Presse : 4,3. Spectateurs : 3,8.

Telles sont les notes phénoménales qu’Allociné attribue au dernier film de Jacques Audiard, De rouille et d’os (2012).

Mais je ne suis pas d’accord. Les notes de ce film seraient moins bonnes si le cinéaste n’avait pas été Audiard, qui est maintenant à la mode, et sans Cotillard qui l’est encore + (surtout qu’on la voit bien).

C’est un peu comme pour le treizième roman d’un auteur confirmé, la critique est infiniment moins exigeante avec lui que pour la création d’un auteur inconnu.

L’histoire est une série de caricatures, avec de la brutalité animale et une fin gnan-gnan au dernier degré… que la brutalité du héros sans cerveau semble rendre possible. Il y a un petit zeste des Intouchables (le sourire et le décalage en moins, le pathos en +) avec une héroîne aux jambes de titane surmontée des seins de Marion Cotillard qui anesthésient l’esprit critique de tout mec normalement constitué.

Je devais être déguisé en femme, ce soir !

C’est pas très court, c’est pas très bon… à l’exception de l’effet spécial amputation… Et si Audiard avait amputé le scénario des 20 dernières minutes, le spectateur aurait gagné le temps de lire une nouvelle sur shortEdition… et – plus important encore ! – le film y aurait beaucoup gagné.

A demain.

Mattéo