Archives for the month of: mai, 2016

207 - Gondry nous aura prévenus

Le film du réalisateur français Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui date pourtant de 2004, ne leur a pas servi de leçon : les scientifiques ont trouvé des méthodes pour effacer les souvenirs. Peut-être parce que Gondry avait obtenu l’Oscar du meilleur scénario original !

Diffusé en avant-première aux Etats-Unis, le reportage Memory Hackers parle en effet de nouvelles méthodes, psychologiques et parfois même médicamenteuses, qui tendent à modifier les souvenirs. Pour remplacer, notamment, les souvenirs malheureux par des souvenirs bien gentillets.

Pour ces scientifiques, la mémoire est malléable, déjà modifiée par notre environnement et nos réflexes sans que l’on s’en rende compte. Et lorsque l’on connait ses mécanismes, il devient possible d’en altérer le contenu, de l’étirer ou la remonter (comme on fait du montage au cinéma) pour lui donner une autre forme.

Vous pouvez regarder la bande annonce du reportage, juste en dessous (en anglais, hélas, je n’ai pas trouvé de version francophone). Le film complet est également dispo sur Youtube (il dure 52 minutes).

L’idée, je vous l’avoue, me fait froid dans le dos, de haut en bas.

Oublier, gommer, devenir une ardoise vierge… ne plus s’appartenir finalement, puisqu’on ne sait plus ce que l’on a vécu.

Et accepter ses blessures et en faire quelque chose d’utile pour soi, pour son évolution, c’est pas plutôt ça le but ?

A demain… ou après-demain,

Matteo

 

Sans chemise, sans pantalon UNE
Ne vous méprenez pas, je n’ai rien d’un exhibitionniste : mon pantalon reste bien à sa place et mon slip de bain aussi. Mais je suis fort triste d’avoir manqué le No Pant Subway Ride Londonien de cette année ! Le principe : le 10 janvier, une journée sans pantalon dans les transports en commun… décidément j’adore ces Londoniens.

Sans chemise, sans pantalon 2

Sans chemise, sans pantalon 3

Quand j’étais allé à Londres en 2011, la mode était aux crèmes glacées conçues avec du lait maternel. Subversif ! Un peu rebutant certes (ça n’avait d’ailleurs pas duré, pour des questions d’hygiène), mais culotté.

Et là, j’apprends que la capitale ouvre un resto nudiste éphémère ! Prévu pour cet été, l’établissement a déjà une liste d’attente de 5000 personnes. On pourra y dîner nu ou habillé, au choix. L’idée est celle d’un retour à l’essentiel : manger en tenue d’Adam et Eve de la nourriture 100% naturelle et sur des supports eux-même consommables (assiettes en carton comestible, couverts…).

 Sans chemise, sans pantalon 4

C’est ce que j’adore dans cette ville : je ne participerai pas à la moitié de leurs événements, mais il faut reconnaître que les Londoniens savent imaginer la vie différemment !

Et, must de l’élégance britannique, ils n’en ont rien à faire de ce que les autres en disent.

Vous ne pensez pas que ça nous ferait du bien aussi, à nous Français, d’être un peu plus imaginatifs ou même délurés, parfois ?

A demain,

Matteo

215 - Dans l'antre de Chaplin UNE

J’ai toujours été à la fois tenté et mal à l’aise à l’idée de visiter les lieux de vie d’artistes décédés. On se sent toujours un peu voyeur… Je suppose donc que le Chaplin World, situé tout bonnement dans son dernier lieu de vie, ne fera pas exception !

Et comme je n’aime pas les musées, vous comprenez que je suis arrivé sur le sujet avec beaucoup d’a priori négatifs.

Je me suis tout de même dit, après une petite visite du site internet, qu’à mon prochain tour en Suisse (après tout, de Grenoble, on n’est pas très loin!), j’irai bien faire un petit tour dans ce world-là, ouvert depuis le 17 avril 2016.

Pour admirer ses costumes, profiter en passant de la vue sur le Lac Léman… On s’y sent, paraît-il, comme l’invité personnel de Chaplin, et on peut toucher « avec les yeux », précise le site internet, ce qu’a été la vie de famille de l’artiste sur ses dernières années. On pourra aussi admirer les décors de films et les accessoires, écouter les interviews…

Et pour ne rien gâcher, le manoir de Ban est un très joli lieu, doté d’un beau parc, tondu de très près.

