Archives for category: Court mais Culturel

Veni, vidi, vici, encore, ça va… Tu quoque fili, passe encore… Mais n’ayant pas pris l’option latin au collège/lycée, j’avoue que pour le reste, je suis un peu largué. Et Astérix me va très bien pour les sessions de rattrapage.

J’ai en effet découvert avec plaisir – sous le sapin et dans ma chaussure – ce petit opus d’Astérix, qui n’en est pas vraiment un mais qui explique la signification et l’origine des locutions latines les plus connues.

Les bandes-dessinées d’Uderzo et Goscinny en regorgent, et je me souviens que, pet
it, je me renseignais souvent sur leur traduction et leur origine. Je crois que je préfèrais in vino veritas ! Comme on apprend toujours mieux en s’amusant, je propose de boire en apprenant…

Cogito, ergo sum, en somme. En tout cas, je compte sur les pouvoirs comiques de César pour faire rentrer quelques notions de latin dans ma cervelle de bloggeur !
Et ne m’en voulez donc pas si je ponctue, dans les prochaines semaines, mes billets de quelques citations un peu pompeuses…

A demain,

Matteo

> Astérix, Les citations latines expliquées de A à Z, Editions du Chêne, octobre 2016, 160 pages, 14,90 €

images

Je suis d’humeur jeunesse ces temps-ci. Voilà une nouvelle trouvaille : un site qui vous propose de faire écrire vos enfants… ou vos petites soeurs. En utilisant le mécanisme de la correspondance. On part d’un cadre (un royaume, un personnage et quelques lettres qui appellent des réponses) et l’enfant donne ses instructions (puisqu’il est reine ou roi), explique peut-être aussi ses décisions… et en marchant doit construire une histoire avec les (1 à 12 réponses) qu’il recevra par courrier. Pas mal, comme idée. C’est pas donné (de 15 à 120 €), mais ça peut valoir le coup d’essayer : le risque de se prendre au jeu est réel.

Comme je n’ai pas essayé, qu’il est difficile d’évaluer le degré de personnalisation du gars de l’autre côté de la boîte aux lettres qui va répondre, je ne peux pas vous en dire +…

Vous avez un avis ?

A demain,

Matteo

Bannir les heures de colle 2

Etonnant mais séduisant ! A l’école américaine W. Coleman, à Baltimore, les heures de colle ont disparu au profit de la méditation… Plutôt que de parquer les élèves difficiles dans une salle tristounette et de leur imposer des lignes, l’école a choisi de construire une « mindful moment room » une sorte d’endroit de repos pour l’esprit.

Ainsi, les jeunes élèves (puisque c’est une école primaire) auxquels on aurait en principe collé une colle ou une punition passent un moment dans cette salle et pratiquent la méditation, découvrent des exercices pour améliorer leur respiration et sont bien sûr encouragés à dialoguer avec le professeur à propos des problèmes qu’ils rencontrent.

La technique semble marcher puisque depuis deux ans qu’elle l’applique, l’école n’a eu à procéder à aucun renvoi d’élève (l’histoire ne dit pas à quel point ces renvois étaient fréquents avant).

Je veux bien croire qu’il s’agisse d’une méthode pédagogique bien plus efficace que la punition. De plus, même si j’avoue ne pas être très versé dans la méditation, je connais les bienfaits pour le dessin ou la chanson des exercices de respiration. Il me semble donc assez évident qu’ils doivent être utiles pour apprendre à contrôler sa colère et ses réactions. Et peut-être même pour se préparer à l’écriture !

On m’avait dit un jour qu’un excellent exercice consiste à s’efforcer de détendre chaque partie de son corps avant de s’endormir. J’ai tenté le coup plusieurs fois. C’est très très difficile mais très agréable aussi ! Vous avez déjà essayé ce genre de choses ? Avant de dormir…  de lire ou d’écrire ?

A demain,

Matteo

Bannir les heures de colle 3

Bannir les heures de colle 4

Un Lauréat qui peint le Livre UNE

« Alors ça, c’est très, très joli » dixit ma voisine de lit. Je suis tombé sur ces illustrations de l’artiste Coréen Jungho Lee, et ma copine les a adorées. Jungho Lee intègre le livre dans l’univers du quotidien en dessinant d’abord les images à la main puis en leur appliquant un filtre rappelant la patte des artistes surréalistes les plus connus (son préféré, c’est Magritte). Il a même remporté le titre de Lauréat du concours World Illustration Award 2016. Plutôt prestigieux.

En passant, vous pouvez aller faire un tour sur la page des gagnants, ça a donné furieusement envie à ma copine d’attraper son crayon et de griffonner des petites choses !

Et ses jolies illustrations (celles-ci, pas les siennes), qu’elle trouve bourrées de poésie à n’en plus pouvoir et si douces à regarder, elle a envie de toutes les imprimer, de les encadrer et de les accrocher autour de notre lit. Elle pense que ça ferait de parfaits attrape-rêves… Je trouve ça… intéressant, mais je crois que je n’irais pas jusque-là ! Et vous, vous en pensez quoi ?

