Archives for the month of: octobre, 2016

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Il serait peut-être exagéré de dire qu’il y a autant de lecteurs que de livres, mais on ne serait pas forcément loin du compte. Je connais des gens qui lisent « pour lire », donc pour parfaire leur culture (ce mois-ci, les auteurs russes, le mois prochain, les philosophes allemands…). D’autres ne lisent que les auteurs qu’ils connaissent et sont un peu frileux face à l’inconnu. Alors que certains, presque compulsifs, se jettent sur tout, et ne peuvent rester à proximité d’un livre sans s’y plonger, quel qu’il soit.

Bref, de même que certains bousillent, cornent et tordent leurs livres et que d’autres les traitent soigneusement, il y a mille façons d’être un lecteur.

J’ai fait ce petit test, deux fois, sur Actualitté : il s’avère que je suis soit un lecteur insatiable (faux), soit un lecteur réfléchi (pourquoi pas, après tout !). La lecture semble donc être pour moi – lorsque je suis réfléchi – le meilleur moyen de me connaître et de découvrir le monde. Le site m’indique ensuite qu’il faudrait alors songer à prendre plus de risques et à me laisser aller davantage…

Et vous, quel type de lecteur êtes-vous ?

A demain,

Matteo

A noter : Le test est relativement clichesque mais comme il cherche à nous parler de nous, on a la faiblesse de le valider ! Et même de le populariser…

A noter 2 : L’illustration est extraite du film L’Histoire sans fin (1984, réalisé par Wolfgang Petersen, adaptation de la première moitié du roman de Michaël Ende, L’Histoire sans fin). 

 

 

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Déjà au Moyen-Age, les enfants aimaient bien ajouter leur petite touche perso ! C’est une chercheuse britannique, Deborah Ellen, qui l’affirme. Tout commence par la découverte assez surprenante de gribouillis de gamins en marge de manuscrits datant du Moyen-Age.

Ce qui ne surprend pas aujourd’hui aurait pourtant de quoi interroger à l’époque : en quelles circonstances de tels ouvrages (qui reproduisent des psaumes et sont écrits en latin) se sont trouvés entre les mains d’enfants, à une époque de l’histoire où peu de gens étaient lettrés et où posséder un livre était un grand luxe ?

Après avoir fait attester dans un premier lieu par des pédopsychiatres que ces œuvres étaient bien celles d’enfants, la chercheuse a mené l’enquête. Il en ressort que les enfants en question avaient vraisemblablement été autorisés à avoir accès à ces manuscrits, qui venaient d’un couvent dominicain, probablement pour favoriser leur alphabétisation.

Face à l’ennui, dont j’imagine qu’il accompagnait déjà (pour les non initiés) la lecture de textes religieux et de psaumes écrits en latin, on comprend assez bien que les petits se soient autorisés quelques gribouillis… Et on a envie de ne pas leur en vouloir, à ces petits vandales du Moyen-Age. Pas vous ?

A demain,

Matteo

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J’ai retrouvé dans L’Obs une chronique du jour sur l’impression du tout premier livre. On y apprend que c’était une Bible, tirée à 180 exemplaires, et que chaque exemplaire nécessitait 390 jours de travail. Absolument inestimables, 48 de ces 180 volumes, imprimés entre 1452 et 1455, ont été conservés, et 5 se trouvent en France. Les curieux et les passionnés peuvent aller en admirer trois à la BNF. Je doute qu’on puisse les consulter…

J’ignorais tout à fait que le premier livre imprimé avait été une Bible… pour des raisons financières : l’objectif était de rentabiliser l’investissement technique par un succès commercial que seul la Bible pouvait être d’obtenir !… Le financement de l’innovation était peut-être plus compliqué qu’aujourd’hui ! La startup de Gutenberg a mal fini, Gutenberg ne fut pas consacré de son vivant, il est mort dans un tel anonymat qu’on a perdu sa tombe.

En tout cas je vous conseille de lire l’article, riche en détails. Et de la compléter avec la fiche wikipédia de Gutenberg si le sujet vous turlupine.

Ma copine m’a demandé d’ailleurs comment je réagirais si je tombais sur un trésor pareil (dans le grenier de sa grand-mère par exemple) : la garderais-je précieusement… ou la vendrais-je ?

Et vous… ?

A demain,

Matteo

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Ne nous promettons plus la lune, décrochons plutôt les étoiles ! Voilà l’idée cadalo-romantico-innovante de la semaine : envoyer à son amant (ou à qui vous voudrez) une galaxie dans une enveloppe… Le concept nous vient du Japon, plus précisément de l’entreprise Hoshi-Zora… qui y a peut-être pensé en raison de la pollution qui plane au-dessus de las ville nippone.

C’est un peu la version céleste (et postale) de la mer qui rugit dans le coquillage : en plongeant le regard dans le contenant, on y découvre l’univers et ses étoiles, dans le creux de sa main. Il suffit d’ouvrir soigneusement l’enveloppe, d’en ôter le contenu et de le placer à la lumière.

Et pour obtenir ces 152 x 214mm de pure poésie, à consonance très légèrement commerciale, il vous en coûtera 95 dollars le paquet de 5.

Avouez que niveau romance, ça peut envoyer du lourd… ? Surtout si on décide de regarder le côté poétique de la chose !

