivante, il faut avoir le cerveau bien réveillé et le neurone décidé à vous faire avancer !

Lancé sur la plateforme participative Kickstarter, le Codex Silenda est un livre casse-tête qui raconte l’aventure d’un jeune apprenti de Léonard de Vinci. Conçue par le designer Brady Whitney, la bête réclame un tribut et ne se laisse pas lire facilement… car pour tourner les pages, il faut résoudre des casse-têtes de haut niveau !

L’avantage par rapport à un casse-tête traditionnel : le Codex Silenda raconte une histoire, il reste « peu » onéreux en comparaison aux heures d’amusement procurées au lecteur (130 euros) et c’est un très bel objet. Une fois résolu et lu, il n’en reste pas moins très beau à exposer.

A demain,

Matteo

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Readiktion est une future nouvelle application mobile d’aventures littéraires à suspense. L’originalité résidera dans le rôle donné au lecteur. Il fera des choix tout au long du récit et en deviendra l’acteur principal.

C’est tout neuf, c’est un mélange de feuilleton (en 20 épisodes max de 8 à 10 minutes de lectures) et de lecture en mode « je choisis mon histoire mais je peux revenir en arrière et choisir de donner un autre tour à mon polar ». Une même histoire aura ainsi plusieurs scénarios… et donc plusieurs fins.

On les a rencontrés à Lyon, ça va bientôt sortir… et ils recrutent actuellement quelques nouveaux auteurs.

Il n’y aura pas beaucoup d’auteurs choisis, mais si ça vous intéresse, allez visiter leur site en passant par ici, vous saurez tout ! L’expérience doit être très amusante. Exigeante mais amusante…

A demain,

Matteo

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La santé de fer du Capitaine Haddock est un phénomène si intriguant que des chercheurs (dont on ne doute pas qu’ils s’occupent en temps habituel de sujets bien plus sérieux) se sont gravement penchés sur la question.

Pour rappel, Haddock apparaît dans le 9ème album (sur 23) des aventures de Tintin, pour ne plus quitter ses fidèles compagnons.

Aventures qui coûtent cher à cet attachant marin d’eau douce, puisqu’il aura, en tout et pour tout, subi 249 accidents, dont : 109 commotions cérébrales (15 considérées comme graves), 15 brûlures dues à son tabagisme, 21 états d’ivresse dont un épisode de delirium et 17 source d’hallucinations et d’agressivité.

Sans compter les attaques d’anaconda, de tapir, du yéti et d’anguille électrique.

Ajoutons à ce triste bilan, 13 pertes de connaissances, et nous serons pour le moins très étonnés qu’il n’ait été hospitalisé que deux fois !

Quand je pense que pour une simple gastro, je vais chez le médecin, je me sens bête !

Etes-vous impressionnés par cet homme, ce surhomme, ce titan et pensez-vous que tout cela soit lié à son prénom qui est… ? Et qui sait quelle était l’aventure du 9ème album ?

A demain,

Matteo

> Voilà le très sérieux article qui indique, en anglais s’il vous plait, que j’ai bien raison de prendre ce cas médical très au sérieux…

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Je serai bien content quand Magnus débarquera en France !

Magnus, c’est une application conçue en Allemagne et qui aide le public à se sentir un peu moins démuni face à l’inconnu dans les musées et galeries d’art moderne… Vous vous sentez concernés ? Ma copine et moi, très clairement, oui !

Le concept est très simple puisqu’il se calque sur l’appli Shazam, celle qui vous donne le titre et l’artiste d’une chanson grâce à un extrait que vous faites entendre à votre smartphone.

Ici, on prend une œuvre en photo, on fait tourner l’appli et on découvre tout ou presque : le titre, l’artiste, la date, des explications et anecdotes sur l’oeuvre, et même les prix auxquels elle a été vendue ou proposée par le passé. Une option intéressante en cas de coup de cœur, car elle permet de négocier en sachant à peu près de quoi on parle !

Pour l’instant, Magnus ne fonctionne qu’à New-York, mais le créateur envisage de l’exporter à Paris et à Londres. Ça ne se fera pas tout de suite malheureusement, car il y a un gros travail préalable à abattre qui consiste à enrichir la base de données. Mais ça vaut le coup de garder un œil dessus, surtout que l’app est gratuite !

Et vous, Magnus vous tente ?

A demain,

Matteo