Un bien chouette programme, dont ma copine profitera sûrement avec plaisir : elle m’avait fait regarder Chaplin, le biopic où Robert Downey Junior incarne l’homme à la canne, j’avais bien aimé. Vous le connaissez ce film ? Javais découvert Chaplin sous un tout nouveau jour, et j’avais aussi réalisé que je connaissais très mal son histoire…

Alors, après tout…

A demain ou après-demain,

Matteo

Quand Hansel dégaine son calibre 12 UNE

Vous avez peut-être entendu parler de cet enfant de 2 ans et demi, aux US, qu a trouvé une arme sous son fauteuil, dans la voiture, et qui a tué sa mère…

La dernière bonne idée de la NRA (National Rifle Association, association qui fait campagne pour la liberté d’armement des citoyens américains), confrontée à la multiplication des jolies histoires comme celle-ci, était pourtant d’utiliser le conte de fées comme argument en faveur du port libre d’arme.

L’idée est basique, tout comme la capacité de réflexion de ceux qui l’ont trouvé : s’ils avaient eu un fusil de chasse, Hansel et Gretel n’auraient eu aucun mal à dégommer la vilaine sorcière. La grand-mère du Petit Chaperon Rouge, quant à elle, aurait pu, armée, mettre un peu de plomb dans la cervelle du loup et des générations de jeunes filles ne s’en seraient que mieux portées.

Certes…

La NRA s’est donc amusée à réécrire des contes célèbres, en y introduisant les armes à feu, pour mieux démontrer à son public que ces dernières peuvent vous sortir de toutes les situations.

Et bim, une balle droit dans la tête de la morale du conte : bien sûr petit Chaperon, tu peux monter en voiture avec des inconnus, tant que tu portes ton 22 long rifle à l’épaule.

Dear, dear NRA, on comprend que l’histoire américaine s’est faite avec des armes, mais tout de même, que te dire…

A demain… ou après-demain,

Matteo

Sans titre

C’est pas du Jason Bourne ! Le projet s’appelait Dermographus, il a pris place à Bordeaux entre septembre et octobre 2015, et a contribué à approfondir le lien déjà fort entre littérature et tatouage.

Un phénomène que doivent constater tous les jours les tatoueurs : l’amour du livre est une vraie source d’inspiration pour qui cherche une idée de tatouage. Elle l’amorce même, parfois… Une citation, un symbole, une phrase clé. « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » du Petit Prince, par exemple... qui ferait d’ailleurs aussi une excellente épitaphe !

Et Dermographus est allé plus loin encore. En partenariat avec le salon de tatouage bordelais L’homme Invisible, deux bibliothécaires de la bibliothèque de Mériadeck ont proposé aux amateurs de tatouages littéraires une série de gravures anciennes, issue des fonds patrimoniaux de la bibliothèque. Proposés à prix (assez) doux, les tatouages ont semblé remporter un joli succès.

Gravures anciennes et tatouage… Une association qui a le mérite d’unir, de façon inattendue, deux formes d’expression !

Et vous, si vous ne l’avez pas déjà fait d’ailleurs, sous quelle forme souhaiteriez-vous vous graver votre livre préféré dans la peau ?

A demain… ou après-demain,

Matteo

> Le catalogue complet des gravures est ici.La gravure ancienne dans la peau 2

Piquer une tête dans la Seine UNE

Il paraît que Jacques Chirac l’avait promis, lorsqu’il était encore maire de Paris, et personne n’a pourtant vu l’ombre d’un short de bain. Il y a quelques semaines sur France inter, c’est Anne Hidalgo qui a ressuscité le débat : en 2024, a-t-elle promis, nous nous baignerons dans la Seine !

Et même que si c’est Paris qui accueille les JO, la Seine pourrait être le théâtre des épreuves olympiques de natation en eau libre et de triathlon…

Accordons-lui le bénéfice du doute. Admettons en effet qu’une petite dizaine d’années soit suffisantes pour dépolluer la Seine et en faire une zone propre… à la baignable. Tout d’abord, la question de la zone, justement, se pose : toute la Seine parisienne ? La Seine en bordure de Paris ?

Imaginons pouvoir piquer une tête après une visite du Grand Palais. Imaginons une ère où le maillot de bain aurait sa place attitrée dans le sac des parisiens. Imaginons la possibilité d’adoucir la canicule du mois d’août grâce à un petit bain de pieds dans le fleuve !

L’idée est très tentante. Espérons (je suis d’humeur fantasque) que cette promesse ne soit pas reléguée au rang des gags de campagne comme elle l’avait été il y a presque trente ans. Le temps qui, si on en croit les délais posés par la nouvelle maire de Paris, aurait suffit à dépolluer trois fois la Seine !

On y croit…?

