Archives for the month of: mars, 2016

Un avant-après du livre jeunesse 4

La place et l’image des hommes et des femmes ont évolué depuis les années 50. Les livres pour enfants aussi.

Je suis tombé sur ce drôle de comparatif, qui met en lumière les changements opérés dans de célèbres livres jeunesse au travers des époques. C’est le travail de Richard Scarry, un prolifique auteur de livres pour enfants (plus de 300 à son actif depuis 1949) qui a été passé à la loupe.

A noter que l’auteur est lui-même à la source de ces changements, et qu’il s’active depuis un moment pour que ses livres ne véhiculent pas des stéréotypes jamais bons pour la santé sociale et mentale de son jeune public.

On notera par exemple que les « hommes-pompiers » secourant « une ravissante dame en détresse » sont devenus des « combattants du feu » sauvant un « chat en péril ». Ou encore qu’il est possible de se trouver à deux dans la cuisine… et que les hommes peuvent même se préparer leur propre petit-déjeuner.

Rigolo cette comparaison. C’est vrai qu’il est difficile d’imaginer une autre époque que la sienne, finalement !

A demain,

Matteo

Un avant-après du livre jeunesse 1

Un avant-après du livre jeunesse 2

Un avant-après du livre jeunesse 3

Un téléphone qui se la raconte-UNE

En plus de leur charme vintage, les téléphones publics, si peu utilisés dorénavant, pourraient avoir un nouveau rôle. Nommé « Call Me Ishmael » (en l’honneur de ce cher Moby Dick), un nouveau projet new-yorkais veut nous faire conter fleurette au bout du fil…

Concrètement, les créateurs de Call Me Ishmael (CMI) ont mis en place un serveur dédié, que l’on peut joindre au 774-325-0503 et sur lequel les correspondants peuvent enregistrer la lecture d’un récit, d’un conte, d’une anecdote… si possible personnels.

L’équipe sélectionne ensuite les meilleures histoires et les diffuse, en son et image, sur les téléphone-conteurs CMI. Ces derniers sont équipés d’un écran et d’un cadran, et pourraient être accrochés au mur des bibliothèques ou des librairies. Ou même dans la rue, tiens.

Et avec cet ingénieux dispositif, les passants peuvent prendre un court instant pour s’entendre raconter une petite histoire.

Le CMI ressemble un peu à notre distributeur d’histoires courtes… Avec une même vocation : transformer un temps mort en moment littéraire !

A demain,

Matteo

Le grand-père de tout le monde UNE

Au numéro 14 de la rue parisienne qui porte son nom, est née une fresque en hommage à René Goscinny. Inaugurée le 5 novembre dernier, cette fresque rend hommage à celui que sa petite-fille appelle « le grand-père de tout le monde ». Une célébration du travail de l’artiste qui a mis dans la bouche de ses personnages les répliques les plus truculentes de la BD française, qui a teinté ses calembours, onomatopées et interjections bulleuses d’un humour redoutable.

Goscinny a fait partie intégrante de mon enfance et peuple de très beaux souvenirs. A chaque vacances chez les grands-parents, ça donnait ça : une flambée de cousins et cousines allongés sur la moquette et lisant Astérix et Lucky Luke à tour de rôle. « Tu me le passes quand t’a fini ? »

Et le Petit Nicolas, que dire… Goscinny et Sempé, c’était un accord parfait, une symbiose totale.

Un de ces prochains jours, j’irai faire un tour dans le 13ème arrondissement de Paris, au 14 rue René Goscinny, (au Centre d’Animation Goscinny) pour voir comment l’hommage à cet artiste du langage et du rire, grand-père littéraire du Petit Nicolas qui sommeille toujours en moi, a été rendu. Et s’il colle bien avec sa personnalité… ce qui n’est pas gagné : ce genre de figure dans un musée, c’est toujours acrobatique !

On s’y croisera peut-être ?

