Hier matin, au réveil, ma copine m’a fait une scène.

Matteo, tu n’as pas rendu hommage à Gabriel Garcia Marquez, tu ne lui as pas dit au revoir, adiós… Tu réalises que tu tiens le blog d’une communauté littéraire ? 

Je me réveillais à peine, j’ai bougonné et elle a continué.

Garcia Marquez, l’auteur colombien que l’on surnomma « Gabo » et qui remporta le prix Nobel de la littérature en 1982 ! Moi, je me souviens avoir découvert Cent ans de solitude il y a trois ans. Je me rappelle du village Macondo (inspiré de la ville d’Aracataca où il est né) et du colonel Buendía. Tu devrais dire que tu as envie  de te replonger dans cette saga familiale parce qu’il semble qu’on se soit trompé sur son œuvre ! On parle en Europe de ce livre comme faisant partie du réalisme magique alors qu’en vérité, les latinos américains considèrent Cent ans de solitude comme le récit littéraire réaliste le plus important de leur histoire.

Et elle m’a asséné, pour conclure, la citation d’un journaliste et écrivain mexicain que je ne connaissais pas, Emilio Lezama :
– Si García Márquez était bel et bien un génie, ce n’était pas tant pour sa folie ou la magie de son imagination que parce qu’il est parvenu, mieux que quiconque, à décrire ce qu’est l’âme de l’Amérique latine…

Je confesse ne pas être bon dans le jeu de la trompette ni dans celui du cor funèbre. Mais, promis, je vais me replonger dans cet ouvrage. Je ne suis pas sûr de faire aussi bien que ma copine dans le registre : « ô Gabriel, vous me manquez déjà, vous décriviez si bien l’authentique Amérique profonde« … mais je vais faire un effort !

A demain,

Matteo