Archives for the month of: janvier, 2016

Vampire sous toutes les coutures UNE

Au rythme de l’imagination des auteurs (et des fantasmes du public), le vampire s’est façonné, il a même muté, au cours des siècles. C’est à la lecture d’un article très intéressant que je me suis rendu compte de l’ampleur de ce mythe. Et de son évolution dans la conscience populaire. Si je peux vous en faire le résumé, il a tour à tour été séducteur, victime, romantique, divin… Et il a gravi pas à pas les échelons pour devenir le héros manipulateur, séduisant et torturé que nous connaissons aujourd’hui.

Le mythe commence sa longe vie en Autriche, au XVIIIème siècle, dans un village embrumé, fort bien raconté d’ailleurs par Fred Vargas dans Un lieu incertain (2008, Viviane Hamy). Sombre… humide, même. Exhalant la puanteur de la mort, le vampire n’est alors qu’une menace redoutée, qui n’a rien de désirable. Bram Stocker le dotera plus tard – en l’appelant Dracula – d’une séduction irrésistible, magnétique, fer de lance d’une lutte immémoriale entre Dieu et le Diable. Tout cela, bien avant les paillettes épidermiques de Twilight.

A propos, si vous voulez rire un bon coup, je vous sur-conseille l’excellent What we do in the shadow (ou Vampires en toute intimité, en français), une comédie néo-zélandaise de Taiki Waititi et Jemaine Clement (c’est la photo du post). Aussi drôle que décalée. Et qui explore, encore, une nouvelle facette de cette bien vieille histoire, ce vieux mythe immortel d’immortel, qui ne prend pourtant jamais la poussière !

A demain,

Matteo

> L’article a été publié sur Actualitté, il est plus long et donc plus détaillé. Ne vous gênez pas !

Un moulin pour le bateau ivre UNE

Installé dans un superbe ancien moulin à Charleville-Mézières, le Musée Rimbaud, flambant neuf, a réouvert ses portes en octobre. Immersion dans son art mais aussi dans sa vie, le musée du poète prend place dans sa ville de naissance et propose une ambiance, une découverte, une approche du génie.

Dans les salles d’expositions, le visiteur découvrira des manuscrits originaux, des photographies, dont un tirage d’ailleurs du célèbre portrait d’Arthur Rimbaud âgé alors de 17 ans seulement.

Puis petit à petit, s’offre un morceau d’intimité : un cabinet de curiosités (j’aime beaucoup, beaucoup cette dénomination, décidément) qui offre un aperçu des objets exotiques ou non ayant appartenu à l’auteur.

Bref, un très beau programme en perspective, d’autant plus que les travaux ont l’air d’avoir été bien menés, avec beaucoup de goût : l’endroit a l’air frais, simple, noble… !

Alors, ma copine – qui est en fait l’auteur de ce post et qui a vu ce moulin-là tourner – a-telle réussi à vous donner envie ?

A demain,

Matteo

> Flash pratique
Musée Arthur Rimbaud
Quai Arthur Rimbaud
08000 CHARLEVILLE-MEZIERES
03 24 32 44 65
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 14h à 18h.
Tarif : 4 euros – Gratuité pour les mineurs, les étudiants et les demandeurs d’emploi. Gratuité pour tous le premier dimanche du mois

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Il fait même mieux que résister : il aplatit tout le monde !

Le papyrus de César, 36e album d’Astérix, prend la tête du Top 50 GFK/Livres Hebdo, publié aujourd’hui, des meilleures ventes de livres en 2015 avec 1,6 millions d’exemplaires vendus. Il réalise un meilleur score que le précédent en 2013 (1,3 million).

C’est vrai qu’il est pas cher (9,9 €) et qu’on a envie voir comment il vieillit… ou ne vieillit pas. Je me le suis offert à Noël, comme (presque) tout le monde. Et je l’ai trouvé moyen + : pas mal, mais pas de nouveau souffle ni de trouvaille top qui fait briller les yeux, plisser les joues et bouger le cerveau.

On passe quand même un bon moment… et, de vous en parler, ça me permet d’oublier les vidéos Kestuf’ des précédents jours. J’ai subi des remontrances de l’équipe du Short qui semble s’en lasser. Heureusement que je ne travaille pas tous les jours avec eux, ils ont des réactions curieuses, ces gens-là !

A demain,

Matteo

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On continue la série Kestuf’ qui se déguste jour après jour par tranche de 1 minute 45. Aujourd’hui  les cadeaux qui sont parfois totalement nases. Voire pourris. Que faire ? Que dire ? Qu’en penser ? Voilà un vrai sujet philosophique sur la fonction du cadeau, son message, sa signification et tout et tout ! Heureusement le micro-film est léger léger ! Comme tous ces petits moments de détente bien écrits et bien dessinés et bien sonorisés produits et diffusés par Arte Créative

Vous aimez toujours ?

A demain,

Matteo

> Et si on reçoit des cadeaux pourris, c’est qu’on a des amis pourris ou des amis pas en forme ? Je ne sais pas….

 

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Après le bébé début janvier (le 7 exactement), la séparation (avant ou après le bébé) hier, je vous propose aujourd’hui le voyage à l’étranger. Avec ses lectures bien sûr… mais avec ou sans son drapeau en bandoulière ?

J’aime toujours…!

A demain,

Matteo

> C’est une production Arte Créative

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Je vous ai montrée la semaine dernière la vidéo « le bébé » que ma copine m’a montrée lorsque je lui ai soumis cette idée géniale. Et voici, dans la même collection ‘Larguer son conjoint », toujours par la très créative Arte Créative, aussi réussi… mais beaucoup plus inquiétant !