A demain,

Matteo

Les œuvres lauréates du Palmarès Printemps 2016 viennent d’être désignées par les lecteurs (d’une part) et par Short Edition et les lecteurs du Comité éditorial (d’autre part) !
Vous pourrez les savourer à nouveau dans SHORT 16, qui sortira début mai…

Félicitations à tous !

Et à demain…

Matteo

La parfaite timeline UNE

J’ai trouvé un truc pour m’occuper pendant le Salon du livre de Paris (où je n’ai pu aller) : une timeline !

En 1901, l’aspirateur électrique entrait dans les foyers, l’Australie obtenait son indépendance, Le chien des Baskerville trouvait sa place sur les tables de chevets et le signal radio parvenait pour la première fois à traverser l’océan Atlantique.

Tout ça, je l’ai appris grâce au site histography qui, mieux qu’un manuel d’histoire, mieux qu’une question du Trivial Pursuit, a trouvé les bons mots pour améliorer ma culture G.

Ce site est génial : il est le fruit du travail de Matan Stauber, un étudiant en art et design de Jérusalem qui en a fait son projet de fin d’année. C’est une timeline chronologique interactive et pluridisciplinaire. La naissance du Christ, la première chanson de blues, la Révolution allemande, le Like a Virgin de Madonna, les émeutes de Sarcelles… aucun aspect de l’histoire (sociale, politique, culturelle…) n’est oublié.

Le fonctionnement peut paraître un petit peu compliqué au début mais avec le coup de main, pas de problème : la frise est composée de milliers de petits points. Chaque point correspond à un événement. Chaque année a donc son lot de petits points. Un curseur en bas de la page permet de vous déplacer sur la frise. Pour tout savoir de l’année 1859, par exemple, vous zoomez, et vous cliquez sur les points pour en découvrir le détail. Pour chaque événement, le site vous propose de découvrir les dates qui lui sont liées, et la fiche Wikipédia correspondante s’il y en a une.

Pensez, en choisissant une année, à jeter un œil sur la partie à gauche de l’écran qui propose un condensé des faits marquants de l’année (3 évènements politiques, 12 évènements littéraires, 3 découvertes… etc.).

Ce site, c’est une très belle découverte, surtout quand on pense au travail titanesque que l’auteur a dû fournir pour réunir toutes ces données !

A demain,

Matteo

Lire les oreilles grandes ouvertes UNE

J’aime la nouveauté, j’aime l’innovation, j’adore la littérature. Alors aujourd’hui je vous parle d’un livre-film, d’un livre audio et d’une expérience de lecture augmentée. Ce livre numérique ovni s’appelle Aliénar et propose une expérience de lecture réellement inédite. La frontière est floue entre le livre œuvre par son fond et le livre œuvre à part entière, par la forme. Je pense bien qu’ici, on se trouve pile à cheval entre les deux !

Quand Seuil a proposé à Chloé Delaume, l’auteur, de réfléchir à une œuvre numérique, celle-ci a décidé d’aller beaucoup plus loin. Avec le concours de l’illustrateur Franck Dion et de l’artiste sonore Sophie Couronne, elle met au point un livre-film, un texte accompagné de séquences animées et de riches effets sonores qui créent un univers très particulier. Alienare se lit, s’écoute et se regarde sur un écran, avec les écouteurs vissés sur les oreilles.

Alors à cette expérience de lecture pas comme les autres, je dis oui ! Vous me suivez ?

A demain,

Matteo

> Alienare, Chloé Delaume, Editions du Seuil, livre numérique conçu pour iOs (Ipad et Iphone), 4,99 euros

Plus tard, dans cette même vie-UNE

J’ai mis la main sur une très chouette vidéo, tout droit issue du cerveau créatif et patient d’un américain. Il s’appelle Peter Emshwiller, est aujourd’hui âgé de 56 ans et se répond à lui-même, dans un face-à-face temporel plutôt désopilant et un poil troublant…

Je vous explique : en 1977, alors qu’il est âgé de 18 ans, le jeune et séduisant Peter se pose beaucoup de questions sur son avenir et se demande bien de quoi ses futures décennies seront faites. Puisqu’il a de l’imagination, il s’enregistre, face caméra, posant des questions à son lui-futur. Quarante ans plus tard, l’heure des réponses et du bilan est enfin arrivée. En se filmant à nouveau mais cette fois-ci pour répondre aux interrogations de son jeune-lui, Peter, sa tête intelligente ornée d’une petite calvitie, nous offre un montage très chouette.

