Archives for the month of: février, 2016

Sans titre chap

Oh la belle boulette ! Au Chili, dans la région de Concepcion, un Petit chaperon rouge version érotique a été distribué, à l’automne dernier, dans des écoles ! Ce sont 283 exemplaires, tout de même, qui ont trouvé place sur les étagères des classes chiliennes.

Très embarrassé (on imagine facilement), le Gouvernement responsable de l’erreur a bien évidemment exprimé ses regrets et a rappelé les ouvrages.

Détail étrange, l’alerte a été donnée par un (et seulement un) étudiant qui a trouvé le contenu légèrement éloigné de l’habituel conte pour enfant. Enfin, pour enfant… on peut aussi parler de la version originale, qui n’est pas non plus blanche comme neige, pas vrai ?

Certains enseignants ont ainsi décidé de garder le version « érotique » pour évoquer des questions sensibles dans ces régions pauvres du pays, notamment celle de la pédophilie et des rapports pas toujours consentis.

A demain,

Matteo

 

La suite de Harry Potter sera bien... une suite ! UNE

On avait appris a cours de l’automne que la saga Harry Potter n’avait pas dit son dernier mot, et que l’inépuisable filon allait encore donner un peu d’or.

Prévue sous la forme d’une pièce de theatre co-écrite par J.K Rowling, la suite des aventures du sorcier se précise : Harry Potter et l’enfant maudit ne sera pas un prequel (comprendre : un épisode se passant avant les livres), mais une suite !

L’auteure a en effet révélé sur son compte Twitter que la pièce se déroulera 19 ans après la fin du dernier livre, et qu’aux côtés de Harry, le second personnage central sera Albus (non, pas le vieil Albus, Monsieur Dumbledore, ne vous emballez pas : il est bien mort), Albus Junior fils du sorcier. Il semble que le passé de Harry refera surface et entraînera son fils avec lui, porteur d’un lourd héritage familial…

Pour voir la pièce, il faudra se déplacer à Londres, au Palace Theater (je vous offre en photo un aperçu du lieu), au cours de l’été 2016. Je n’ai pas d’info sur le prix de la place, ni sur la possibilité d’une tournée en France… Pas très informé, le mec !

Alors, vous seriez prêts à vous déplacer pour voir ça ?

A demain,

Matteo

160 - Puisse le loup mourir UNE

Plus pittoresque que notre « casse-toi une jambe » : le « va dans la gueule du loup » ! C’est ce que pourrait bien vous souhaiter un Italien avant un concert ou une représentation de théâtre pour vous souhaiter bonne chance.

Ce à quoi il ne faudrait surtout pas répondre « merci« , mais plutôt « puisse le loup mourir« . Sinon, eh bien… ça porte malheur.

C’est dans cette jolie infographie que j’ai découvert toutes ces expressions étrangères et propres à chaque culture.

J’ai adoré le « pas mon cirque : pas mes singes » pour signifier en polonais que ce n’est pas votre problème, ou le « nourrir l’âne au sponge cake » portugais, l’équivalent de notre « donner de la confiture à des cochons« .

Vous noterez que l’expression française choisie par l’auteur porte le nom d’une chanson bien trop célèbre qui n’a que trop souvent été passée en soirée !

A demain,

Matteo

160 - Puisse le loup mourir - image complète

La biscotte de Proust - on est pas passé loin UNE

Le document date de 1908 et nous rappelle un tournant crucial de littérature française : en lice contre la madeleine moulée en forme de coquille Saint-Jacques, il y avait une biscotte et une tartine de pain grillé !

Marcel Proust n’avait pas encore choisi quel aliment délicieux illustrerait son propos : il hésitait encore…

C’est de ces carnets de notes Moleskine appartenant à l’auteur que cette pépite à été exhumée. Contenant les brouillons de « A la recherche du temps perdu », et en particulier ceux du célèbre passage de la madeleine, les notes démontrent qu’on n’est pas passé loin de devoir évoquer « la tartine de pain grillé de Proust » ou « la biscotte de Proust ».

Moins charmant tout de même, non ?

