Archives for category: Court mais Buzz

Des leçons danoises d'empathie

Les pays nordiques ont l’habitude de faire les choses différemment. Et sur certains points, eh bien je trouve qu’ils font mieux… et qu’ils ont raison d’essayer des trucs nouveaux ! Un peu comme à Baltimore, finalement… dont je vous ai parlé dans mon dernier post.

J’ai appris il y a peu de temps qu’à l’école au Danemark, les élèves de 6 à 16 ans suivent une heure obligatoire de cours par semaine à propos… de l’empathie !

Durant cette heure de cours, la classe doit coopérer pour résoudre des problèmes fictifs (parce que très réels pour énormément d’enfants) tels que la solitude, le harcèlement scolaire, la brutalité… Le groupe doit parvenir à se mettre du mieux possible à la place de l’autre afin de comprendre ses sentiments et à réagir dans son intérêt. Une idée qu’on devrait peut-être creuser en France lorsque l’on voit à quel point le harcèlement scolaire peut faire des ravages… Avec peut-être, un peu d’écriture !

Quoi qu’il en soit, les professeurs danois estiment que ces cours œuvrent dans l’intérêt de tous, puisqu’ils préparent aussi de futurs citoyens, qui seront confrontés aux émotions des autres tout au long de leur vie. Leur apprendre l’empathie, c’est leur apprendre à vivre ensemble…

Très complémentaire de la lecture, finalement !

A demain,

Matteo

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Etonnant mais séduisant ! A l’école américaine W. Coleman, à Baltimore, les heures de colle ont disparu au profit de la méditation… Plutôt que de parquer les élèves difficiles dans une salle tristounette et de leur imposer des lignes, l’école a choisi de construire une « mindful moment room » une sorte d’endroit de repos pour l’esprit.

Ainsi, les jeunes élèves (puisque c’est une école primaire) auxquels on aurait en principe collé une colle ou une punition passent un moment dans cette salle et pratiquent la méditation, découvrent des exercices pour améliorer leur respiration et sont bien sûr encouragés à dialoguer avec le professeur à propos des problèmes qu’ils rencontrent.

La technique semble marcher puisque depuis deux ans qu’elle l’applique, l’école n’a eu à procéder à aucun renvoi d’élève (l’histoire ne dit pas à quel point ces renvois étaient fréquents avant).

Je veux bien croire qu’il s’agisse d’une méthode pédagogique bien plus efficace que la punition. De plus, même si j’avoue ne pas être très versé dans la méditation, je connais les bienfaits pour le dessin ou la chanson des exercices de respiration. Il me semble donc assez évident qu’ils doivent être utiles pour apprendre à contrôler sa colère et ses réactions. Et peut-être même pour se préparer à l’écriture !

On m’avait dit un jour qu’un excellent exercice consiste à s’efforcer de détendre chaque partie de son corps avant de s’endormir. J’ai tenté le coup plusieurs fois. C’est très très difficile mais très agréable aussi ! Vous avez déjà essayé ce genre de choses ? Avant de dormir…  de lire ou d’écrire ?

A demain,

Matteo

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271 - un pigeon lettré UNE

Quand j’entends les pigeons voler au-dessus de ma tête ou quand je me pose sur une terrasse ombragée, je me voûte, je rentre les épaules et je croise les doigts. Souvenir, peut-être d’un jour de lycée où un pigeon s’était montré très précis me contraignant à passer la journée avec de la fiente dans les cheveux.

Mais ils pourraient bien remonter dans mon estime, ces petits bestiaux. Grâce à une équipe de chercheurs américains qui se sont penchés sur leurs cerveaux pas trop mal fichus et qui ont fait une découverte assez ahurissante : les pigeons peuvent apprendre à lire !

Je ne reproduirai pas ici leur méthode d’apprentissage parce que c’est trop compliqué pour moi. Mais il en ressort que leurs pigeons les plus prometteurs ont été capables, après beaucoup d’exercices sur une période de huit mois, de faire la différence entre des suites de quatre lettres sans signification et des suites de lettres formant des mots réels ! Certains pigeons ont même été capables de garder en mémoire jusqu’à 58 mots.

Les chercheurs le précisent bien : le pigeon n’apprend pas à lire, tant pis, mais certains de leurs pigeons sur-entraînés sont en fait parvenus à identifier les mots comme des schémas, des visuels, et à les enregistrer dans leur mémoire. C’est un peu la méthode globale réinventée par le pigeon, finalement !

On pourrait leur apprendre à viser ailleurs, alors !

A demain,

Matteo

Mode d'emploi à l'usage de ceux qui veulent tuer le débat UNE

« Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ». C’est la loi de Godwin, énoncée en 1990 par ce bon Mike pour Usenet* et étendue depuis avec succès à Internet. D’abord conçue pour les dialogues en ligne (commentaires, chat, etc.), on remarque qu’elle s’applique aussi au face-à-face.

