Archives for the month of: octobre, 2015

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Je connaissais Demi-Rêve, le poème de Robert Desnos, transformé cette année en court-métrage de dessin d’animation par Tant Mieux Production pour France Télévision par une jeune auteure pleine de talents. Voici Demi-Paire. Un court métrage clin d’oeil sur les hasards et les petites contrariétés de la vie quotidienne. J’aime bien… J’aurais adoré avec un peu + de rythme, mais c’est quand même sympa. Et c’est court.

Et vous, vous aimez ?

A demain,

Matteo

 

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Aujourd’hui, voici l’interview de Pascale Pujol, auteure dont Short Edition a tout de suite beaucoup aimé l’écriture (que vous pouvez, à votre tour, découvrir sur sa Page).

Elle a en effet commencé sa vie publique d’écriture en 2012/2013 passant par Short Edition, sous pseudo puis sous son vrai nom. Son premier roman a été publié lors de la rentrée littéraire de septembre 2015 aux éditions Le Dilettante, il a pour nom appétissant Petits plats de résistance et rencontre un écho favorable, dans la presse et en librairie.

C’est un des fondateurs qui a réalisé l’entretien.

Un joli plaidoyer pour le format court. Et une belle reconnaissance pour Short, finalement !

A demain,

Matteo

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L’écriture, depuis quand et pourquoi ? 

J’ai toujours aimé écrire même : mon premier métier, que j’ai exercé pendant plus de dix ans, est le journalisme. Dans le second, (je suis consultante aujourd’hui), l’écriture est toujours présente, même si la forme est différente. Et puis j’ai toujours beaucoup lu, et je continue bien sûr. Je suis avant tout une lectrice, j’adore qu’on me raconte des histoires ! Mais pour autant, écrire de la fiction ne me semblait pas être une trajectoire possible. Et puis un ami m’a fait découvrir l’écrivain colombien Alvaro Mutis, dont le personnage récurrent (Maqroll le Gabier) hante plusieurs longues nouvelles. Son univers mélancolique et un peu fantasque m’a plu et j’ai eu envie d’écrire une aventure du Gabier à ma manière. En juin 2012, j’ai écrit un premier texte de 4 pages et j’y ai pris goût, puis deux autres toujours avec ce personnage que je réinventais à ma sauce. Une porte s’est ouverte… D’autres histoires sont venues, et l’écriture est devenue une évidence. Comme j’écrivais seule dans mon coin, j’ai fouiné sur le net et j’ai découvert Short Edition où j’ai posté trois textes, « pour voir ». Cette première expérience de publication m’a permis de confronter mes écrits à des lecteurs, avec des retours plutôt positifs et encourageants, et de rencontrer une communauté d’auteurs, puis d’échanger avec eux. Pendant 6 mois, j’ai écrit une trentaine de nouvelles, puis j’ai décidé d’en rassembler une partie pour constituer un manuscrit, Fragments d’un texto amoureux, avant de partir à la recherche d’un éditeur.

Ce premier roman, une idée récente ou un vieux vieux sujet que tu travailles depuis longtemps ?

Non, tout est venu subitement, au début de l’été 2013. Jusque là l’envie ne s’était pas faite sentir particulièrement, je n’avais rien à raconter qui s’inscrive dans le format long, même si l’idée me semblait séduisante. Et puis j’ai eu d’un coup devant moi plusieurs fils de pelote, je ne me souviens même pas comment et j’ai tiré dessus… Beaucoup de personnages et d’intrigues sont venues se nouer. Fin février, le texte était terminé.

La porte d’entrée de cet éditeur, tu l’as trouvée facilement ?  

Oui, d’une certaine façon, même si c’est étrange de le dire ainsi car ce milieu est difficile. Pour mon livre précédent, le recueil de nouvelles, j’avais envoyé le manuscrit à plus de 40 éditeurs et il a fallu 6 mois pour que Quadrature l’accepte, alors que tous les autres l’avaient refusé… Je n’y croyais plus trop. Pour le roman, j’ai été beaucoup plus sélective, avec moins d’une dizaine d’envois. Je pense que c’est indispensable même si la tentation de contacter le maximum d’éditeurs est très forte. Mais là, j’ai ciblé des maisons qui publient des comédies contemporaines, et j’avais aussi en tête que mon histoire avait besoin d’une couverture illustrée. Parmi les 10 éditeurs, le Dilettante était en tête de ma short-list. Il a répondu au bout d’un mois, début mai. C’est un éditeur qui aime découvrir de nouveaux auteurs et réagit très vite. Il a donc accepté le livre, mais en me prévenant qu’il souhaitait le sortir à la rentrée littéraire 2015.

