Archives for category: Court mais Culturel

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J’ai découvert, en préparant mon post de demain, que Rocambole est le papa de rocambolesque. Vous le saviez ?

Rocambole fut le héros d’une saga écrite par Pierre Ponson du Terrail au 19ème. Ce dernier avait le don de tirer son personnage de situations complètement invraisemblables.

Wikipédia nous en dit +. Voici un petit extrait… un peu long, pour changer !

« Rocambole commence sa carrière de malfaiteur dès l’enfance sous les ordres du criminel sir Williams, en ayant recours aux usurpations d’identité, vols, chantages et meurtres pour parvenir à ses fins. Après un séjour au bagne, bien qu’il garde ses habitudes d’imposteur, il s’engage sur la voie de la rédemption en devenant justicier en marge de la société. 

C’est en 1857 que Ponson du Terrail entame la rédaction du premier roman du cycle Les Drames de Paris : L’Héritage mystérieux pour le journal La Patrie. Il souhaite seulement profiter du succès des Mystères de Paris d’Eugène Sue, écrits une quinzaine d’années auparavant.

Rocambole devient un grand succès populaire, ce qui donne à Ponson du Terrail une importante et constante source de revenus. Au total, il rédige neuf romans mettant en vedette Rocambole. Cependant, sa production étant destinée à différents journaux de l’époque, du Terrail écrit rapidement et dans un style stéréotypé. Pour ces raisons, Rocambole ne parvient pas à durer et, au xxième siècle, il est peu lu.

L’importance de Rocambole n’est cependant pas à sous-estimer, car c’est la première fois que les aventures fantastiques font leur apparition. Il marque la transition entre les héros de roman gothique et les héros plus modernes, entreprenants et dotés d’un caractère trouble. D’ailleurs, l’adjectif « rocambolesque » qualifie maintenant n’importe quelle aventure fantastique.

Pour ses Drames de Paris, Ponson du Terrail subit une pression croissante des lecteurs, à travers les directeurs de journaux, désireux de voir la suite des aventures de Rocambole. Cette pression explique les développements imprévus de la série, l’effacement de certains personnages destinés à être importants et l’essor d’autres, et notamment celui de Rocambole qui devient le héros principal à partir d’octobre 1858 avec Les Exploits de Rocambole.

Ponson du Terrail apporte une nouveauté avec son roman-feuilleton : Rocambole illustre la gouaille parisienne mêlée à la fière allure du bandit romantique. L’évolution de Rocambole du Mal vers le Bien se fera avec son passage par le bagne. Il n’utilise plus son talent d’imposteur pour son seul profit mais le met au service de l’orpheline spoliée de son héritage. »

A demain,

Matteo

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C’est le nombre de lectures en ligne réalisées sur short-edition.com depuis sa création, en 2011. Pas mal, non ?

12 millions.

Sur ordi, sur tablettes ou sur smartphones.

Il faut y ajouter les évaluations des membres du comité éditorial, les commentaires des lecteurs, les réponses des auteurs, les échanges sur les forums entre lecteurs auteurs et lecteurs, les votes des lecteurs… Et nous avons là tout ce qui fait de Short Edition, l’éditeur communautaire de la littérature courte. Sympa ! On a envie d’attraper une trompette et de crier que ça nous fait bien plaisir… On a le droit ? On le prend quand même…!

A demain,

Matteo

 

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Pour le feuilleter, et gagner le droit de passer à la page suivante, il faut avoir le cerveau bien réveillé et le neurone décidé à vous faire avancer !

Lancé sur la plateforme participative Kickstarter, le Codex Silenda est un livre casse-tête qui raconte l’aventure d’un jeune apprenti de Léonard de Vinci. Conçue par le designer Brady Whitney, la bête réclame un tribut et ne se laisse pas lire facilement… car pour tourner les pages, il faut résoudre des casse-têtes de haut niveau !

L’avantage par rapport à un casse-tête traditionnel : le Codex Silenda raconte une histoire, il reste « peu » onéreux en comparaison aux heures d’amusement procurées au lecteur (130 euros) et c’est un très bel objet. Une fois résolu et lu, il n’en reste pas moins très beau à exposer.

A demain,

Matteo

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Readiktion est une future nouvelle application mobile d’aventures littéraires à suspense. L’originalité résidera dans le rôle donné au lecteur. Il fera des choix tout au long du récit et en deviendra l’acteur principal.

C’est tout neuf, c’est un mélange de feuilleton (en 20 épisodes max de 8 à 10 minutes de lectures) et de lecture en mode « je choisis mon histoire mais je peux revenir en arrière et choisir de donner un autre tour à mon polar ». Une même histoire aura ainsi plusieurs scénarios… et donc plusieurs fins.

