Archives for the month of: novembre, 2015

Soyez in, lisez sur votre smartphone-UNE

La lecture numérique avance vite… et elle ne cesse même de muter.

Il paraît que la lecture sur tablette, c’est (presque déjà) dépassé. C’est sur notre smartphone que nous lisons désormais : 54% d’entre nous, contre 24% en 2012 ! On ne parle donc plus de tendance mais d’une généralisation, d’une nouvelle façon de faire. A noter que ces lecteurs-là utilisent également la tablette. Mais à noter aussi (et après, j’arrête), que le pourcentage de ceux qui utilisent surtout ces dernières est passé de 50% à 32%). Finalement, la lecture numérique est diverse, tentaculaire même…. et elle s’installe dans nos vies. Même quand l’écran est tout petit.

Cette révolution des usages n’est pas vraiment une mauvaise nouvelle pour Short Edition…

Pour ma part, j’ai une liseuse qui fait très bien le boulot, surtout pour les ouvrages tombés dans le domaine public (ne pas payer les héritiers de la Comtesse de Ségur ne me traumatise pas). Ma liseuse n’est plus tendance, mais je me soigne avec mon smartphone, j’ai tous les auteurs de Short dans ma petite poche !

A demain,

Matteo

> Sympa, la photo du métro japonais ! Très convivial… Mais on ne fait pas beaucoup mieux !

 

Les livres de la Jungle - UNE

Aujourd’hui on parle d’une chouette initiative, apportée par une femme qui a traversé la Manche dans le sens UK vers Calais, Mary Jones, une britannique culturophile et visiblement philanthrope.

Cette dernière, sensibilisée au cas du camp de réfugiés étrangers de la ville (que vous connaissez peut être si vous êtes du coin) a eu envie de leur donner du concret.

Elle a donc fondé une bibliothèque pour que chaque personne vivant dans ce camp puisse avoir accès à la lecture, la culture… mais aussi à des moyens de s’intégrer dans la société (dictionnaires, guides, encyclopédie…).

Son charmant petit bâtiment, elle l’a nommé Les livres de la jungle. La « Jungle », ici, c’est le nom donné à ce camp qui abrite plus de 2000 personnes. « Beaucoup de gens ici sont bien éduqués, ils souhaitent aller de l’avant et ils veulent des livres qui les aident  à les lire et écrire l’anglais, postuler à des emplois, remplir les formulaires », explique Mary qui, grâce aux dons et aux bénévoles, a pu réunir un certain nombre d’ouvrages.

En prenant cette jolie initiative, la dame vient ajouter un élément au tableau de cette jungle-là, qui possède déjà églises, mosquées et écoles. Et à présent, un endroit rien que pour lire, apprendre et découvrir.

A demain,

Matteo

Un Pink Floyd dans le TER - UNE

Comment vous dire… Je suis perplexe. Parce que je n’aurais jamais pensé qu’un jour le jingle de la SNCF (le fameux do sol la mi qui n’annonce pas toujours des bonnes nouvelles et trop souvent des retards de train) et Pink Floyd auraient tous les deux une place dans la même phrase.

Et pourtant, mon héros, ma légende, le fabuleux David Gilmour (guitariste et compositeur du groupe) s’est… inspiré du jingle pour écrire une chanson.

Aaaah… perplexité, voire complète perplexitude, je vous dis ! Alors qu’il attendait sur le quai un train qui devait l’amener à Paris, Gilmour aurait entendu les fameuses notes et les aurait enregistrées, en qualifiant même le son de groovy… Résultat : un appel au créateur du jingle plus tard, la collab est lancée et David compose une chanson.

Je m’attends presque à apprendre d’un jour à l’autre que tout ceci n’est qu’un gag. Mais je me dis aussi qu’aux Etats-Unis les trains et les gares jouissent peut être d’une réputation rock & classe et que l’artiste ne s’est pas rendu compte qu’en France les TGV et les TER ne sont pas très glamour.

Ou peut être que je fais mon snob, que le résultat sera incroyable et qu’on louera Gilmour pour son audace. Allez, on y croit ?

A demain,

Matteo

Le laboratoire du sommeil (2/6), Jeanne Mazabraud

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez l’épisode précédent de la nouvelle de Jeanne Mazabraud :
épisode 1/6 : Mystérieux décès

Résumé de l’épisode précédent : Georges, un médecin français en contrat chez les sleepdoctors américains, a été confronté au laboratoire du sommeil à un très grave incident. Un patient est mystérieusement décédé pendant sa nuit en observation.