Le roman, par rapport à la nouvelle : ce que tu aimes chez l’un et que tu aimes chez l’autre

J’ai continué d’écrire quelques textes courts tout en travaillant sur le roman, et je continue toujours : des nouvelles, ou des micro fictions d’une page à peine. Les deux écritures se complètent. Pour le court, une certaine fulgurance et la satisfaction d’un projet qui aboutit vite, en quelques heures ou quelques jours. Une tension dramatique aussi parfois, une forme d’intimité, peu de personnages… Il faut saisir les choses vite et bien, comme pour un croquis. Pour le roman, de ma petite expérience en tout cas, c’est le plaisir de déployer des intrigues et surtout de développer de nombreux personnages : j’adore ça ! On peut mêler plusieurs histoires, travailler sur des rebondissements. Mais évidemment il faut des plages d’écriture plus longues et on passe par des moments de fatigue. Il faut tenir la longueur.

Qui es-tu ?

Une toute jeune auteure plus si jeune que ça qui rêve de passer plus de temps à écrire, voire à ne plus faire que ça ! Et qui profite à plein de cette aventure de premier roman chez un éditeur à taille humaine où les auteurs sont chouchoutés. J’ai beaucoup de chance d’ailleurs : mes deux éditeurs sont géniaux.

Le laboratoire du sommeil (1/6), Jeanne Mazabraud

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Episode 1
Mystérieux décès

Georges est un habitué des nuits troublées, apnéiques, voire sans sommeil. Pas le sien. Celui des autres. Aux Etats-Unis, on appelle ce métier sleepdoctor. Il a quitté la France pour un contrat d’un an dans l’une de ces cliniques spécialisées où viennent en consultation des gens riches et stressés, des hommes pour la plupart. Riches parce qu’en Amérique, comme on le sait, la couverture sociale n’est pas encore généralisée. Avant de mettre un orteil dans les laboratoires du sommeil, il faut sortir sa carte de crédit et prouver que l’on dispose d’un compte généreusement approvisionné. Parmi les patients atteints de troubles du sommeil que traitait sa clinique d’accueil, nombreux étaient les lawyers septuagénaires qui en étaient à leur dixième sleepstudy. A se demander si les nuits passées le crâne, la face et la poitrine bardés d’électrodes en vue de leur polysomnographie, n’étaient pas les seuls moments de calme dans une vie hantée par l’obligation de réussir, de produire, de faire du fric. Ils ingéraient à haute dose café et alcool, étaient des workaholics patentés dont les nuits tournaient au cauchemar. Ils étaient fréquemment affectés de tremblements irrépressibles, de crampes et de sueurs si abondantes qu’épouses et maîtresses déclaraient forfait en dépit des engagements couchés dans le prenup, le contrat de mariage, d’entretenir des relations sexuelles à fréquence fixe et rapprochée.

Gavés de tranquillisants et de somnifères, que le temps rendait inefficaces, les septuagénaires rejoignaient au laboratoire les obèses narcoleptiques, affectés de somnolences diurnes à répétition qui leur pourrissaient la vie. Certains d’entre eux subissaient en outre des crises d’hallucination en passant de la veille au sommeil. C’était le cas de Francis K. : cette bonne pâte d’obèse pouvait se transformer sans préavis en furie. Il « voyait » des cadavres ambulants le menacer de leurs dents avides, des animaux de légende compresser sa cage thoracique jusqu’à l’étouffement. Le technicien et le sleepdoctor de permanence avaient toutes les peines du monde à rendre Francis K. au monde réel. Georges en avait personnellement fait l’expérience.

Georges se souvenait en revanche avec attendrissement d’Alex G., un maigre garçon, un rouquin fragile affecté d’un somnambulisme tenace. Le technicien du laboratoire devait, à chacun des séjours de l’adolescent, employer des trésors de patience et de douceur pour le persuader d’accepter la pose des électrodes. Alex G. faisait parfois plusieurs crises par nuit. Il arrachait les branchements, déambulait d’une chambre à l’autre au grand dam des autres patients que le passage inopiné et silencieux du jeune fantôme troublait profondément. L’un des lawyers, Dean B., une des pointures du barreau de Nashville., avait d’ailleurs menacé à plusieurs reprises d’attaquer la clinique, ainsi qu’Alex G. et ses parents.