On les a rencontrés à Lyon, ça va bientôt sortir… et ils recrutent actuellement quelques nouveaux auteurs.

Il n’y aura pas beaucoup d’auteurs choisis, mais si ça vous intéresse, allez visiter leur site en passant par ici, vous saurez tout ! L’expérience doit être très amusante. Exigeante mais amusante…

A demain,

Matteo

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La santé de fer du Capitaine Haddock est un phénomène si intriguant que des chercheurs (dont on ne doute pas qu’ils s’occupent en temps habituel de sujets bien plus sérieux) se sont gravement penchés sur la question.

Pour rappel, Haddock apparaît dans le 9ème album (sur 23) des aventures de Tintin, pour ne plus quitter ses fidèles compagnons.

Aventures qui coûtent cher à cet attachant marin d’eau douce, puisqu’il aura, en tout et pour tout, subi 249 accidents, dont : 109 commotions cérébrales (15 considérées comme graves), 15 brûlures dues à son tabagisme, 21 états d’ivresse dont un épisode de delirium et 17 source d’hallucinations et d’agressivité.

Sans compter les attaques d’anaconda, de tapir, du yéti et d’anguille électrique.

Ajoutons à ce triste bilan, 13 pertes de connaissances, et nous serons pour le moins très étonnés qu’il n’ait été hospitalisé que deux fois !

Quand je pense que pour une simple gastro, je vais chez le médecin, je me sens bête !

Etes-vous impressionnés par cet homme, ce surhomme, ce titan et pensez-vous que tout cela soit lié à son prénom qui est… ? Et qui sait quelle était l’aventure du 9ème album ?

A demain,

Matteo

> Voilà le très sérieux article qui indique, en anglais s’il vous plait, que j’ai bien raison de prendre ce cas médical très au sérieux…

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Je serai bien content quand Magnus débarquera en France !

Magnus, c’est une application conçue en Allemagne et qui aide le public à se sentir un peu moins démuni face à l’inconnu dans les musées et galeries d’art moderne… Vous vous sentez concernés ? Ma copine et moi, très clairement, oui !

Le concept est très simple puisqu’il se calque sur l’appli Shazam, celle qui vous donne le titre et l’artiste d’une chanson grâce à un extrait que vous faites entendre à votre smartphone.

Ici, on prend une œuvre en photo, on fait tourner l’appli et on découvre tout ou presque : le titre, l’artiste, la date, des explications et anecdotes sur l’oeuvre, et même les prix auxquels elle a été vendue ou proposée par le passé. Une option intéressante en cas de coup de cœur, car elle permet de négocier en sachant à peu près de quoi on parle !

Pour l’instant, Magnus ne fonctionne qu’à New-York, mais le créateur envisage de l’exporter à Paris et à Londres. Ça ne se fera pas tout de suite malheureusement, car il y a un gros travail préalable à abattre qui consiste à enrichir la base de données. Mais ça vaut le coup de garder un œil dessus, surtout que l’app est gratuite !

Et vous, Magnus vous tente ?

A demain,

Matteo

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Des petits mots amérindiens, on en utilise pas mal tous les jours… Vous le saviez ? Moi non. Ce n’est pas illogique, notre langage est bourré d’anglicismes, plus ou moins discrets, et l’anglais lui-même s’est nécessairement enrichi au contact des Indiens d’Amérique.

Donc par association…

Alors, voilà un mini échantillon, assez étonnant, parce qu’on voit mal les Apaches ou les Sioux en faire usage : « mocassin », « toboggan », « ananas », « chocolat », « barbecue » et « cougar ».

C’est toujours amusant et étonnant de se rendre compte à quel point la France et le français sont imprégnés de différentes cultures et histoires.

Toksa akhé, chers shortistes !

Matteo

PS : Toksa akhé, ça veut dire « à bientôt » en sioux, je n’ai pas trouvé demain dans mon dico franco-sioux…

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On va bientôt attaquer le bilan de l’année 2016 et, dans le bilan culturel, il y aura la sortie de la corrida du patrimoine français, intervenue le 27 juillet dernier.

En 2011, aux côtés de la ganterie en peau, de la dorure du métal, des fêtes de Dax et autres, la corrida était entrée au patrimoine culturel immatériel français (les liens ici, si vous souhaitez découvrir la liste).

Mais les associations dénonçant la corrida ont gagné, et les matadors ont perdu. Alors attention, ça ne signifie pas qu’il n’y aura plus de corrida en France, mais seulement que cette dernière perd en sacralisation, et devient donc plus facile à interdire, par la suite, grâce à la législation. Et qu’elle perd ses chances d’entrer dans le patrimoine mondial de l’Unesco.

