Archives for the month of: février, 2018

Photo © Smithsonian Magazine
The Fantastic Mr. Dahl | Arts & Culture | Smithsonian. Roald Dahl illustration.

 

Saviez-vous qu’en plus d’être un génie de la plume, Roald Dahl avait également été employé par les services d’espionnage britanniques durant la Seconde Guerre mondiale ?

Incroyable, n’est-ce pas ? C’est pourtant l’un des auteurs de fiction jeunesse le plus vendu de l’histoire ! Que celui qui n’a jamais lu (ou vu) Charlie et la Chocolaterie se dénonce !

Cherchant à en savoir toujours plus, j’ai découvert que Roald Dahl était aussi un écrivain prolifique de lettres. Quand ses livres pour enfants sont devenus populaires, le facteur apportait jusqu’à quatre mille lettres par semaine chez lui, dans le Buckinghamshire (j’imagine que sa boîte aux lettres était immense…).

Parmi ces lettres, quelques-unes étaient forcément un peu farfelues… Je vous propose de découvrir la réponse de Roald Dahl à Jay, un jeune écrivain en herbe avec une demande un peu particulière…

Cher Jay,

Vous en attendez un peu trop de moi. Vous devinerez que je reçois énormément ce style de lettres et vous ne pouvez pas vous attendre à ce que je rédige votre thèse pour vous. Il devrait être assez évident pour vous de comprendre quel est le rôle de la nouvelle dans la littérature moderne. Et il est énorme. Je vous conseille particulièrement d’étudier les nouvelles d’écrivains américains comme O’Henry et Runyon et Hawthorne et Poe, et beaucoup, beaucoup d’autres anglais.

Si vous voulez un conseil de ma part, il y a eu énormément de portraits [des auteurs] dans les magazines anglais au cours des dernières années, à commencer par le numéro de février 1979 de Vogue.

J’ai lu votre écrit. Je ne le trouve pas si mauvais, mais vous devez arrêter d’utiliser trop d’adjectifs. N’hésitez pas à étudier Hemingway, en particulier ses premiers travaux et apprenez à écrire des phrases courtes et à éviter tous ces adjectifs parasitaires. En effet, il est préférable de dire « C’était une grande fille avec de la poitrine » que « C’était une grande fille avec une poitrine bien faite et proéminente », ou autres fioritures. Tout est dit dans la première phrase.

Cordialement,

Roald Dahl

Et vous, quels sont vos secrets d’écriture ?

À bientôt,

Matteo

On a tous en tête le cliché de la bibliothécaire pas drôle du tout qui passe sa journée à lire, lunettes sur le bout du nez, et à marmonner toute seule. Alors qu’au contraire, avec leur culture sans faille construite grâce aux livres, ces bibliothécaires ne manquent pas d’humour (et d’imagination) !

Si on se met à leur place, on peut comprendre leur lassitude quand les usagers posent à longueur de journée des questions plutôt incongrues…

Par solidarité (et parce que ça m’a beaucoup fait rire), voilà un échantillon des meilleures blagues faites pour se moquer gentiment des lecteurs !

 

Le rayon : « Je ne me souviens plus du titre, mais la couverture était rouge. »

 

« Merci pour votre patience. Notre rayon sur la procrastination sera bientôt installé. »

 

« Bientôt un nouveau rayonnage ! En attendant, profitez de nos livres invisibles ! »

 

« Parfois je porte mon chapeau panda au travail. Voilà à quoi je ressemble quand les personnes entrent dans la bibliothèque. »

 

« Les dinosaures ne lisaient pas. Résultat : ils se sont éteints. Mais heureusement le Thésaurus a survécu ! »

 

« Je suis allé à la bibliothèque, et j’ai accidentellement fini dans Interstellar… »

 

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire ?

À bientôt !