Mais Dean B. n’avait pas eu le temps de mettre ses menaces à exécution : son troisième séjour devait lui être fatal. En pleine nuit, le technicien, confronté à la platitude soudaine des électro-encéphalogramme et électrocardiogramme du patient, avait donné l’alerte. Ses tentatives de réanimation restèrent vaines. Il fallut constater le décès. On prévint la police, puis la famille. Rappelés en urgence de leur domicile, les médecins – Georges compris – accoururent en hâte.

Retrouvez les épisodes suivants : 2/63/6 – 4/6 – 5/66/6

Lego-égalité des sexes UNE

Lego fait partie des rares marques de jouets à avoir joué le jeu de la lutte contre les préjugés liés au sexe, bien plus tôt que les autres. Alors que dans les années 70 sa copine Barbie portait toujours du rose, des talons, un bébé et un chaton, Lego affirmait dans ses notices que les garçons pouvaient aimer les maisons de poupées et les filles les kits de mécano.

C’est pourtant simple et de bon sens – petit, j’aimais ma poupée et j’avais envie d’être une fille -mais…

Lego rappelait donc que le potentiel créatif de chaque enfant doit prévaloir sur son sexe.

On ne s’étonne donc pas que la marque – qui semble avoir de la suite dans les idées – ait sorti l’année dernière une collection qui chouchoute spécifiquement les filles. A l’origine de l’opération, un constat simple : il n’y a aucune raison concrète (physique ou physiologique) qui empêchent les filles d’assurer des métiers scientifiques ou techniques. Mais, et c’est flagrant, elles y sont pourtant beaucoup moins représentées que les hommes. Nos représentations collectives, nos références communes, les exemples mis en avant dans la presse… et dans les familles les poussent tout simplement moins que les garçons à aller dans cette direction.

Alors pour remédier, avec leurs propres moyens, à cette catégorisation, Lego a commercialisé une série de figurines féminines occupant les métiers d’ingénieur, mécano, conductrice de travaux, vétérinaire, biologiste marin, neuro-scientifique, et d’autres encore.

Je n’ai pas trouvé celle de l’écrivain… Mais, ici, à Short Edition, 1 auteur sur 2 est une femme !

Un jour, peut-être, ils feront des figurines d’infirmier, d’assistant social, d’hôte d’accueil, de papa à la maison et de danseur.

A demain,

Matteo

PS : Je n’ai pas rédigé ce post blog sous la menace de ma copine…

Lego-égalité des sexes 2Lego-égalité des sexes 3

 

 

 

Comme un poisson dans l'eau, vraiment-UNE

Vous avez déjà rêvé que vous ne parveniez pas à courir, faisant rageusement du sur-place ? Je l’ai fait ce rêve et j’ai aussi souvent rêvé que je pouvais respirer sous l’eau. Je me baladais tranquillement sous la surface de l’eau, comme pour une promenade de santé. Et ces rêves-là, je les adore !

Je me demande, inquiet, si mon inconscient va continuer à me torturer la nuit… depuis que j’ai appris dernièrement qu’un monsieur Coréen, au nom pas très simple à prononcer (il s’appelle Jeabyun Yeon), avait inventé une technologie qui devrait permettre de respirer bientôt sous l’eau.

Attention, on ne s’affole pas, ce n’est pas encore au point, mais encore en phase de test.

Le principe est finalement très simple : il s’agit d’un masque, appelé le Triton, qui filtrerait l’oxygène de l’eau pour permettre de respirer, une idée très proche du système de branchies des poissons, en somme. Le masque se rechargerait par batterie et grâce à lui, s’il existe un jour (rappelle-je, par peur d’être accusé d’intox), l’exploration sous-marine deviendra possible sans bouteille à oxygène.

Vous imaginez l’impact ? Sur le tourisme, les loisirs, les habitudes de vie ! La plongée pourrait même devenir un mode de transport, qui sait…! Et ce jour-là, on aura inventé le papier imperméable ou le smartphone amphibie pour lire, tranquille, dans sa grande baignoire ou dans l’Océan… Et on dira « lire comme un poisson dans l’eau » !

A demain,

Matteo

Ravikanth Kurma UNE

Aujourd’hui, on fait un arrêt sur image pour parler un peu d’un des plus célèbres concours de photo au monde : le National Geographic Traveler Photo, qui se déroule chaque année depuis 27 ans et récompense des photos remarquables de la beauté naturelle de notre chère Terre.

