La Chenille et son fumoir - UNE

Alice, ô Pays des Merveilles, tout le monde ne l’a pas lu (je confesse faire partie de ceux qui ne l’ont jamais fini) mais tout le monde aime… Forcément !

Ce « conte », qui est aussi accessoirement le film Disney le plus perché de la création, a suscité de multitudes de déclinaisons et d’inspiration. La dernière recensée est une série d’illustrations en papier découpé, réalisée par l’artiste russe Amadova Marina.

La jeune femme a passé des heures (enfin, on imagine vu le boulot que ça représente) à sculpter ses papiers au cutter, à les colorer, les disposer, les coller. Le résultat est fort joli : c’est aérien, clair et l’ambiance colle bien avec l’atmosphère faussement édulcorée du livre. On y découvre le sourire du Chat du Cheshire, la Chenille et son fumoir, le jardin vivant de roses, l’incontournable Lapin Blanc qui ne sera jamais à l’heure, la Reine de cœur et, mon tableau préféré, la mise en scène de la cérémonie du thé.

En prime, je vous livre une photo de la petite Alice Lidell (merci Wikipédia), qui ne porte pas ce prénom par hasard puisque c’est pour elle que Caroll a écrit Alice.

Et en conclusion, j’ouvre un débat philosophique, parce que je suis en forme : si je veux bien croire qu’à l’époque de Caroll on ne trouvait pas encore de petites pilules multicolores qui vous font voir des animaux qui parlent et des génies du mal incarnés en carte de jeu, les gens de Disney, eux, ont bien dû se rendre compte que leur film était tendancieux ce film…  Jefferson Airplane en était d’accord en tout cas.

A demain,

Matteo

Chat du Cheshire

La cérémonie du thé
La Reine de Coeur

Le jardin vivant de roses

Le Lapin Blanc

Alice_Liddell