Archives for the month of: mai, 2017

A vos yeux, ceux qui cornent les pages sont des psychopathes et les lecteurs qui écrivent dans la marge, des fous furieux ? Alors vous allez peut-être vous reconnaître dans ce post…

Saviez-vous qu’au Moyen-Age, pour éviter le vol ou le vandalisme de leurs précieux manuscrits, les moines avaient recours… à des sortilèges et des malédictions ?

Les livres contenaient un avertissement du type « toi qui t’apprête à commettre un terrible méfait, sache que tu brûleras pour l’éternité et que des rats enragés te dévoreront les entrailles si tu dérobes cet ouvrage ». Un truc dans ce goût-là. Et puisque, à l’époque, les gens étaient extrêmement superstitieux et que les représentants de la religion avaient un réel ascendant sur le peuple, je ne doute pas que les malédictions avaient un effet assez dissuasif…

En même temps, créer un livre était follement chronophage : écriture, enluminures, reliure… A tel point que les sortilèges ne menaçaient pas seulement le potentiel voleur, mais même celui qui n’en prenait pas assez soin et abîmait le trésor !

Je vous avoue que je suis complètement le genre de type à corner les pages, à forcer la tranche à se détendre ou à écraser les moustiques avec la couverture. Ce qui rend ma copine dingue d’ailleurs, puisqu’elle vient de décider qu’on devait faire une bibliothèque séparée… tant que ce n’est pas la chambre, je survivrai !

Bonne journée !

Mattéo


Un petit tour du monde des expressions, ça vous tente ?

Grâce à Viking, qui a sollicité l’Américain Paul Blow, on découvre en image quelques-unes des expressions les plus farfelues des quatre coins du monde.

Celle qui ressort de l’hexagone c’est, évidemment, quand les poules auront des dents. On ne peut le nier, on a tellement entendu cette expression sortie de nulle part, qu’on ne pense même plus à son sens premier (et dont je vous défie, d’ailleurs, de trouver l’origine) !

J’ai une grosse préférence pour Surfer sur un sandwich aux crevettes, autant pour l’illustration magique que pour sa signification !
Et vous, il y en a une qui vous séduit ?

(Arabe) Rompre le jeûne avec un oignon : obtenir moins que ce que l’on espérait

(Italien) Tous les donuts n’ont pas de trou en leur milieu : on n’obtient pas toujours ce que l’on veut

(Norvégien) Avaler des chameaux : renoncer, laisser tomber

(Islandais) Le raisin à la fin du sandwich : une surprise inattendue (mais n’est-ce pas toujours le cas ?) à la fin de quelque chose

(Suédois) Surfer sur un sandwich aux crevettes : avoir une vie facile. Se la couler douce !

(Allemand) Attacher un ours à quelqu’un : mettre quelqu’un dans le doute

(Japonais) J’en ai les joues qui tombent : cette nourriture est délicieuse

A bientôt,

Mattéo

Aujourd’hui, on dit merci à Su Blackwell pour cette pause poésie : c’est un vrai travail d’orfèvre que cette mise en abîme du livre et de l’histoire qu’il raconte.

Certes, des travaux comme les siens – des sculptures de pages –, on en a déjà vu. Mais ici, la sculpture raconte l’histoire du livre. Et la redondance ne doit pas nous empêcher de faire un petit arrêt sur image, pour apprécier un travail si bien exécuté…

En bonus, Su Blackwell vous propose même, sur son site, d’acheter certaines de ses œuvres (moyennant une petite somme, évidemment, mais ça peut être une piste de réflexion pour un cadeau très spécifique, pour une personne spécifique… comme me l’a subtilement suggéré ma copine).
Voici déjà un aperçu de son talent, titres à l’appui !

Le Maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry

Matilda, Roald Dahl

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

(et vous aurez bien sûr reconnu L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson en haut de l’article… !)

A très vite,

Mattéo