Si vous voulez en découvrir d’autres comme ça, sachez que ces carnets de notes ont été édités en octobre par les éditions Les Saints-Pères, en édition limitée, mais à 249 euros tout de même… on l’ajoute à la liste de Noël ?

A demain,

Matteo

Manuscrit A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Editions Les Saints-Pères, 249 euros, édition limitée tirée à 1000 exemplaires

L'obsolescence (non programmée) de la loi de Moore UNE

Moins célèbre que celle de Murphy ou Lavoisier (le mauvais côté de la tartine et rien ne se perd, rien ne se crée, pour faire court), c’est la loi de Moore qui vient de prendre un coup sur le melon.

Petit topo d’histoire : la loi de Moore, exprimée en 1965 par Gordon Moore, est une loi liée au domaine de l’informatique. Elle stipule que « le nombre de transistors par puce serait doublé tous les 12 mois, et que chaque nouveau transistor coûterait aussi cher que le précédent ». Adopté par les entreprises de constructeurs informatiques de la Silicon Valley, cette loi est progressivement devenue : les micro-processeurs, chaque 12 mois, seront deux fois plus puissants mais ne coûteront pas plus cher au consommateur. Ce qui est encore le cas. Mais ce n’est pas un hasard : les fabriquants s’entendent depuis des années sur leurs plannings pour tenir ce fameux délai posé par la loi de Moore.

Mais, pas de bol pour Gordon, un nouvel élément s’est invité dans l’équation : la course à la miniaturisation. Car sauf en produisant des éléments de plus en plus petits, impossible de doubler la capacité des micro-processeurs. Faute de quoi, nous nous retrouverions avec un matériel de taille de plus en plus imposante.

Conséquences : les scientifique l’annoncent, la loi de Moore est en passe de devenir obsolète.

Pourquoi ?

Parce que pour produire de plus en plus petit, les coûts augmentent et qu’il devient impossible alors de respecter le principe de prix équivalent au produit précédent.

Et pourquoi ce revirement intéresse-t-il le consommateur ?

Parce que la loi de Moore a muté : elle est devenu ce que l’on appelle le « more than Moore » : plutôt que d’augmenter leur capacité, le but du jeu est d’augmenter les compétences des micro-processeurs, en y intégrant le Wi-fi, le GPS, etc…

C’est vrai que quand on y pense, d’année en année, c’est fou comme le confort d’utilisation des machines changent. Vous vous souvenez du bruit des bons vieux modems, par exemple ? Ou du temps d’allumage des anciens PC ?

Ne me dites pas que « c’était mieux avant », quand même…

A demain,

Matteo

Fanny mise au ban

Singapour, son rythme frénétique, ses gratte-ciels, son futurisme. Et ses tabous empoussiérés ! L’Autorité du développement des médias (ADM, organisme de contrôle et même de censure des livres, films, chansons, web contenus, etc…) a décidé en fin d’année de retirer 240 ouvrages de sa liste noire, dont le premier roman « érotique » publié en… 1748, que ma copine a lu – je n’ai pas fréquenté cette Fanny-là – et n’a pas trouvé très effarouchant.

Les Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir, écrit en prison par John Cleland et d’abord interdit par l’Eglise anglicane… est sorti de l’index laïc singapourien. Interdit à la vente depuis 1964 – une scène de flagellation avait, semble-t-il, achever de convaincre le jury de sa lubricité -, le livre peut à présent être vendu dans les librairies singapouriennes.

Le monde change, ma p’tite dame…

A demain,

Matteo

1 bis

Faire trempette dans le métro, boire une Téquila Sunrise à cheval sur les rails sera-t-il bientôt possible ?

Je l’espère. J’espère surtout, en fait, que le projet de Oxo Architectes aboutira. J’aime beaucoup leur idée qui est de récupérer les stations de métro parisiennes abandonnées pour en faire des lieux à part : une piscine, un bar, un restaurant, un théâtre, un jardin sous terre… Une bien belle idée qui a aussi pour moteur intelligent de réutiliser l’espace plutôt que de penser à construire ailleurs.

Le projet a eu une dimension politique : Nathalie Kosciusko-Morizet s’en est servi d’argument électoral pour sa campagne municipale. Il en a encore une puisque la muncipalité actuelle vient de rendre public le projet réinventer Paris qui concerne 22 sites de la capitale.