A demain,

Matteo

Un Lauréat qui peint le Livre 2

Un Lauréat qui peint le Livre 3

Un Lauréat qui peint le Livre 4

Un Lauréat qui peint le Livre 5

Un Lauréat qui peint le Livre 6

Un Lauréat qui peint le Livre 7

Un Lauréat qui peint le Livre 8

Un Lauréat qui peint le Livre 9

Un Lauréat qui peint le Livre 10

Un Lauréat qui peint le Livre 11

emily-celle-qui-fascine-une

Tiens, tiens, Emily Brontë aurait-elle encore des secrets ? Il paraît… Et c’est pas moi, c’est sa biographe, Claire Harman, qui le dit.

Selon elle, l’analyse des témoignages des membres de la famille d’Emily et l’analyse de son écriture mènent à une conclusion assez inattendue : l’auteur du classique des classiques, Les Hauts de Hurlevent, aurait été atteinte du syndrome d’Asperger…

Colères folles, incompréhension face au jeu social, refus de quitter la maison, malaise en public… « Contenir Emily, protéger Emily, ne pas inquiéter Emily faisaient partie des préoccupations de l’ensemble du foyer », déclare Harman. Ajoutant à ces éléments cet incroyable talent à créer des univers troublants, fascinants et très forts, la biographe estime qu’il y aurait de bonnes chances qu’Emily ait effectivement été atteinte de ce syndrome très impactant sur la vie sociale des gens. Une personnalité hors du commun, donc, dotée d’un génie créateur et, d’une certaine manière, d’une liberté créatrice totale…

A demain,

Matteo

Note : les 3 sœurs Brontë ont posé pour la photo… Pas un sex appeal phénoménal et d’ailleurs, à votre avis, qui est qui ?

des-livres-derriere-les-barreaux-une

Les bénéfices thérapeutiques de la lecture ne sont plus à prouver : les grands lecteurs sont réputés être plus sensibles, plus empathiques, davantage capables d’analyser les sentiments des autres et de se mettre à leur place. Ils ne sont pas parfaits… mais ils devraient l’être !

Pas très étonnant alors, mais cependant très réjouissant, que les policiers de Londres aient choisi d’étendre le pouvoir des livres à leurs gardés à vue ! Je n’ai pas trouvé de date précise concernant le début de cette initiative. On sait en revanche que c’est un policier volontaire de Londres qui a introduit le projet dans les commissariats. En partenariat avec une association de bienfaisance, Give A Book, qui distribue des livres aux écoles et aux prisons, les policiers sont parvenus à offrir aux prisonniers un joli choix de lectures, et en plusieurs langues.

Pour l’info, la lecture en prison en Grande-Bretagne a été grandement freinée par une limitation légale, datant de 2013 et visant à réduire fortement l’entrée des livres en prison, par peur qu’elle ne s’accompagne de trafics de produits illicites. Cette mesure avait incité de très nombreux et fameux écrivains (Salman Rushdie, Ian McEwan, Philip Pullman, Irvin Welsh, etc.) à rédiger une belle lettre ouverte pour combattre cette interdiction. Dans cette lettre, cette citation : « les livres représentent une bouée de sauvetage derrière les barreaux, une manière de nourrir l’esprit et de remplir les nombreuses heures que les détenus passent enfermés dans leur cellule ».

La curatrice de l’association Give A Book a bien l’air de partager cet avis puisqu’elle affirme que « la lecture peut ouvrir une porte et aider à transformer la vie des gens ».

On a du mal à ne pas être d’accord avec elle, non ?  

A demain,

Matteo

Note : vous avez peut-être reconnu l’image extraite du film Les Evadés (Shawshank Redemption, pour ceux qui pratiquent la VO) !

sortir-du-cadre-de-la-photo-une

Derrière chaque cliché mythique, c’est-à-dire inscrit dans presque toutes nos rétines, il y a un contexte, un décor, un photographe. Et parfois des conséquences dramatiques, ou au contraire inespérées (mais c’est plus rare). Je suis tombé sur cette série d’articles très intéressants publiée par le Nouvel Obs, et j’ai eu très envie de vous la montrer. L’idée des rédacteurs a été de revenir sur des clichés mondialement connus, souvent rattachés à des événements historiques et d’en raconter les coulisses.

J’en connaissais déjà la plupart, très, très largement diffusés par la presse, les médias, et même parfois les manuels scolaires. Tiens, justement, la photo de la mère migrante de la Grande Dépression, je la connaissais car elle illustre mon édition du best-seller de Steinbeck, Les raisins de la colère, je connaissais son contexte, mais moins l’histoire personnelle de la dame en question…

Dans la plupart des cas, je confesse que j’ignorais le pourquoi du comment de la photo, l’histoire personnelle de ceux qui y figurent et ce qu’ils sont devenus.