Le principe est très simple : pas mal de gens qui finissent par être à court d’arguments dans un débat font une analogie douteuse entre l’opinion de leurs opposants et le nazisme.

Face à cette comparaison, l’opposant ne peut plus débattre, puisque rien ne peut justifier le nazisme.

Pensez-y la prochaine fois que vous participez à un débat houleux qui traine en longueur ! Pour ma part, je l’ai déjà constaté et ça m’a fait rire en douce.

En dehors de la loi de Godwin, il existe une foultitude de techniques pour tuer le débat et contourner son adversaire sans pour autant avoir le moindre argument valable.

Pour les connaître, je vous conseille de consulter la page Moisissures argumentatives du site CorteX, qui est une véritable perle : c’est très drôle et pas si caricatural ! Le « faux dilemme » par exemple consiste à réduire le débat à deux choix possibles dont l’un est impossible à assumer, pour forcer son adversaire soit au ralliement, soit au ridicule . Ecoutez les débats en politique, vous en entendrez souvent de vrais faux dilemmes !

Je vous invite donc à débattre de n’importe quel sujet en utilisant uniquement et seulement des moisissures argumentatives, vous verrez ce n’est tout de suite facile de faire preuve de mauvaise foi, mais ça vient vite…

A demain,

Matteo

* – Pour ceux que ça démange de ne pas comprendre un terme et qui – comme moi – ne sont pas spécialistes, Usenet est un système en réseau de forums crée en 1979 sous environnement Unix. 

** – La photo d’illustration est extraite de la série Park And Recreations, de l’épisode 20 de la saison 4, intitulé The Debate

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Plus qu’un look, un art… Saviez-vous que la moustache et la barbe ont leurs concours ?

C’était la quatrième édition cette année, et elle prenait place à Nashville, Tennessee. Ils sont décidément imaginatifs et organisés ces Américains ! Le photographe Greg Anderson était sur place et son site regorge de photos très réussies de ce concours des plus fantastiques ‘staches et barbes. Certains y mettent clairement beaucoup de cœur.

On ne va pas revenir sur le phénomène de mode que représente les favoris, mais là, il faut reconnaître que l’art de cultiver son poil est porté à un tout autre niveau, limite accessoire de haute couture.

Culotté, unique, soigné à l’extrême. L’affaire devient un job à temps plein, voire un vice ! Et devrait inspirer des auteurs.

Tiens d’ailleurs, en parlant de poils, ma copine se demandait la dernière fois s’il était possible d’épiler la barbe masculine ? Et si oui, pourquoi ça ne se fait pas ? Alors qu’on doit – si on décide de le vouloir – jouer avec son rasoir tous les jours et que la plupart des hommes trouvent ça plutôt contraignant.

A votre avis, le fait qu’on ne s’épile pas, c’est pour un motif physique ou c’est plutôt social ?

A demain,

Matteo

Note 1 : Pas de malentendu, je ne me porte pas volontaire pour essayer l’épilation !

Note 2 : On avait publié une histoire de poils, sur Short. En voici le lien d’ailleurs : Un homme bien regardant de Paulbrandor.

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Les bibliothécaires aussi, ils ont des jeux qu’ils pensent olympiques ! Et c’est tout nouveau tout beau puisque la première édition de ces Olympiades spéciales a été organisée en juin 2016 dans l’Ohio. Ce sont deux étudiants de l’université de Dayton qui ont eu la bonne idée, et ils pensent qu’il est essentiel de faire perdurer, et de diffuser ces jeux parce qu’ils contribuent à améliorer le lien entre le public et la bibliothèque (et donc la culture !).

Au programme : empilage d’ouvrages académiques, lancer de revues, concours de vitesse de rangement, course en chariot, concours d’équilibre avec un gros tome perché sur la tête…

Du bon, du sérieux et du quand même rigolo.

Pas mal comme idée non ? Peut-être même plus divertissant que certaines disciplines des JO !

A demain,

Matteo

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Derrière chaque cliché mythique, c’est-à-dire inscrit dans presque toutes nos rétines, il y a un contexte, un décor, un photographe. Et parfois des conséquences dramatiques, ou au contraire inespérées (mais c’est plus rare). Je suis tombé sur cette série d’articles très intéressants publiée par le Nouvel Obs, et j’ai eu très envie de vous la montrer. L’idée des rédacteurs a été de revenir sur des clichés mondialement connus, souvent rattachés à des événements historiques et d’en raconter les coulisses.

J’en connaissais déjà la plupart, très, très largement diffusés par la presse, les médias, et même parfois les manuels scolaires. Tiens, justement, la photo de la mère migrante de la Grande Dépression, je la connaissais car elle illustre mon édition du best-seller de Steinbeck, Les raisins de la colère, je connaissais son contexte, mais moins l’histoire personnelle de la dame en question…

Dans la plupart des cas, je confesse que j’ignorais le pourquoi du comment de la photo, l’histoire personnelle de ceux qui y figurent et ce qu’ils sont devenus.