Episode 2
Disparitions curieuses

La clinique était réputée, tout autant que Dean B. La police s’était donc efforcée de se faire discrète, épargnant la stridence des sirènes. Il n’en régnait pas moins un beau remue-ménage lorsque Georges rejoignit le hall. Fred, le technicien qui avait constaté le décès, était le centre de toutes les attentions. Un enquêteur l’avait isolé pour l’interroger sur les circonstances exactes du décès.

Jacky, la veuve de Dean B., tous voiles dehors, n’avait pas mis longtemps à endosser son nouveau rôle. Elle s’était empressée de convoquer un lawyer qui fourbissait déjà ses arguments pour attaquer l’établissement rendu d’emblée responsable du décès. Les enfants d’un premier lit, qui vivaient sur la Côte Ouest, étaient attendus en fin de matinée. Ils engageraient vraisemblablement eux aussi une procédure. On allait traverser des turbulences. Un peu de battage médiatique autour de l’affaire risquait de mettre en péril la réputation, pourtant solide, du laboratoire.

Georges interrogea ses collègues : pourquoi n’avait-on pas accès au corps de Dean B. ? La police scientifique s’affairait, lui dit-on, dans la chambre qu’avait occupée l’avocat. Aucun membre de la clinique n’y était admis pour l’instant.

Tout se passait comme si la conduite des événements échappait au personnel médical et même au staff de la clinique. Il n’était que quatre heures du matin. Les autres patients étaient censés subir les tests jusqu’à huit heures. Georges vérifia la liste des hospitalisés de la nuit. Sur les onze chambres, cinq seulement étaient occupées. Deux apnéiques dont c’était le premier sleep test ronflaient au bout du couloir. Le brouhaha n’avait apparemment pas interrompu le rythme erratique de leur respiration. Outre l’habitacle réservé à Dean B., les deux autres malades n’étaient autres qu’Alex G., le petit rouquin, et l’obèse Francis K. Georges, sans réfléchir, s’engouffra dans le couloir du laboratoire à leur recherche.. Impossible que le bruit ne les ait pas perturbés. Dans le cas d’Alex G. il craignait l’effet dévastateur que pourrait avoir la découverte de la mort d’une personne que l’adolescent connaissait, même s’il n’existait – c’est le moins qu’on puisse dire – aucun rapport d’affection entre eux. Quant à Francis K., on ne pouvait prévoir l’impact. Tout dépendait de la phase dans laquelle se trouvait le patient.

Georges constata rapidement que les deux chambres étaient vides ! Avant d’inquiéter le reste du staff, il s’assura rapidement qu’ils n’avaient pas trouvé refuge dans les stalles vacantes. Force était de constater qu’ils s’étaient envolés tous les deux, à l’insu du technicien submergé par les événements, mais aussi au nez de la sécurité. L’un des policiers stationnés dans le lobby se souvint avoir vu passer le petit rouquin. Quant à Francis K., mystère.

On verrait plus tard. La première des choses était de vérifier la cause du décès de Dean B. Les enregistrements devraient fournir de précieuses informations. Georges se rendit dans la cabine technique, mais l’électroencéphalogramme et l’électrocardiogramme du mort avaient été récupérés, vraisemblablement par la police. Il aurait dû y penser. En revanche, les enregistrements des deux ronfleurs se poursuivaient sans discontinuer. Ceux de Francis K. et d’Alex G. étaient encore en place. Par curiosité médicale, Georges commençait à les examiner lorsqu’un détail attira brusquement son attention.

Retrouvez les épisodes suivants : 3/6 – 4/6 – 5/66/6

lip

Salut à tous !

Ma vidéo d’hier n’a pas eu tout à fait le succès escompté. Avis mitigés… comme le mien, en fait. J’aurais peut-être dû m’écouter un peu plus ! Alors j’ai promis à mes compagnons de blog de leur en proposer raidement une autre. La voici. Réalisée par Yohann Gloaguen. Je prends un petit risque mais récemment on m’a reproché de ne pas assez parler de musique. C’est une petite transition qui a son charme. C’est l’histoire d’un air qui parlera nettement + aux vieux… mais comme j’ai entendu une chronique tube & co sur France Inter qui lui était consacrée un matin récent, j’ai eu envie d’écouter et de voir. Et ça fonctionne, je trouve.

Assez parlé…! A vous de voir.

A demain. Non, demain, c’est le feuilleton médical. Alors, à mardi !

Matteo