Il y a beaucoup d’antis dans mon entourage mais je confesse avoir une position assez neutre sur le sujet. Ni vraiment pour, ni vraiment contre… Je ne suis pas fana de la dimension virilement ostentatoire de l’affaire mais le gars, au milieu, en costume à paillettes, joue quand même avec sa vie, pour aider ceux qui sont autour à se faire peur. Et pour gagner la lumière qui sied bien à son habit… et les € qui vont avec.

Abattoirs, gavage des canards, corrida… Il y a de la barbarie cachée dans tout cela, mais un artiste comme Picasso magnifiait la corrida, il me semble. Manet aussi.

Il y a une dimension sacrificielle, rituelle et scénique qu’il ne faut pas négliger. De la boucherie et de l’art… Sans être robinet d’eau tiède, on a le droit de ne pas avoir un avis tranché ?

A demain,

Matteo

 

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Pablo Picasso, Corrida III ou Picador, 1934.

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Pablo Picasso, La petite corrida, 1957.

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Edouard Manet, La corrida, 1864, Frick Collection, New York.

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Edouard Manet, L’homme mort, 1864-1865, National Gallery of Art, Washington.

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Connaissez-vous le Codex Seraphinianus ? J’ai fait la connaissance aujourd’hui de ce livre considéré comme l’un des plus étranges jamais édités. Conçu par son auteur Luigi Serafini, artiste italien, ce Codex (écrit en 1970 et publié en 1981) est en réalité une encyclopédie imaginaire, rédigée dans une langue qui ne l’est pas moins… Et qui reste, plus de trente ans plus tard, indéchiffrable. Depuis, de nombreux linguistes se sont essayés à l’exercice et ont tenté de donner un sens à l’écriture presque extra-terrestre de Serafini.

Sans le moindre succès. Peut-être qu’elle n’a aucun sens, tout simplement.

Dans ses différents chapitres, Serafini s’inspire tour à tour de la réalité et traite de la faune, la flore, les créatures bipèdes, les machines et véhicules, la biologie et le corps humain, l’histoire, l’histoire de son écriture, l’alimentation et l’habillement, les jeux et les sports, ainsi que de l’architecture. Mais le réel s’arrête là, tant chaque image est absurde et le texte indomptable.

N’en reste pas moins un travail artistique et imaginatif majeur, dont je ne doute pas qu’il fascine et qu’il soit très agréable à feuilleter. Laissant l’imagination du lecteur trouver un sens à ces créatures et mécaniques étranges.

Mais certains pensent que la clé de son alphabet réside dans la seule phrase intelligible du Codex codé, écrite en français : « Fille orgiaque surgie et devinée, le premier jour sur la digue de Balbe ». Intriguant…

Vous connaissiez ? Vous avez un avis ? Ou l’âme d’un Champollion ?

A demain,

Matteo

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Recevoir un auteur à sa table, lui faire goûter le calva (ou la chartreuse!) de son armoire à remontants personnelle et partager avec lui un moment privilégié ? C’est l’idée du Goethe Institut.

L’initiative a été nommée « Visite à domicile ».

Entre mai et octobre 2016, de fameux auteurs (la liste complète : Alina Bronsky, Marie Darrieussecq, Guy Helminger Katja Lange-Müller Michela Murgia, Sasha Marianna Salzmann, Jordi Puntí, Gonçalo M. Tavares, Annelies Verbeke et David Wagner), ont séjourné dans 16 villes européennes. Des hôtes privés leur ont ouvert leur porte, et le format de la soirée a été laissé à l’appréciation de l’auteur, qui a reçu carte blanche.

Le but de cet événement pour le moins inédit était bien sûr de rapprocher l’auteur de son lecteur, d’une façon assez absolue.

On pouvait ainsi caresser l’espoir de faire partie des hôtes, mais on aura plutôt – et tous – le plaisir de lire le résultat, puisque les écrivains ont été invités à écrire leurs impressions et expériences, et nous pourrons les découvrir sous forme d’e-book.

Et vous, si vous pouviez recevoir un auteur à dîner, en 2017, qui choisiriez-vous ? Et comment vous y prendriez-vous pour pouvoir lui dire, à la fin, Merci pour ce moment… ?

Je ferai bien venir E.-E. Schmitt pour lui demander pourquoi, après Le Visiteur et L’Evangile selon Pilate, il n’a pas été un peu plus économe de sa plume, un peu plus exigeant avec sa création… et un peu plus respectueux avec ses lecteurs… et lui-même !

A demain,

Matteo