Le grand gagnant partira cette année une semaine au Costa Rica et au Panama Canal pour une expédition photo… et le deuxième prix n’est pas maltraité non plus puisqu’il partira visiter le Parc National de Yellowstone en hiver). De l’or en barre pour un photographe amateur.

Les inscriptions se sont arrêtées au 30 juin et le site présente l’ensemble de la production en compét’.

Voici une petite sélection de mes photos préférées, pour avoir envie de partir, de voyager, de découvrir… ou simplement de rêver un peu. On est là pour ça !

A demain,

Matteo

> La photo en Une a été réalisée par Ravikanth Kurma. Les auteurs des autres clichés sont indiqués sous leur photo. C’est bien clair ?

Anders Andersson

Anders Andersson

Chris Schmid

Chris Schmid

Gaston Piccinetti

Gaston Piccinetti

Lauren Bath

Lauren Bath

Lee Scott

Lee Scott

S. Ram

S. Ram

Sean Ensch

Sean Ensch

Sculptural street-art UNE

Le street-art, on connait. Graffitis, détournements d’objets, illusions d’optique, trompe-l’œil, pochoirs… autant de techniques pour un divertissement quasi sans fin (on reconnaît le fan).

Alors quand je tombe sur des exemples aussi ingénieux et drôles que ceux qui suivent, j’ai envie de les montrer à tout le monde. Je commence donc par vous (on garde le meilleur pour le début, en somme).

Cette fois-ci, c’est la sculpture qui nous intéresse et qui nous prouve une fois de plus que le street art s’exploite par d’infinies facettes et s’accompagne parfois d’une vraie performance artistique, notamment quand il s’adapte si bien à son environnement. Et en l’occurrence, c’est là de l’art à grande échelle !

Pour les adeptes, il y a eu une expo à la Galerie du Marais à Paris, qui accueille une série d’oeuvres sur le thème : le street art dans tous ses états. On doit pouvoir récupérer le catalogue…

A demain,

Matteo

Sculptural street-art 2

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Sculptural street-art 4

Sculptural street-art 5

Sculptural street-art 6

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Alors, comme notre Distributeur d’histoires courtes fait un super buzz dans les médias, je m’accorde un petit plaisir en vous apportant, sur un plateau, la chronique Innovation du jour d’Europe 1.

Après France Inter, France Info, RMC, France 3 (Alpes, Sud-Est, Ouest), Libération, La Croix, Le Parisien, L’Express L’Entreprise, Ouest France, le Dauphiné, Muze… et avant RTL, M6 et la radio belge aujourd’hui, voilà ce qu’a dit ce matin Anne Le Gall sur Europe 1 de notre super borne !

On a le droit de vous dire que l’équipe est assez contente ?

A demain,

Matteo

> C’est une vidéo sans image ou un podcast avec image fixe… comme vous préférez !

Ernest Hemingway

Et hop ! Une petite série d’illustrations très sympa, que l’on tient de l’artiste chilien Alvaro Tapia Hidalgo. Ce monsieur créatif a imaginé une série de portraits d’écrivains très connus, avec une méthode et une colorisation un poil déjantées. J’ai donc eu envie de partager avec vous ces créations qui ont un petit air de pop’art et de Warhol.

Et comme il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour être joueur, vous pouvez (essayer de) deviner quel auteur se cache derrière le grain de folie chilienne de chacun de ces portraits.

A demain,

Matteo

> En bonus, une erreur se cache dans la série : un homme qui s’il n’est pas moins célèbre que ces auteurs, n’en est pourtant pas un écrivain. trouvez l’erreur et le nom de l’erreur.

Charle Baudelaire

David Bowie

Edgar Poe

Salman Rushdie

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Sans rien dire… et sans même nous envoyer un petit signal clignotant, le compteur des visiteurs a passé le cap des 2 millions de personnes (différentes) qui se sont connectées, depuis l’ouverture du site, à Short Edition.

C’était il y a quelques jours mais on est un peu obligé de le signaler parce que 2 millions, ça fait quand même 25 stades de France, alignés en rang d’oignon et remplis à ras bord !

Ce compteur discret – et peut-être même sournois à son heure – avait passé le premier million en août 2014. Cap sur le troisième million… On l’espère pour 2016.

A demain,

Matteo

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