Matteo

 

Je pense qu’on est tous d’accord, Stephen King est incontestablement un génie de la littérature. Mais je me demande si cet homme est vraiment humain… Il a écrit sa première nouvelle à l’âge de 6 ans, et depuis il semble ne plus jamais avoir lâché son crayon !

Carrie, son premier roman, est sorti en 1974 (soit pour ses 27 ans), mais avant ça il avait déjà écrit plusieurs nouvelles et romans… sauvés de la poubelle par sa femme ! J’en ai touché deux mots à ma copine : quand elle tombe sur mes brouillons, elle les jette plutôt dans la cheminée…

Et à 70 ans, on penserait qu’il pourrait s’autoriser une petite pause dans sa carrière… Eh bien non ! En 2018, l’auteur publiera encore deux livres : Elevation sera publié le 30 octobre, quelques mois seulement après The Outsider.

Stephen King m’impressionne surtout parce qu’il n’a pas peur des innovations. Je vous jette, pêle-mêle, ce qui a retenu mon attention : c’est un féru des réseaux sociaux, qu’il utilise souvent pour communiquer avec ses fans ; il a réalisé un roman-feuilleton écrit sur six mois, au fur et à mesure de chaque publication ;  en 2000 il a écrit The Plant, en proposant de télécharger le premier chapitre directement sur son site web et de payer 1 $ de façon optionnelle, l’écrivain s’engageant à continuer tant qu’un nombre suffisant de lecteurs acceptent de payer… et j’en passe !

Et reconnaissons-le… qui n’a jamais été effrayé à vie des clowns à cause de Ça ?

À plus !

Matteo

Des crayons à papier il y en a un peu partout chez moi… c’est pas ma faute, Ikea me rend un peu cleptomane. J’avais promis à ma copine d’essayer de me maîtriser mais quand j’ai découvert Sprout, je me suis dit qu’il m’en fallait un !

Cette invention est géniale ! Sprout (qui veut dire germer en anglais) est aux premiers abords un crayon tout à fait banal. Mais lorsqu’il arrive en fin de vie, il prend tout son sens en se transformant en un véritable potager !

Une fois trop court (si on a la patience d’arriver jusque-là) ou bien cassé (plus probable, soyons francs) on a tendance à le jeter… là il suffit de le planter pour lui donner une seconde vie ! À l’extrémité, à la place de la gomme, les concepteurs (un groupe d’étudiants américains et danois) ont préféré mettre une petite capsule biodégradable qui contient trois graines.

Après quelques arrosages, les graines germeront  : basilic, coriandre, aneth, menthe, romarin, thym, sauge ou encore radis ou tomates cerise, Sprout propose près d’une vingtaine de variétés de plantes !

Sans plomb, réalisé avec du bois de cèdre, du graphite et de l’argile pour la mine, c’est (presque) le cycle de la vie personnifié : de l’arbre transformé en feuille et crayon renaît la petite plante…

Ça c’est un crayon qui se plante… sans erreur !

À bientôt !

Matteo

Dans la capitale turque d’Ankara, et plus exactement dans le quartier de Çankaya, des éboueurs ont eu la super idée de sauver les livres qu’ils trouvaient dans les poubelles !

En 8 mois, c’est près de 5000 livres qui ont été récupérés et restaurés… et qui ont permis d’ouvrir une bibliothèque. On compte déjà 17 catégories parmi les collections, de domaines divers et variés : imaginez tous ces livres qui ont échappé à un terrible avenir !

D’ailleurs, il y a tellement de livres dans les poubelles, que les éboueurs ont désormais la possibilité d’en faire don à des écoles et autres institutions de la ville dans le besoin. Et pour que chacun puisse profiter de ces livres rescapés, la bibliothèque propose des heures d’ouverture inhabituelles…

Non mais imaginez : si on peut ouvrir une bibliothèque avec des livres récupérés dans un seul quartier, qu’en serait-il si on fouillait toutes les poubelles du monde ?

 

À très vite !

Matteo