Celle des athlètes des JO de 1968 et de leurs gants noirs, levés pour dénoncer l’oppression de la communauté afro-américaine des Etats-Unis, par exemple. Ou celle de Kathrine Switzer, première femme à participer officiellement à un marathon.

Je vous conseille donc de parcourir les articles de la série (tous disponibles en bas du lien), on y remet en perspective ce que l’on croyait voir. Et ça ne fait jamais de mal, même si ce n’est pas toujours littéraire !

A demain,

Matteo

monsieur-et-madame-nont-plus-vingt-ans-une

Pour fêter leurs 45 ans d’existence, les Monsieur et les Madame de Roger Hargreaves ont pris un coup de jeune (ou pas)… et surtout un coup de mode. Adam Hargreaves – qui est lui aussi le fils de Roger – a repris le flambeau au décès de son père et en a profité pour offrir aux personnages déjà existants une nouvelle identité…

Monsieur Chatouille est devenu Monsieur Hipster et Madame Farceuse une Madame Candidate de télé-réalité…

Je vous avoue que mon petit cœur d’enfant s’est un peu brisé.

C’était si charmant, cette simplicité un peu rétro…

D’autant plus qu’en dehors de la re-masterisation des personnages déjà existants, la galerie des nouveaux Monsieur/Madame laisse un peu à désirer… Monsieur Parfait, Monsieur Aventures, ça peut aller. Mais contre une Madame Fabuleuse (toujours bien habillée) et une Madame Paillettes (obsédée par tout ce qui brille), ça passe un peu moins bien.

Dommage, comme le soulignent certains fans sur les réseaux sociaux, qu’Adam Hargreaves n’en ait pas profité pour rendre ses Madame un peu moins superficielles. Et ses Monsieur un peu moins parfaits, en comparaison. Voilà qui aurait fait beaucoup plus moderne ! A proximité de Noël, on est prié de continuer à rêver.

A demain,

Matteo

PS : pour le post précédent, la réponse à la question posée est : la télé en non-stop jusqu’à la sortie…

je-reve-dune-partie-de-bookopoly-une

Grosse, grosse trouvaille : il existe un Monopoly sur les livres ! Il s’appelle le Bookopoly, les cases y sont des œuvres célèbres (les moins chères des livres « basiques », et le plus cher Gatsby le Magnifique), les maisons sont des librairies, les hôtels deviennent des bibliothèques, et le gagnant de la partie a le privilège d’être Directeur du Club du Livre. C’est pas énorme ?

Seul(s) bémol(s) et de taille : on ne peut l’acheter qu’à des revendeurs sur Amazon, moyennant au moins 230 euros, et il n’existe qu’en version anglaise… quand il n’est pas en rupture de stock !

Sachez cependant qu’avec un peu de patience et de talent pour les travaux manuels, il est parfaitement possible grâce à la magie d’internet et de Photoshop de se fabriquer soi-même n’importe quelle version du Monopoly… Je me suis déjà fait un Monopoly de la mythologie grecque. Idée à décliner si le budget est trop short ! Très emballée par l’idée de nous bricoler un Bookopoly et d’y mettre tous nos livres préférés, ma copine s’est déjà fait un devis mental en septembre… Et j’espère que je vais le trouver, dans le salon, emballé, à mon intention, dimanche matin !

Ah, et je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’on est contraint de passer par la case Prison… La réponse dans 48 h !

A après-demain donc,

Mattéo

charlie-et-la-chocolaterie-dans-ton-demi-une

Le livre de Roald Dahl que je préfère, c’est Mon Oncle Oswald. Une histoire complètement barrée dans laquelle les protagonistes créent une société de vente de sperme de célébrités. Et doivent donc soustraire aux célébrités, contre leur gré, un peu de leur semence… On imagine bien le côté rocambolesque de la situation.

Alors quand j’ai su que la brasserie anglaise Dinner at the Twits allait servir une bière fabriquée à partir de la moisissure du fauteuil de l’auteur, j’ai d’abord froncé les sourcils, de dégoût et de scepticisme. Puis j’ai haussé les épaules en me disant : « tiens, on dirait un truc que Roald Dahl aurait pu écrire ». Un avis que semblent partager les ayants droits de l’auteur puisqu’ils ont consenti à l’expérience.

Le breuvage portera le nom de Odious Ale, la bière odieuse, et sera brassé par la 40 FT Brewery. Les brasseurs ont prélevé sur le fauteuil de Dahl de la moisissure, l’ont cultivée et ont obtenu à partir du résultat cette levure très particulière.

Il faut encore savoir que cette Odious Ale a été servie à Londres, en septembre, dans le cadre d’une expérience interactive conçue autour de l’oeuvre de Roald Dahl et assurée par la compagnie Les Enfants Terribles.

Pourquoi pas… ça vous tenterait ce genre d’expérience un peu « humour noir » ?

A demain,

Matteo