Alors pour découvrir si Peter-le-Jeune avait vu juste et si ses espoirs et ses rêves se sont réalisés, on appuie sur play ! C’est touchant, c’est drôle, et ça donne envie de faire pareil…

A demain,

Matteo

L'an 2000 vu en 1900-UNE

En imaginant la vie en l’an 2000, des Allemands de 1900 sont allés un peu loin : nous n’avons pas, hélas, la capacité de marcher sur l’eau, nous ne nous déplaçons pas (encore) en volant dans de gracieux appareils.

Nos trottoirs ne sont pas amovibles, ni nos villes enfermées en cage de verre pour ne pas se mouiller quand il pleut.

Mais ces images partent d’une idée intéressante, surtout à postériori : celle d’imaginer en 1900 la vie 100 ans plus tard. Et ils avaient visiblement l’esprit très fantasque ! Je remarque ceci dit que beaucoup d’inventions figurant sur ces cartes postales allemandes tendent à affranchir l’homme des contraintes techniques : voler, déplacer sa maison au gré de ses envies ou se faire amener à destination par des trottoirs qui bougent…

Et c’est là où ils ont vu juste : avec nos voitures, nos ascenseurs, nos escalators et nos segway, nous bougeons de moins en moins.

Vous remarquerez qu’avec la dernière carte postale, ils ne se sont pas trop plantés non plus… Remplacez l’appareil photo par une caméra, et vous obtenez la télésurveillance !

A demain,

Matteo

L'an 2000 vu en 1900-2

L'an 2000 vu en 1900-3

L'an 2000 vu en 1900-4

L'an 2000 vu en 1900-5

L'an 2000 vu en 1900-6

L'an 2000 vu en 1900-7

imgres

Elle est entrée en service hier et l’équipe de Short en est très contente.

Elle était au four depuis longtemps, ça mijotait doucement, mais le Distributeur d’histoires courtes, véritable rock star, non content d’attirer les projecteurs, a aspiré toutes les énergies de l’équipe depuis sa venue au monde…

Ils ont fini par trouver le temps de la finir.

Alors, que faut-il en retenir ?

Moins de rubriques, le blog (notre cher blog) en colonne de droite, les anciens prix en rubrique « prix terminés »  en bas de page, le classique et la jeunesse en barre de navigation, un slogan + explicite… Un moteur d’envie. Et j’en oublie certainement.

Ici, on aime.

Et vous ? Vous en dîtes quoi ? C’est pour un sondage…

A demain,

Matteo

Quand la mousson sublime le street-art 2

Un street-art qui réagit à son environnement, j’aime ça. Nous connaissions déjà le concept des œuvres qui ne se révèlent qu’au contact de l’eau. Voilà une nouvelle déclinaison de cet art (officiellement) influençable.

Très réussie.

Vous le trouverez à Séoul, en Corée du Sud.

C’est une grande fresque dont les motifs sont très à propos : elle apparaît grâce à l’eau de pluie, et révèle tout un petit monde de vie sous-marine ! Baleine, amas de poissons, tortue marine… un petit monde qui recouvre une rue dans sa totalité.

Les images sont pour l’instant numérisées (vous voyez : les piétons sont identiques entre chaque photo), car le projet est encore au stade de… projet.

Nommé le « Project Monsoon », l’oeuvre a pour vocation d’être prête et finie pour la mousson, au cours de laquelle il pleut pendant trois semaines, sans discontinuer.

Un concept d’art de rue que je trouve très sympa, notamment parce qu’il rend l’environnement urbain surprenant et attractif. Et vivant !

A demain,

Matteo

Quand la mousson sublime le street-art UNE

Quand la mousson sublime le street-art 3