A demain… ou après-demain,

Matteo

> Le podcast (rdv à 8:35) : c’est .

Curiosités aquatiques UNE

Après la reconstruction à l’identique du Titanic, la mode est à la rêverie marine. J’avoue avoir, en la matière, une très nette préférence pour le Museo Atlantico… Peut-être le connaissez-vous déjà, mais ma copine et moi venons tout juste de découvrir cette pure merveille, et avons déjà prévu d’aller le voir dès que possible (pas n’importe quand, puisqu’il faut tout de même aller aux îles Canaries !).

Créé par le sculpteur britannique Jason deCaires Taylor (ne passez pas à côté de son site web !), ce musée sous-marin est à couper le souffle… Fantomatique, fantastique… bourré de superlatifs.

J’imagine à peine la sensation que l’on doit ressentir à nager au milieu de ces sculptures. Solennité ? Intimidation ?

La première installation, qui reproduit en quelque sorte Le Radeau de la Méduse, parle en réalité du drame de la crise des réfugiés. La seconde montre un groupe de personnes avançant inexorablement et sans questionnement vers un point de non-retour : une métaphore, explique l’artiste, de l’impact lamentable de l’homme sur les océans.

DeCaires n’en est pas à son premier essai, il est aussi l’heureux responsable de deux autres musées sous-marins : l’un à Grenade dans les Antilles (la photo avec la machine à écrire) et l’autre à Cancun au Mexique (photo de une).

Bref, un énorme coup de cœur, ce musée sous l’eau. Même s’il est un peu glaçant, tout de même…

Et vous, vous enfileriez masque et tuba pour aller voir cet endroit complètement fou, dans le silence le plus complet ?

A demain… ou après-demain,

Matteo

> Le Titanic 2, si vous coulez vérifier
> Le site de Jason deCaires Taylor

 

Curiosités aquatiques 3

Curiosités aquatiques 2

Curiosités aquatiques 4

Curiosités aquatiques 5

"Un Faux graphiste" - planche Jacquie et Michel

Il s’est fait choper par Moulinsart… Un faux graphiste, qui régalait (ou pas, selon qu’on aime… ou pas) les internautes de ses revisites de Tintin, a été contraint de jeter la plume et de faire taire ses petites bulles.

Moulinsart SA, représentant les héritiers de Hergé, lui a clairement demandé de cesser sa petite activité (non lucrative).

Petit topo de droit : pendant les 70 ans suivant la mort de l’auteur, on ne peut reproduire tout ou partie de son œuvre sans l’autorisation de ses ayant-droits. Deux exceptions existent à cette règle : le droit de citation (utiliser un extrait pour expliquer l’oeuvre, par exemple) et le droit de parodie.

Or, Un faux graphiste ne respecte pas assez les règles de l’exception… qui infirment la règle ! Pour qu’elle soit valable, l’intention parodique doit être évidente : il lui aurait donc fallu, en plus de changer le texte, changer le dessin pour éviter toute confusion.

On a tendance à trouver la chose dommage – même si on est très respectueux des droits d’auteur – car l’entreprise du gai luron est sans but lucratif avoué. Mais c’est vrai que du point de vue graphique, notre gars ne s’est pas fait mal…

Je vous en mets un petit bout, pour que vous vous fassiez une idée.

Personnellement, j’aime bien cette idée de mettre Tintin à la sauce moderne et de réinventer les personnages. Après, je vous avoue que je ne suis pas complètement fan de ce qui suit. Et vous ?

A demain ou après-demain,

Matteo

Moulinsart pas fan de la revisite de Tintin 2

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Le Centre commercial Italie Deux va accueillir, à partir de mercredi prochain, 2 Distributeurs d’Histoires Courtes !

Pour fêter leur installation, Italie Deux offre à ses visiteurs un événement littéraire en exclusivité : Yves Heck, comédien à l’affiche du dernier film d’Isabelle Huppert et partenaire de Short Edition pour le spectacle mensuel Tête de lecture, lira au débotté des œuvres extraites du Distributeur d’Histoires Courtes…

Un peu comme pour une Tête de lecture que certains d’entres vous connaissent, les visiteurs pourront lui proposer une histoire de 1, 3 ou 5 minutes, imprimée sur papyrus, à lire à voix haute, au débotté, pour le plus grand plaisir de tous !

Nous vous attendons donc nombreux le mercredi 4 mai à 15 h, au niveau 2 du centre commercial Italie Deux, devant la boutique Lacoste.

A demain… ou après-demain !

Matteo

> Le Centre commercial Italie Deux est situé 30 Avenue d’Italie, Paris 13e