A demain,

Matteo

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juliette-et-les-esprits-une

Pour embellir les villes et égayer des façades tristes et grises, le trompe-l’œil est une création artistique à part entière. Surtout quand il raconte une histoire ou met en valeur l’identité culturelle de la ville. On connaît et apprécie ceux d’Angoulême par exemple…

C’est ainsi que dans la commune d’Aurec-sur-Loire (dans le département de la Haute-Loire, en région… Auvergne Rhône-Alpes), la société A. Fresco s’est attachée à parer les murs de la ville de scènes historiques, qui accompagnent le visiteur lors d’une découverte du passé médiéval de la commune.

Les geôles, les lavandières, l’amour courtois… elles sont toutes visibles sur le site web de l’entreprise. On découvre aussi sur le site d’autres fresques, posées dans d’autres villes de France (sur le thème du cinéma à Cannes, par exemple).

Je trouve malheureusement qu’à l’exemple du site www de l’entreprise, aux abords plus commerciaux qu’artistiques, les fresques en question manquent de caractère… et de relief. La créativité n’a pas encore pris le pouvoir sur ces murs-là ! L’ennui est que, dans ce registre, la frontière est ténue entre création, habillage plutôt réussi… et discours aux accents de propagande officielle de la grande époque du XXème ou des pays à régime autoritaire.

Je connaissais déjà Juliette et les esprits que j’avais croisée à Montpellier, mais sans connaître son nom et sans savoir que le principe se développait en France.

Maintenant, je sais, maintenant, je chercherai… pour savoir si le champ d’imagination – et de création – des artistes s’élargit un peu !

Et je ne serai peut-être pas le seul…

A demain,

Matteo

 

Et dans l’ordre, vous trouverez Roméo et Juliette en version postier qui fait sa tournée à Levallois (qui ont quand même moins d’allure qu’à Vérone, on y sent ni passion ni tension…) et une des images grand format dédiées au cinéma et à ses grandes figures sur les murs de Cannes.

romeo-et-juliette-a-levallois

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La petite vidéo qui va bien : celle du Labo du Bruiteur qui, avec trois fois rien (un bout de papier et du scotch), vous apprend à bruiter comme un bovin !

Il en a fait plein des vidéos de ce type : le bruit de la pluie battante, l’explosion d’un pétard, celui des battements du cœur…

Est-ce plus facile de bruiter que d’écrire ? Je ne sais pas bien… mais le script fait une petite histoire distrayante !

Certaines des vidéos de notre ami laborantin sont un peu tirées par les cheveux mais le résultat ne manque pas, le plus souvent, de conviction. Ce qui me plait assez, c’est l’idée qu’avec l’aide de ces vidéos, il devient assez facile de faire un petit atelier de bruitage avec des enfants, par exemple… La prochaine que je devrais garder les enfants de la soeur de ma copine, j’y penserais !

A demain,

Matteo

PS : l’image est un peu facile, mais Google n’a pas toujours beaucoup d’imagination, lui non plus… 🙂

 

Libertivi.com – le Labo du Bruiteur – N°39… par Libertivicom

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Un pari risqué sur la Terre des amoureux des vignes : le lancement du vin bleu ! C’est une start-up espagnole Gik, qui a décidé de désacraliser le vin et préconise « d’oublier tout ce que vous savez sur le précieux liquide qui se transforme en sang du christ une fois béni ».

Difficile, quand on est fan d’un bon Saint-Chinian… d’autant plus que ce vin bleu n’a pas l’air fou, ses créateurs n’étant de leurs propres aveux ni œnologues, ni fins gastronomes, mais simplement désireux de casser les codes d’un monde qu’ils jugent trop fermé.

Comment et pourquoi du bleu ? Grâce à deux pigments organiques : l’indigo et l’anthocyane. Quant à sa compo, ce vin bleu est un mélange de raisins rouges et blancs.

Je goûterai certainement, à l’occasion… c’est vrai que c’est assez joli. Je ne suis pas certain toutefois de lui laisser la place de ma bonne bouteille de rouge… : j’entends encore ce québécois, rencontré pendant un covoiturage : « mais qu’est-ce que vous avez avec le vin, vous les français ? »

Ceci dit ce nouveau liquide pourrait inspirer des poètes ! Peu de femmes ont les yeux rouges… Aragon aurait peut-être vu les yeux d’Elsa dans son verre…

A demain,

Matteo

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C’est normal de rêver d’ailleurs, surtout après l’été… quand on commence à recevoir des mails d’Airbnb, Homelidays ou de compagnies aériennes nous invitant à préparer notre prochain raid  en maillot de bain. Nous avons donc en magasin, mesdames, messieurs, pour changer d’air, l’ailleurs des livres et l’ailleurs du voyage.

Côté livres, je vous parlerai un de ces jours d’une de mes lectures estivales. Et vus avez peut-être ce qui vous faut sur votre table de nuit… ou ici.

Mais côté voyage, je me demande si on n’oublie pas trop souvent qu’en France, le dépaysement et l’émerveillement sont plus que possibles. Quand je lis un article sur des endroits tels que le gouffre de Padirac, ça me donne une envie folle de sauter dans ma voiture et d’explorer nos régions sublimes, sauvages, impressionnantes ! En plus, j’ai de la famille en Midi-Pyrénées, donc un petit tour dans le gouffre, avec une bonne gaufre bien chaude, bien sucrée glacée et bien moelleuse, n’est donc pas exclu pour les prochaines vacances, à la Toussaint…

Et vous, il y a des endroits comme celui-là en France qui vous coupent toujours le souffle ? *

A demain,

Matteo

* Je tente de renouer le dialogue après mon dernier post qui n’a intéressé personne 🙂 et je me dis qu’un sujet vacances peut vous dérider… Gaufre ne prend qu’un F, ce n’est pas une gaffe, juste une provoc’, alors j’ai droit à une gifle ?

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