En attendant, politique ou pas, l’idée reste excellente, je trouve.

Et intégrer un lieu public dans une station de métro pourrait présenter de nombreux avantages : dynamisation des quartiers sans toucher au paysage urbain, pas de nuisances sonores pour les voisins, pas de perte d’espace et, last but not least, suppression du facteur « météo » (le Luxembourg sous la pluie, c’est pas jojo…).

A demain,

Matteo

Les stations fantômes parisiennes 2

Les stations fantômes parisiennes 3

Les stations fantômes parisiennes 4

Elever le camping au rang d'art de vivre UNE

J’ai toujours bien aimé camper : ça me rappelle mon enfance, les châteaux-forts en couverture, et les (rares) fois ou j’ai préparé mon sac à dos (une barre Kinder, des chaussettes et un livre) pour une fugue imaginaire (y’a que moi ?).

Je ne suis donc pas contre élever le camping au rang d’art de vivre, notamment avec ce genre d’accessoire que voici : l’écocapsule !

Imaginée par le cabinet slovaque Nice Architects, cette mini-maison 100% mobile est à 79 000 euros (j’en parle donc, mais je vais vite l’effacer de mes pensées). Transportable toute seule (elle a des petites roues) ou en voiture (et même en hélico), on peut la mettre où on veut et vivre de l’eau de pluie recyclée. Elle produit même sa propre électricité (mini-éolienne et panneaux solaires intégrés). Mieux qu’un camping gare ou une tente Quechua… : salle de bains, lit deux places, kitchenette et salon de lecture… Grrr !

Ca me donne des envies d’ailleurs, tiens ! Pas vous ?

A demain,

Matteo

Elever le camping au rang d'art de vivre 2

Elever le camping au rang d'art de vivre 3

Elever le camping au rang d'art de vivre 4

 

Un livre canopé - UNE

Ma copine a failli m’offrir le This book is a camera ! Loin d’être un banal livre d’origami, celui-ci, un fois plié, devient un canopé, donc un appareil photo ! Ce très vieux système de photographie, attribué au scientifique arabe Ibn Al-Haytham (Xème-XI siècle) permet de prendre des photos qui sont, ma foi, pas trop mauvaises.

Ce petit livre original, on le doit à Kelli Anderson, qui a expliqué travailler depuis de longs mois à un livre ludo-éducatif. Le livre se présente donc sous forme de pliage et est doté d’une petite ouverture capable de renvoyer la lumière qui s’imprime alors sur un support photosensible.

C’est assez sympa finalement, car trop habitués au numérique que nous sommes, nous oublions parfois l’origine des outils que nous utilisons et leur forme première.

A demain,

Matteo

> Ma copine a changé d’avis au dernier moment pour m’offrir un tête-à-tête aux chandelles à une très bonne table ! C’est une belle idée de cadeau aussi…

 

This Book is a Camera from kellianderson on Vimeo.

Croquer tout cru le métro UNE

Mines lasses, routine imprimée dans les yeux des voyageurs sur le rythme bien connu d’un roulis en forme de boulot-dodo, proximité des corps qui touche à la promiscuité ? Le métro, c’est bien plus que ça !

C’est aussi un espace de vie, de scènes ordinaires, d’instants de vie.

Et c’est ce que les contributeurs du site De Lignes en Lignes s’efforcent de rendre, à coups de crayon. Portraits de voyageurs, d’animateurs (je pense à la jeune fille qui passe régulièrement sur la 12, et à sa voix incroyablement haut perchée, pour chercher sa pièce. Et à celle qui y récite des vers de Prévert, avec une touchante naïveté qui allège toujours ma journée.

Ce site, c’est une perle : on choisit sa ville (pour toute autre ville que Paris, sélectionner « monde », puis « Europe », puis « France ». Toulouse, Lyon, toutes les lignes y passent !), et on se régale des dessins proposés par les contributeurs.

Jetez-y un œil, qui sait, vous pourriez y reconnaître votre trogne de passager !

A demain,

Matteo

> Illustration de François Baume, ligne 12, Paris