Archives for the month of: octobre, 2018

J’ai toujours été fasciné par les dystopies, les fameux et classiques Nous autres (Zamiatine), 1984 (Orwell), Brave New World (Huxley) ou, plus récemment, The Handmaid’s Tale (Atwood) et La Zone du dehors (Damasio). Malgré un schéma narratif toujours relativement similaire, chacune de ces lectures a été très forte, révoltante et, la plupart du temps, bouleversante.

Dans la liste des plus célèbres, il y a bien sûr Farenheit 451, et c’est l’objet de mon billet du jour. Dans ce roman d’anticipation particulièrement noir, Ray Bardbury imagine une société oppressive qui consume la culture, et plus particulièrement la littérature. Les pompiers sont en effet chargés de traquer et brûler tous les livres, devenus des objets interdits.

Super Terrain, un collectif d’artistes et de designer français, mène un super projet éditorial qui met en valeur cette fameuse intrigue. Il s’agit d’une édition spéciale de Farenheit 451 dont les pages sont complètement noires, comme calcinées : pour lire les lignes de Bradbury, il suffit de faire brûler le papier. Non seulement c’est très étonnant et ludique, mais en plus, ça prend en quelque sorte le contre-pied de l’autodafé à l’œuvre dans le roman : la chaleur n’est plus destructrice, mais révélatrice.

300 exemplaires seront tirés et les préventes sont ouvertes ! Pour un exemplaire numéroté et signé, le texte du roman en version originale, le tout dans un coffret, comptez 330€. Ajoutez quand même le prix des briquets jetables nécessaires à la lecture 😉

Pour les soutenir, c’est ici.

A bientôt

Matteo

Je le confesse, j’ai découvert il y a très peu de temps que rébellion prenait un accent aigu et donc qu’on devait le prononcer « ré-bé-lion » et pas « reu-bé-lion ». Ne me jugez pas, je suis sûr que vous aussi, vous êtes pleins de lacunes… non ?

Poussé par la curiosité (vous me connaissez, un rien m’amuse !), j’ai trouvé un article du Projet Voltaire qui recense les mots les plus communément mal prononcés.

Ma copine et moi, on a fait le test et… il reste du boulot, même si j’étais fier de me savoir dans le secret pour Bourg-en-Bresse et madame de Staël.

Voici un petit florilège :

  • FÉERIE > férie (et pas féérie)
  • CARROUSEL > carouzel (et pas caroussel)
  • EXSANGUE > èksangue (et pas exangue)
  • PUGNACE > pug-nass (et pas puniace)

Et la meilleure nouvelle, dans l’histoire, c’est que l’ananas aime la liberté : pas d’oppression, nul besoin de rougir, choisissez à votre guise entre « ananasse » et « anana ». Voilà un pas vers le mieux vivre ensemble !

Et voici le lien complet de l’article en question.

A très vite !

Matteo

Vous en avez sans doute entendu parler – ou peut-être que non -, mais cette histoire assez marrante pour qu’on s’y attarde encore une fois.

Banksy, le célèbre et tout autant inconnu artiste, a vendu une œuvre dans une vente aux enchères. Il s’agit de l’œuvre La Petite Fille au ballon, qu’il avait peinte dans les rues de Londres, puis reproduite sur toile. L’acheteur en question a déboursé plus d’un million d’euros. Ce qui est marrant, c’est que l’œuvre s’est autodétruite juste après la vente. La toile a été comme aspirée par une déchiqueteuse cachée dans le massif cadre qui l’entourait.

Message artistique ou coup marketing ? De mon œil de mec pas forcément très calé en art, j’y vois surtout une bonne plaisanterie 🙂

A la prochaine !

Matteo