Celle des athlètes des JO de 1968 et de leurs gants noirs, levés pour dénoncer l’oppression de la communauté afro-américaine des Etats-Unis, par exemple. Ou celle de Kathrine Switzer, première femme à participer officiellement à un marathon.

Je vous conseille donc de parcourir les articles de la série (tous disponibles en bas du lien), on y remet en perspective ce que l’on croyait voir. Et ça ne fait jamais de mal, même si ce n’est pas toujours littéraire !

A demain,

Matteo

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Le 7ème Championnat du monde de cache-cache a eu lieu en septembre dernier en Italie. Avec pour la première fois en 2016, une équipe non italienne – ce qui est tout de même important pour une compétition mondiale -, qui était française… Qui a triomphé des 63 autres équipes et de leurs 315 cachottiers !

Il s’est déroulé dans le village fantôme des Alpes italiennes, Consonno.

Pour l’histoire, Consonno avait été construit en 1968 et avait pour ambition de faire pâlir Las Vegas. Un promoteur à la fois imaginatif et ambitieux désirait en faire un haut lieu de la fête et du divertissement. Déserté depuis 1976, le lieu regorge de cachettes et possède un petit côté surnaturel qui ne déplaira pas aux amateurs de cache-cache…

Sur un terrain de jeu de 25 000 m², les organisateurs ont disposé des cachettes en tous genres et les participants devaient essayer d’atteindre un ballon central sans être vus… C’est finalement du cache-cache en mode 1-2-3 soleil ! Pour 25 € (par joueur) qui permettent de jouer et de dormir au camping du coin, on peut y participer en équipe de 5.

Plutôt rigolo, non ? Il y aurait peut-être même matière, vu le décor et le contexte, à en faire une bonne nouvelle… A moins qu’on leur conseille des lieux d’auteur comme la Barcelone de Zafon, le Poudlard de Rowling ou le fort Bastiani (du Désert des Tartares) de Buzzati !

A demain,

Matteo

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Pour fêter leurs 45 ans d’existence, les Monsieur et les Madame de Roger Hargreaves ont pris un coup de jeune (ou pas)… et surtout un coup de mode. Adam Hargreaves – qui est lui aussi le fils de Roger – a repris le flambeau au décès de son père et en a profité pour offrir aux personnages déjà existants une nouvelle identité…

Monsieur Chatouille est devenu Monsieur Hipster et Madame Farceuse une Madame Candidate de télé-réalité…

Je vous avoue que mon petit cœur d’enfant s’est un peu brisé.

C’était si charmant, cette simplicité un peu rétro…

D’autant plus qu’en dehors de la re-masterisation des personnages déjà existants, la galerie des nouveaux Monsieur/Madame laisse un peu à désirer… Monsieur Parfait, Monsieur Aventures, ça peut aller. Mais contre une Madame Fabuleuse (toujours bien habillée) et une Madame Paillettes (obsédée par tout ce qui brille), ça passe un peu moins bien.

Dommage, comme le soulignent certains fans sur les réseaux sociaux, qu’Adam Hargreaves n’en ait pas profité pour rendre ses Madame un peu moins superficielles. Et ses Monsieur un peu moins parfaits, en comparaison. Voilà qui aurait fait beaucoup plus moderne ! A proximité de Noël, on est prié de continuer à rêver.

A demain,

Matteo

PS : pour le post précédent, la réponse à la question posée est : la télé en non-stop jusqu’à la sortie…

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Grosse, grosse trouvaille : il existe un Monopoly sur les livres ! Il s’appelle le Bookopoly, les cases y sont des œuvres célèbres (les moins chères des livres « basiques », et le plus cher Gatsby le Magnifique), les maisons sont des librairies, les hôtels deviennent des bibliothèques, et le gagnant de la partie a le privilège d’être Directeur du Club du Livre. C’est pas énorme ?

Seul(s) bémol(s) et de taille : on ne peut l’acheter qu’à des revendeurs sur Amazon, moyennant au moins 230 euros, et il n’existe qu’en version anglaise… quand il n’est pas en rupture de stock !

Sachez cependant qu’avec un peu de patience et de talent pour les travaux manuels, il est parfaitement possible grâce à la magie d’internet et de Photoshop de se fabriquer soi-même n’importe quelle version du Monopoly… Je me suis déjà fait un Monopoly de la mythologie grecque. Idée à décliner si le budget est trop short ! Très emballée par l’idée de nous bricoler un Bookopoly et d’y mettre tous nos livres préférés, ma copine s’est déjà fait un devis mental en septembre… Et j’espère que je vais le trouver, dans le salon, emballé, à mon intention, dimanche matin !

Ah, et je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’on est contraint de passer par la case Prison… La réponse dans 48 h !

A après-demain donc,

Mattéo