Je me demande si ma copine voulait que je découvre cette collection pour que je découvre ses intentions…

Quoi qu’il en soit, j’aime ! Et j’espère que vous apprécierez ce talent incroyable pour mettre en image des petites phrases et tout ce qu’elles supposent.

A demain,

Matteo

> Le rébus n’est pas super dur à décrypter…

Nemo au pays du sommeil UNE

C’est l’une des toutes premières BD de l’histoire. Vous la connaissez ? Non ? Si c’est le cas, pardonnez mon ignorance..! Little Nemo in Slumberlands (Le Petit Nemo au pays du sommeil, littéralement) a été publiée en 1905 par Winsor McCayen, toutes les semaines dans le New York Herald puis le New York American. En couleur, et en pleine page s’il vous plait…

Ce que ces strips ont de notable, en dehors d’être extrêmement novateurs pour l’époque et précurseurs de la bande dessinée, c’est la qualité de l’image, la beauté du dessin, et la finesse d’un scénario qui ne prend pas ses lecteurs pour des benêts.

Elle conte les aventures d’un petit garçon nommé Nemo. Ce p’tit gars est invité par Morphée lui-même – divinité de la Grèce antique spécialisée dans les rêves plus ou moins prophétiques qui serait le fils de Hypnos (le Sommeil) et de Nyx (la Nuit) – à pénétrer dans le royaume des songes. L’histoire prend place dans une magnifique ambiance Art-déco, dont je me régale les yeux depuis ma découverte…

Sublime, non ?

A demain,

Matteo

Nemo au pays du sommeil 4

Nemo au pays du sommeil 2

Nemo au pays du sommeil 3

C'est MADAME Bovary UNE

Vous vous souvenez certainement du mémorable Rochefort travestissant Madame Bovary pour les Boloss des Belles Lettres. Non ? Je vous l’avais pourtant servi, ici même. Rafraichissez-vous la mémoire

Eh bien, si la vidéo vous a plu autant qu’à moi, sachez que les Boloss seront désormais invités sur France 5 (dans l’émission La Grande Librairie de Busnel), les jeudis à 20h35, dès le 21 janvier. Sous un mini-format de 3 minutes, les sessions revisiteront des classiques de littérature, en utilisant un vocabulaire plus que populaire, parfois plus difficile encore à comprendre que le français de Renard…

J’ignore si les interlocuteurs seront aussi truculents que Rochefort et sa vision très personnelle de l’univers de Flaubert, mais je note le rendez-vous. D’autant plus que c’est le Petit Prince qui va ouvrir la marche, parait-il… suivi de L’odyssée, du Père Goriot, du Cid, du Parfum et de Liaisons Dangereuses. Beau programme !

Et vous, pour ou contre la vulgarisation des classiques pour toucher le plus grand nombre ?

A demain,

Matteo

189 - Sur les pas de Jack UNE

Voyage initiatique, le road-trip littéraire peut être la plus belle manière d’explorer une contrée, ses contradictions et ses essences. Le plus intéressant, finalement, serait de croiser ces romans mouvants, et comparer les mots des auteurs qui se sont attardés à un même endroit.

Richard Kreitner et Steven Melendez sont sûrement d’accord, puisqu’en juin 2015 était rendu public le fruit de leur travail de fourmi : une carte interactive des Etats-Unis, où les routes sont celles des romans de Kerouac, Fitzgerald, Twain, Steinbeck et bien d’autres pointures de la littérature ! Et chaque point représente un passage, un endroit sur lequel les auteurs ont posé des mots parfois très contradictoires et laissé une trace de leur grand pied en forme de stylo.

Attention, ces stylos-là sont tous anglais, il faut s’accrocher. Et ça et là, on reconnaît des passages de livres phares. Je regrette un peu que Les raisins de la colère n’y figure pas, mais on ne peut pas tout avoir ! A quand le même travail dans notre bon vieux pays ?

En attendant, bon voyage et à demain,

Matteo

> Pour voir la carte de + près, c’est par ici 

Le livre, vedette de Noël UNE

Bonne nouvelle, le livre reste encore et toujours le cadeau le plus offert à Noël, dixit les instituts d’études de marché. Bilan des fêtes 2015 : la plupart du temps offerts par la gent féminine, les paquets en forme de livre ont représenté cette année 60% des cadeaux culture, tout de même !

Dans le top 2015 : les livres cuisine et vin, suivis de la littérature, des policiers, de la littérature jeunesse/ado, et des BD/manga.

Mais que deviennent-ils ? Et sont-ils lus ?

Les cadeaux, sitôt ouverts se retrouvent bien souvent en revente sur le web, et cette année, et c’est le dernier Astérix et Obélix, Le Papyrus de César, qui figure au top. Non par manque d’engouement, déclarent les internautes, mais parce que souvent reçu en double.

Un grand classique donc, le livre sous le sapin.

J’en témoigne : cette année, j’en ai reçu 6 ou 7, donc Journal d’un corps de Pennac, une jolie édition de 20 000 lieux sous les mers, Histoire d’un allemand de l’Est (Maxim Léo, Babel, c’est absolument top) et quelques autres.

Et vous, avez-vous trouvé de jolis mots dans vos chaussettes cette année ?

A demain,

Matteo

> La photo est extraite du film L’histoire sans fin (1984, Wolfgang Petersen).